Warning: INSERT command denied to user 'Sql399347'@'62.149.141.215' for table 'watchdog' query: INSERT INTO watchdog (uid, type, message, variables, severity, link, location, referer, hostname, timestamp) VALUES (0, 'php', '%message in %file on line %line.', 'a:4:{s:6:\"%error\";s:12:\"user warning\";s:8:\"%message\";s:140376:\"UPDATE command denied to user 'Sql399347'@'62.149.141.215' for table 'cache_filter'\nquery: UPDATE cache_filter SET data = '<div class=\\"Section1\\">\\n<pre><strong>Le travail des femmes dans le contexte rural au Maroc:<br /> quelle place pour l’éducation pour l’environnement</strong></pre><pre>Rachele BORGHI (Université de Venise, Centre Interdépartemental IDEAS)rachele@unive.it</pre&gt in /web/htdocs/www.dirittipopoli.org/home/includes/database.mysql.inc on line 135
Rachele Borghi | www.dirittipopoli.org

Rachele Borghi

user warning: UPDATE command denied to user 'Sql399347'@'62.149.141.215' for table 'cache_filter' query: UPDATE cache_filter SET data = '<div class=\"Section1\">\n<pre><strong>Le travail des femmes dans le contexte rural au Maroc:<br />&nbsp;quelle place pour l’éducation pour l’environnement</strong></pre><pre>Rachele BORGHI (Université de Venise, Centre Interdépartemental IDEAS)rachele@unive.it</pre><pre>Monica CAMUFFO (Université de Venise, Centre Interdépartemental IDEAS)camonic@unive.it</pre><pre>Fatima EL AMRAOUI (Association Hassilabiad, Merzouga, Maroc)</pre><p>L’éducation pour l’environnement est aujourd’hui reconnue comme l’un des piliers de la <em>governance</em> pour le développement durable. Mais la valeur de ce concept ne se limite pas seulement à une formation naturaliste ou à la transmission des comportements ‘écologiquement corrects’. L’IUCN a bien expliqué que l’éducation pour l’environnement doit être conçue comme un processus d’apprentissage continu (<em>lifelong learning</em>) qui permet aux individus de prendre coscience de leur environnement, d’apprendre et de partager leurs connaissances, leurs compétences, leurs valeurs et leurs experiences. Ils apprennent en même temps à developper la détermination qui les rendra capables d’agir à un niveau individuel et collectif dans le but de résoudre les problèmes environnamentaux présents et futurs. Il est donc évident qu’il faut adapter l’éducation pour l’environnement à chaque milieu, pour ne pas appliquer de modèles généraux qui ne tiennent pas compte du contexte particulier. En effet, chaque projet éducatif doit considérer les caracteristiques environnamentales du lieu autant que ses aspects sociaux et culturels.</p>\n<p>Dans ce travail nous prendrons en considération un contexte rural, celui du village de Hassilabiad au Maroc et le travail d’un acteur social fondamental indispensable pour la reussite de tout projet de développement&nbsp;: les femmes du village. Une attention particulière du gouvernement marocain a été portée au contexte rural, considéré traditionnellement comme secondaire en comparaison au contexte urbain. Ce débat est lié à la question du statut et du rôle de la population féminine au Maroc et part de la prise de conscience de la nécessité de l’intégrer à tout processus de développement. Aicha Belarbi ajoute qu’il y a eu une prise de conscience de plus en plus soutenue pour la necessité d’impliquer et d’intégrer les femmes dans les différents projets de développement. Les femmes rurales sont devenues un sujet à l’ordre du jour dans ces projets et dans les rencontres nationales et internationales. Elles s’imposent dans le cadre d’une redéfinition des politiques de développement qui, jusqu’à maintenant, les ont ignorées ou ne leur ont accordé que peu de place. S’ajoute à cela le fait que la femme rurale assure une triple activité&nbsp;: la vie familiale (travaux domestiques et éducation des enfants), la production agricole et la sauvegarde de l’identité culturelle.&nbsp;</p>\n<p>Chaque projet de développement concernant le milieu rural au Maroc doit prendre en considération la composante féminine des habitants des villages, étant donné que dans les campagnes, près de 40% des actifs sont de sexe féminin. La femme rurale commence à travailler très jeune : 76% des femmes deviennent actives avant l’âge de 15 ans. Elle exerce son activité en même temps à l’intérieur et à l’extérieur du foyer&nbsp;; à l’intérieur, elle réalise tous les travaux ménagers, elle traite et transforme les produits alimentaires, elle fait de l’artisanat. C’est elle aussi qui est généralement chargée de la corvée de l’eau et du bois&nbsp;; à l’extérieur, elle participe à l’ensemble des activités agricoles aussi bien dans le secteur de l’élevage que dans les autres secteurs des cultures et arboricultures.</p>\n<p>Les femmes, à cause de leurs activités quotidiennes et de leur rôle au sein du village, sont en relation stricte avec l’environnement et elles sont les premières à gérer les questions environnementales. Les problèmes de désertification, de carence en eau, de la gestion des déchêts, des effets de toxicité engendrés par la combustion du charbon les interpelle quotidiennement.</p>\n<p>Ces considérations nous ont poussé à nous intéresser aux projets d’éducation pour l’environnement mis en place dans le village de Hassilabiad, dans le sud est marocain, grâce aux efforts de l’Association AHT, gerée par des représentants de la communauté locale. L’<em>Association Hassilabiad pour l’environnement, le développement et la coopération</em> (AHT) a été constituée en 1998, dans le village de Hassilabiad (commune rurale de Taouz, province d’Errachidia) dans le but de pallier à la situation fâcheuse vécue au sein de la population et d’améliorer les conditions de vie. Pour cela AHT participe à la dynamisation de la vie locale, en adoptant une approche intégrée, basée sur les principes et mécanismes d’approche participative et de développement local à l’aide d’un travail de proximité organisé. L’objectif est de réaliser certaines actions prioritaires, parmi lesquelles l’éducation pour l’environnement et la sensibilisation des habitants aux questions environnementales. Pour rejoindre cet objectif, l’Association s’est adressée aux femmes du village qui, de par leur rôle à l’interieur de la société rurale, sont les plus sensibles à ce genre de problématique et les plus disposées à s’impliquer dans les projets éducatifs.</p>\n<pre>&nbsp;</pre><p><strong>&nbsp;</strong></p>\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\n<p>In Atti del convegno “Genre, pouvoir et société”, Università di Kénitra, Marocco, 9-10 dicembre 2009.</p>\n<p><strong>«&nbsp;who likes potatoes&nbsp;?</strong><a href=\"#_ftn1\" id=\"_ftnref1\"><strong><strong>[1]</strong></strong></a><strong>&nbsp;»&nbsp;</strong></p>\n<p><strong>the persisting association women/nature in italian mass media</strong></p>\n<p>Rachele Borghi, Monica Camuffo, Fiammetta Martegani</p>\n<p>IDEAS, University of Venice</p>\n<p>University of Milan-Bicocca<strong>&nbsp;</strong></p>\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\n<p><strong>Introduction: advertising and political scenario in the Italian context </strong></p>\n<p>In the recent history of Italy, governments of different political tendencies have all recurrently declared a firm intention to encourage the participation of women to the political,life of the Country, which at present is still very partial. However, such a professed commitment has not been supported by policies aiming at changing the popular perception of women. The present discrepancy between public, academic and popular discourses is clearly visible in the advertisement campaigns promoted in Italy, and in Italian mass media in general, and this discrepancy fosters an image of women imbued with deep-rooted stereotypes on a specific characterisation and division of roles, both in private and in public life.</p>\n<p>Moreover, as it is probably well-known, for several months Italy has been at the centre of international attention for the so-called <em>sexygate</em>. Continuously nourished by new scandals, it has been accompanied by attitudes and statements on the side of political actors ending up increasing the already high level of political tension and social conflict. The sentence addressed, on October 8<sup>th, </sup>2009m by the Italian Prime Minister to the Vice-President of the Chamber of Deputies,&nbsp; Mrs. Rosy Bindi, “You are more beautiful than intelligent” refuelled&nbsp; the discussions of the relation between Premier Berlusconi and the female gender as a whole. While mass media, especially in Italy, focused on the political implications of this quite ambiguous relation, in this article we intend to pay attention to its cultural origins and implications.</p>\n<p>Ever since the beginning of the ‘Noemi case’, the whole embarrassing dispute has certainly had the merit of bringing to the attention of public opinion the process of ‘showgirlinasation’ of Italian society. As a consequence, many critical opinions that previously were shortly dismissed, are now gaining more and more significance in highlighting a potentially dangerous situation that for too long had been considered as marginal by public opinion, or just a matter of feminist nostalgia. A significant number of Italian websites - \'feminist\' or simply more attentive to gender issues - registered an unexpected number of visits; several TV reports addressed the different aspects of such issues&nbsp; (<a href=\"http://www.ilcorpodelledonne.net\" title=\"www.ilcorpodelledonne.net\">www.ilcorpodelledonne.net</a>); many blogs advanced critical considerations as way to&nbsp; react against the dominant logic of silence and of not paying enough attention to all these crucial questions. Some female newspaper journalists of Italian daily <em>La Repubblica</em> even opened an on-line petition collecting more than a thousand signatures under the following slogan “This man offends women and Democracy: let’s stop him”.</p>\n<p>However, in many respects Italy’s condition at present resembles that of a mirror, for it mirrors a view of the world that seems to be the product of Italian culture, where gender issues are considered as minor issues, that should be debated in some specific but&nbsp; restricted physical and e psychological spaces. Despite the progress made on this and similar topics in the social sciences, research in this field has not hitherto had any considerable impact on public opinion. Even if the attitude of the Italian PM legitimises both the patriarchal relations of female subordination, and (patriarchal) gender roles, yet the weak reaction of&nbsp; public opinion is quite telling, as it seems to prove that this attitude is an effect rather than a cause. What is probably at stake here, in fact, is&nbsp; rather the consolidation of a generic attitude based on hegemonic discourses shaped through time, and with the crucial role of several TV-shows targeting the general audience. At the same time. we have also to face the lack of alternative interpretative tools to understand this peculiar situation, as well as the lack of alternative cultural models to follow, both for women and for men.</p>\n<p>Among many different channels trough which it flows, such an hegemonic discourse is also conveyed by making use of the specific means of the advertising industry, which can be considered paradigmatic tools for the promotion of stereotypical images of women, of long-standing gender characterisations, and of traditional role divisions in both the private and public life.</p>\n<p>The current mechanisms of the advertising industry work through the ideas of some social actors, obviously biased by their social role. The analysis of these ideas implies therefore the analysis of the spaces where they take shape, which could well be physical and psychological cages in support of the production of specific hegemonic discourses. In Italy in particular, the discursive production developed through mass-media images is a challenge to democracy, for it pushes those social groups considered almost as illegitimate by dominant discourse, outside the ‘legitimate’ boundaries of society. There are several structural discourses able to tame individuals belonging to these social groups, and able to put the institutional life of any organizations and communities at risk. Since images are representations but, at the same time, also interpretations of reality, understanding the impact that a set of images can have on the democratic fabric of civil society, should be regarded as a very important task to achieve (Tota 2008a).</p>\n<p>As a matter of fact, since cultural meanings are socially created and transmitted, the,specific interpretations of reality delivered through mass-media can set the ground to the legitimization and ‘naturalization’ of the inequalities and discriminations continuously reproduced in society. This might happen also as a consequence of an effect of ‘visual pollution’ (Tota 2008b), consisting in the everyday practice of being in contact with some particularly addictive images. The consequence is that the particular messages fostered by these images are taken almost for granted, becoming in many respects no longer visible while being interiorized through a sort of&nbsp; passive acceptance, which lowers the chance of possible reactions against the same messages. Any image produced for mass consumption is the result of&nbsp; a discursive production: it is an artefact that combines and brings together - with any sort of intention and purpose – a specific view of the world, for, as Stuart Hall puts it (1980),&nbsp; images are more effective than words in producing and legitimizing specific views of the world.</p>\n<p>As images and the whole apparatus that creates and support their flow, can contribute to the legitimisation of a specific view of the world, McLuhan (1967) compares mass-media to a set of raw materials and natural resources such as coal, cotton and oil. Nevertheless, as Anna Lisa Tota argues (2008b, p. 31), we should not forget&nbsp; that “when we speak of mass-media images of women or men, we always hint at their <em>potential</em> rather than their <em>effective</em> influence upon the audience”, for “there are ample degrees of freedom in which social actors play certain textual scripts”.<a href=\"#_ftn2\" id=\"_ftnref2\">[2]</a></p>\n<p>Individuals, in fact, have different ideological apparatuses (e.g: the school, the family, the Church) providing them with models and means of identification. At the same time, they are also able to create subjective elaborations allowing them to decipher a number of messages and of different codes and values. If this holds true, it is equally true also that, very often, there are specific institutional materials providing support to the media discourse, and above all providing its legitimization. Among these materials there are, for example, some essays published in the last two decades in Italy on school syllabus and textbooks (see Squarcina, 2007; Martegani e Squarcina, 2007-2009; Martegani, 2009).</p>\n<p>As a result, analyzing the images created within the advertising industry means attempting to decode not only a certain discursive production, linked from time to time to different spatial and temporal contexts, but also a discursive practice culturally and technologically produced. A sound and appropriate scrutiny of these images should be performed not only with the aim of understanding the message that they are attempting to deliver, but also the modalities in which they are delivering it, trying thus to grasp the pervasive ways in which common sense is built.</p>\n<p>In this work we aim to provide an account of&nbsp; the very idea of ‘woman’ emerging from a range of different advertisement campaigns, all having in common the juxtaposition between female bodies and ‘natural’ elements. We attempt to analyse the reasons why in many advertisement campaigns the association between women and nature is continually taken for granted in history of modern Western knowledge, especially from the Enlightenment onwards.</p>\n<p>The juxtaposition between women and nature implies also the presence of another crucial association, namely that between men and culture. The hegemonic discourse on the presence of a number of similar of attributes shared by any women, such as instinctiveness, sentimentality, “naturalness”, sweetness, and at the same time aggressiveness, are legitimised by several discursive practices, such as the pervasive media representations delivered by the advertising industry. In particular, given the undeniable overexposure of female in comparison to male bodies, we choose to discuss only the representations of images of femininity, which at present is even more and more inflated with new meanings.&nbsp; At the same time, with this work we aim at contributing to the current debate on the relation between gender issues and men’s power in Italy, because these are discursive practices only apparently ‘neutral’ but in fact strongly related to political power and to the ways in which the ‘game’ of democracy, civilization of equality and human rights, is played in the field of biopolitics (Foucault, 1975 e 2007) , where female bodies are largely at stake.</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p><strong>Woman/ Nature a symbolic connection&nbsp; </strong></p>\n<p>According to Cervelli and Sedda (2005), “the opposition nature/culture may be considered, as an universal signification: it is a fundamental couple in the structuring of cultural worlds, it maintains that that which is \'nature \', is defined as belonging to the field of \'culture\' (of a given culture), although by difference and opposition”.</p>\n<p>This also means that the boundary between nature and culture is impermanent, changeable, porous: elements that in a specific society at a particular period are parts of \'nature\' can, later on, be included into the cultural field while part of “culture” may go out, being perceived as \'data\' taken for granted or because cultural definitions label them as natural (Cervelli and Sedda 2005).</p>\n<p>This distinction between categories brings about not only homogeneity but also hierarchy among the actors involved.</p>\n<p>The particular biological attributes of women (menstruation, childbirth, breastfeeding) have been interpreted in the Western culture as the reason of their being different, and especially of their being inferior to man, while the diversity of the body has been translated into social differences. Since these differences were considered as \"natural\", escaping from the trap of their body (McDowell, 1999) has always been difficult for women. Women are identified with femininity, human body, Earth, sexuality, while men relate to spirituality, mind, power.</p>\n<p>According to Reuther (1996), the origin of these structures of Western thought can be traced back to the culture of Ancient Greece, then perpetuated by Christianity and reinforced by the scientific revolution.</p>\n<p>Referring to the natural environment, these approaches, the strict separation in categories, have contributed to deny the diversity and the complexity. The “Nature” has been progressively reorganised and/or isolated from the cultural aspects.&nbsp; As it has been argued by British geographer Alastair Bonnet (2003, p. 588), in current Western thinking, different \"senses of nature\" can be represented as polarised on four position: \"nature as cosmic order, nature as wilderness, nature as innate essence (particularly insidious in consolidating gender stereotypes) and nature as arbiter of rightness\". Although they do not explicitly promote the subordination of \"nature\", nonetheless these different representations are likely to become the basis of ideological positions that risk to clearly designate, on the one hand, what is virtuous and correct to do, and, on the other, moving away from such conceptualizations, what should be marginalised..</p>\n<p>Ecofeminist movements paid special attention to such similarities within processes of discrimination, underlying different nuances but often remarking the existence of a close relationship between women and nature (eg. Shiva, 1989; Merchant, 1992). Not all ecofeminist scholars place this close relationship in relation to the peculiarities of female bodies, such as the ability to give birth. Among them, by contrast, some argue that this closeness relates to the roles and activities that have been socially attached to women, and that have placed them in a situation of greater exposure and sensitivity with respect to issues of environmental degradation (eg. Shiva,1989).</p>\n<p>However, this \"special attention\" has proved&nbsp; counterproductive, for it does not lead to any subversive reaction against&nbsp; the <em>status-quo</em>, as a&nbsp; significant number of cooperation and development projects clearly show (Certomà, 2002).</p>\n<p>These and similar classifications not only are still in place, but they are also strengthened by the use that mass-media make of them, with special reference to the advertising industry. The natural environment, with all its different facets, at times are described as dark entities to be avoided and subdued, or, on the contrary, as mild and submissive servants that follow anthropomorphic behavioural patterns.</p>\n<p>Several authors analysed the representations of the environment on advertising material (e.g Durfee, 2002), magazines (e.g Southwick, 2004) and movies. They stressed the use of natural images to support the “greenwashing” process,&nbsp; to declare the attention to the environment while contributing to a commodification and&nbsp; reification of the Nature. Natural elements become part of the products and at the same time are strongly simplified. The process of ‘stereotypisation’ of nature thus erases all those different and complex aspects that&nbsp; force us to clearly bear in mind that the environment should not be understood as a system based on cause-effect mechanisms set in motion and controlled by human beings, questioning the universal values of these categories and the subordination of Nature to Culture.</p>\n<p>As the Italian ethnographer Franco La Cecla (1992) argues, as human beings we are relentlessly compromising the surviving opportunities of the animals through our pressures on the environment but also we are destroying the opportunity of&nbsp; personal comparison with them. The images of animals in newspapers, as National Geographic, want to disclose us the animals but in the way we want they are shaped: these images protect us from the trouble of the encounter, of the difference, by the comparison with the animal, “its weight, its smell, and its gaze familiar and different at the same time”(La Cecla, 1992,&nbsp; p. 13)</p>\n<p>Once isolated from the natural processes, animals have been conceptualized as inferior, as differences that should be controlled, as it happened to the women (Reuther, 1996) As a consequence, the association between “natural elements” and women in mass media&nbsp;&nbsp; strengthens and oversimplifies the peculiarities, roles and duties of both.</p>\n<p>A clear example in this respect is the advertising campaign promoted by Carapelli, an Italian brand producing olive oil. In this campaign, the rural landscape on the background aims at creating&nbsp; a well-known and thus reassuring landscape. It recalls a sense of rural atmosphere, of an idyllic environment that has been totally lost in the everyday experience of the audience. The countryside is described as a peaceful place of interaction with nature. Probably such an effect is&nbsp; ensured also by a sapient contrast between&nbsp; warm and cold colours that mitigates the contrast with the neutral colour of the dress worn by a young lady. This latter is entirely part of such a controlled and safe environment, embodying its human expression.</p>\n<p>Although it is not directly referred to rural environments, an advertising campaign promoting salad biscuits (fig X) fosters very similar ideas of women as angels of the home, able to choose good food&nbsp; while also paying attention to aesthetic criteria, and always able live up to the role of wife. Also in this case the image of the environment on the background - ‘natural’ yet visibly modified and controlled by human activities witnessed by the presence of an artificial creek, lined up trees, and mown grass – is implicitly compared to the idea of a reassuring and predictable woman, always ‘faithful’ to the principles of health and wellness.</p>\n<p>The advertising campaign of a purgative pastille brand, named Dulcofibre, is a further example of the solid relationship existing between nature-health-wellness-beauty-women. In this campaign, water is described as an element of purity acting on the intestine of a lady while also helping her to preserve the beauty of her own body, which in turn is associated to the beauty and purity of the river’s water in which she dives.</p>\n<p>Even more straightforward in this respect is the advertising campaign of Zappalà, promoting mozzarella cheese. This campaign portrays Nature as an environment ‘Other-from-Culture’, as a space of leisure where people is allowed to set their instincts and passions free. By virtue of their own bodies, women, are similarly portrayed as \"natural\" creatures, while the message being delivered explicitly mentions the \"good things of summer.\" Women are reduced to being perceived just as breasts and something \"nice\". Just as in the of Enlightenment Nature was just a sum of elements that could be disassembled into parts, and thus easily controlled and handled, in a very similar way also women - described just as bodies, or, rather, just as breasts - can be easily controlled, handled and encouraged to \"offer\" the ‘good things of summer’.</p>\n<p>Specific attention should be paid to the Diesel advertising campaign of 2007, quite remarkable for the oversimplification, or perhaps trivialisation. of an extremely complex phenomenon such as climate change, which will have a dramatic impact not only on human beings (who, by contrast, are portrayed as always happy in the campaign), but on any kind of existing ecosystem.</p>\n<p>Climate change is reduced to a tropical garden spontaneously created at the foothills of the Eiffel Tower, in Paris. The powerful message that the image delivers is one in which Nature, despite its current transformations, should not be perceived as frightening for the very reason that ”man” is always dominating over it, and thus is endowed with the possibility of choosing how to live these transformations, with no regards towards all the different natural organisms of which the world is comprised. The place where this image is set, is that of a safe park enclosed within an incoherent tropical forest resembling a dense jungle of houseplants. Human characters in the campaign play the role of people quite familiar with this new environment, to the extent that they even have successfully manage to domesticate a wild animal such an iguana, much more fashionable than dogs and thus destined in the future to replace them. Two ladies observe with some joy but no awareness of the real reason of such situation, awaiting for the man to act.</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p><strong>Deconstructing THE ‘Mother Earth’s Archetype</strong></p>\n<p>&nbsp;“Why choosing (and taking pictures to) a specific object in a specific moment in place of another?” (Barthes, 2003, p.8). In Barthes’ work on photography, the question of choosing a subject is all but as banal as it is often believed in the contemporary scenario of the advertising industry in Italy. In fact, what is often portrayed and thus (re)produced is a totalising gender dichotomy between different kind of jobs and occupations. While men are almost always portrayed as entrepreneurs, professionals, or CEOs, women by contrast are usually depicted in their role of ‘secretaries’, and - when not just as mothers or housewife – even more frequently as belonging to the rural world of Nature. This latter can be expressed, in two words, with the name of ‘Mother-Earth’ which in the scenario of the Italian advertising industry, is very often used inappropriately, with meanings and significance changing from time to time.</p>\n<p>Such dichotomy is manifestly employed in the promotion, sponsored by Lipton and Perugina, of a National Geographic exhibition probably focused on this very subject of ‘Mother-Earth’ (see Fig.1). By contrast, the tourist marketing industry makes a completely different use of such association, as in the case of the promotional campaign of Terme Euganee, an Italian spa destination (Fig.2), where a naked and sensual woman&nbsp; is portrayed as the as the product of the spa itself.</p>\n<p>&nbsp;</p>\n</div>\n<p>&nbsp;</p>\n<div class=\"Section2\">\n<p>&nbsp; (Fig.1)&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p>&nbsp;(Fig.2)</p>\n</div>\n<p>&nbsp;</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p>In this respect, the way in which women are represented in many advertising campaigns in Italy are quite paradigmatic in that they describe women either as part of the landscape or as a product itself promoted by means of&nbsp; a bodyscape. For example, the logo of De Cecco, a quite notorious brand of Italian pasta (Fig.3), shows what should be the stereotypical image of the Mediterranean woman working in the cornfields of a similarly stereotypical Italian countryside. Abroad, this logo has become a sort of iconic image of Italy, and in fact De Cecco is the most popular brand in the American film-movie industry.</p>\n<p>&nbsp; (Fig.3)</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p>In particular, these specific discursive (re)productions are not only based on gender stereotypes, but also on Orientalist and obsolete representations aiming at describing the bodies and the roles of women as particularly representative - as well as ‘constitutive’ - of the Landscape. This latter is likewise “an object placed in the eyes of the subject” (deBeauvoir, 1961, p.189) that men - as the potential buyers (and users) of the same product – are fully allowed to buy, observe, and possess.</p>\n<p>“Any subjects attempting to establish themselves require the presence of a different ‘Other’ that put some boundaries and stands in opposition to them, otherwise these subjects cannot achieve their aim [...] Women are not considered for what they are in positive terms, but in negative terms only, for what they appear to be in men’s gaze. Their ambiguity is the same ambiguity of the very idea of Other, which is typically belonging to any human beings, who in fact are able to define themselves only in opposition to the Other”&nbsp; (deBeauvoir, 1961, pp.187-191).</p>\n<p>After about five decades, the then pioneering thoughts of deBeauvoir’s seem to be still very modern today. In the Italian advertising industry, in fact, when the product to be advertised is associated to the image of women either lying down, or awaiting to be ‘consumed’ or ‘purchased’ by men, or working in fields as icons of the Italian Landscape, the end result is not only a stereotypical gender discourse,, but above all the (re)production of Otherness itself. While men (western, and white!) has even set foot on the Moon, women are still firmly attached to the idea of&nbsp; Mother Earth, in rural “Third World” countries as well as in Italy, supposedly belonging to the “First World”.</p>\n<p>Therefore all these stereotypical representations and dichotomies between feminine and masculine, Nature and Culture, “Development” and “Under-development” - often imbued also with “post-racist” ideology – tend to (re)produce ideological discourses of the western way to “development”, supposed to be the only way that also the ‘developing countries’ should follow. According to Latouche, the alternative “cannot be expressed in only one model: the ‘after-Development’ period should necessarily be plural, it should search for different ways to ensure collective growth, without being harmful towards neither the environment nor social relationships”(Latouche, 2001).</p>\n<p>As Judith Butler, back in 1990s, had already argued,,banal and hegemonic discourses on gender have always been put forward in association with a dual and very restricted interpretation of reality, which in fact is much more complex (Butler, 1990, 1993) .</p>\n<p>Paraphrasing Butler’s words, feminist geographer Linda McDowell stresses the ways in which «the belief in binary divisions of gender has remained a key element of contemporary social practices» and thus the ways in which this belief influenced the binaural structure of social science, typical of the Western world (McDowell, 1999, p.11).</p>\n<p>As observed in the analysis of the advertising industry in Italy, this western-centric hegemonic discourse has always supported, in turn, the legitimisation of a self-referred Western-centric discoursive production unable to develop a dialogue – quoting again de Beauvoir - “by means of the free mutual recognition between individuals, each putting him or herself together with another as subjects and objects in reciprocal movement” (de Beauvoir, 1961, p.187).</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p><strong>WILDNESS, LANDSCAPE AND ORIENTALISM</strong></p>\n<p>In the advertisement industry, when an image is portrayed without emphasising a single natural element, but rather the landscape as a whole,&nbsp; the representation of the association between woman and nature conveys a message yet different from those described here above. In this kind of billboard and magazine images, women become part of the ‘landscape’. This is the case, for instance, of advertising images of a number of products of beauty,&nbsp; in which female bodies and landscapes are put the one with the other with the aim of showing the utterly natural origin of the product, as well as its harmonic&nbsp; relationship with Nature.</p>\n<p>This ‘harmony’ is a recurrent leitmotiv, legitimated by the idea that women are by their own ‘nature’, in close contact with the ‘real’ essence of Nature. However, differently from advertisements in which the dominant rhetoric builds a sort of correspondence between woman/nature/rural nature, in this kind of images sensuality is the key element through which such triptych association is built</p>\n<p>Indeed, women are very often portrayed in laying–down positions, or as behaving lasciviously, as if either they were waiting for a man or they were at his utter disposal. As mentioned above,&nbsp; from a male perspective the representation of women as constitutive parts of the landscape strengthens the idea of men as explorers. As a consequence, as the primacy of being the ‘subject’ is attributed&nbsp; only to men in that explorers or observers, women are ‘observed’ as a part of the landscape thus&nbsp; becoming mere ‘objects’ to be examined, ‘preserved’ (together with the landscape), and frozen in a sort of a-historical and timeless dimension (Martegani 2009, p. 230).</p>\n<p>This type of advertising images are clearly rooted in orientalist paintings. The supine position, the sense of ‘being awaiting’, as well as the settings characterized by a rarefied and dreamlike atmosphere, constitute indeed the distinctive features of female bodies, in the same way in which master artists of orientalist painting used to represent them. For instance, in the advertisement campaign of an Italian packaging company, “Ideabrill”, a woman lays down with a blue flower in her hand, while on her background stands an exotic seaside scenery, “typical” of the Caribbean beaches. The allusion is even more straightforward in Louis Vuitton’s advertisement campaign with Francis Ford Coppola and his daughter. The rural landscape creates a bucolic atmosphere indispensable to produce a feeling of relaxation and “naturalness”. The position of the female body, subordinated to the male body is evidently reminiscent of the position adopted by heterosexual couples in orientalist paintings. This suggests the clear legacy of an orientalist perception of the Other, a perception in which women are perceived as “other” from men, and to which the same stereotypes and cultural standards of the relationships with the colonial “Other” can be applied.</p>\n<p>Indeed, in the iconographic production of the colonial era, women were portrayed only when performing everyday activities, or while taking the most representative ‘human types’. This production mirrored gender relations in European society, in which women were considered as ‘inferior’ in relation to men as ‘indigenous people’ were in relation to their colonizers. This similitude helped to strengthen the association woman-savage, as opposed to the association man-civilized (Borghi 2008). The colonial discourse and the colonial power thus operated through a complex interaction between social constructions based on ideas of race and class, as well as on ideas of gender and sexuality (Jacobs 1996, p. 3; see also Young 2001). Post-structuralist feminist geography has also pointed the finger at the popular diffusion of a specific masculine vocabulary making use of some sexual terms to describe a number of discoveries made in the colonial world: the “virgin forest”, the man who “penetrates” unexplored territories and who shows his “virility” by taming “savage peoples”. By means of such discursive production, Europeans could establish a relation with Africa as if this latter was a beautiful, fascinating, mysterious and unpredictable woman, in desperate need of a male rationality which, nonetheless, was not a peculiar character of the female world (see Pratt 1995 and Jacobs 1996). In this respect, Clifford (1998, p. 42) notes that, even in its generic connotation, the very word ‘men’ as employed in some ethnographic texts still conveys a biased gender meaning for it is surrounded by examples built through male experiences only.. Gender studies contributed significantly to expose the close connection between imperialism and what Spivak terms ‘the practice of masculinity’, that is, the way in which imperialism depended upon the masculine possession of ‘virgin lands’, as well as upon the patriarchal domestication of female wildness. Following the way opened by feminist scholars, the theoretical frameworks built within gender studies provided probably the most radical rethinking of identity policies (Jacobs 1996, p. 3).</p>\n<p>The discursive production developed around the topic of wildness is often reproduced in advertisement campaigns in which female bodies are depicted as possessing a very peculiar instinctual feeling pouring itself on male bodies (at times visibly present in commercial images, while at times invisible yet present through a male gaze).</p>\n<p>For instance, one of the most recent campaigns of a very popular brand of Swiss watch (Swatch) is built around the subversion of two traditional images such as those of the man-hunter and of the woman-prey. However, comparative allusions to witches and to Sabbath place these images back within the boundaries of traditional stereotypes, according to which women are seen as witches and deceivers, (and in fact, in the campaign women are depicted while capturing men by means of a net), able to entrap men, described as vulnerable because unable to understand the dangerous games of witchery (and, as a consequence, also those of seduction). In this way, despite the apparent subversion, the traditional roles of the game are played once again. Despite the absence of natural elements, also in the promotional campaign of Japanese lingerie brand Yamamay women are pictured in ways in which their bodies are associated to ‘Nature’. This aim is achieved thanks to a process by which women’s human character is frozen so that their aggressive and animal instincts only can emerge. The similitude of women as black-panthers, quite recurrent in western sexual imaginary, is obviously a manifest source of inspiration here. In these as in many other cases, the embodiment of Nature and Otherness is inflated with deep sexual meanings.</p>\n<p>The process of embodiment of natural elements has probably been pushed to its limits in one of the campaigns promoting a renowned brand of yogurt, Muller. In this campaign, the body of a female model takes the shape of huge red lips, to which has been attached the following slogan: “for such a pleasure, mouth is not enough”. In this case, the presence of natural elements is by no means iconographic: yet, a number of fruits are shown on billboards, clearly suggesting the idea and presence of elements of pleasure. Women thus become not only those who feel pleasure, but also those able to give pleasure, a pleasure similar to that which is given by natural elements to whoever eats them. In this case, female bodies are representations of Nature itself.</p>\n<p>All these advertisements tend to reproduce an andro-centred perspective, as the points of view that they convey - as much as the interpretation of the world that they carry with them - almost always are masculine ones. At the same time, the absence of male characters seems to corroborate the hierarchic principles of male domination; principles according to which men define themselves as dominant by the very fact of ‘not being there’, and thus being perceived as a belonging to a neutral, ‘objective gender,’. By contrast, in commercial campaign women are portrayed as socially invisible, or, with a word&nbsp; suggesting the artificial aspect of such process, ‘invisibilised’, for they disappear behind a gender neutrality hiding the hierarchic relationship between the two genders, and the well-established domination of the male (Kilani 1994, pp. 21-22; see also Katz 1992 and Bondi &amp; Damosh 2001).</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p><strong>CONCLUSIONS</strong></p>\n<p>The analysis of the advertising industry in Italy clearly suggests that, at the beginning of the third millennium, a number of old and (elsewhere) obsolete gender stereotypes seem not only to be hard to die, but above all to be continuously reproduced, with a set of dangerous social consequences. The meaning with which we usually inflate the very fact of belonging to the male or female gender, and to a specific ethnic and age group, in fact, is highly biased by the social images projected by the media and the new media industries (Tota 2008). Both these industries, however, not only can strengthen what it is believed to be the ‘common sense’ and its dominant discourse, but they could also become very powerful tools of resistance against this discourse, and tools endowed with infinite potentialities, as it has been manifestly shown by the acts that the so-called jammings performed in order to break the status-quo (Luchetti e Tota 2008).</p>\n<p>The power of a visual text to challenge the status-quo is quite significant, for, as Stuart Hall suggests drawing from de Saussure, the relationship between image and reality is far less orthodox than that between signifier and signified. Images can thus act as tools able to produce both consensus and reaction against the existing status-quo (Tota 2008a), as it has been demonstrated by all the artworks made by those artists and intellectuals who, with a great deal of irony, have produced occasions of ‘cultural interferences’. Also in the advertising industry there are clear examples of images employed as tools of struggle against some stereotypical ideas. Among these, quite paradigmatic is the case of the advertising campaign of the hair-removing product promoted by Satinelle Ice, in which the traditional representation of female bodies as sensual objects is reversed through these words: “I am a man, I cannot stand pain. This is why I use Satinelle Ice”. In this quite unconventional advertising campaign, the ‘common sense’ is utterly subverted through the use of a queer’s body.</p>\n<p>By virtue of the unconventional power of breaking the rules existing also within the representational spaces of the advertising industry, we confidently believe that, in order to challenge some specific twofold representations and constructions of reality, in the future we might well have the chance to draw upon a set of advertising images produced within these same spaces. Perhaps we will be finally able to build that which, in Bhabha’s words (1994), is the in-between space where antagonistic oppositions between masculinity and femininity, ‘development’ and ‘underdevelopment’, ‘us’ and ‘others’, dominated and dominant, could be subverted, enabling in this way the emergence of a third space, a space of resistance. And perhaps, as Bhabha foretells (1994, p. 60 ed. it), «in exploring this Third Space, we will be able to go beyond the politics of dualities and appear as the others of ourselves».</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p><strong>BIBLIOGRAPHY</strong></p>\n<p>Adorno, T.W. (1991). <em>The Culture Industry: Selected Essays on Mass Culture</em>. London-NY: Routledge.</p>\n<p>Barthes, R. (2003; or. ed.1980). <em>La camera chiara</em>. Torino: Einaudi.</p>\n<p>Bhabha, H. K. (2001; or. ed. 1994). <em>I luoghi delle culture</em>. Milan: Meltemi.</p>\n<p>Bondi, L. and M. Domosh (1992). Other figures in other places. <em>Environment and Planning D: Society and Space</em> 10(2):199-213.</p>\n<p>Boni, F. (2002). <em>I media e il governo del corpo</em>. Milan: Unicopli.</p>\n<p>Borghi, R. (2008). <em>Geografia, postcolonialismo e costruzione delle identità. Una lettura dello spazio urbano di Marrakech</em>. Milan: Unicopli.</p>\n<p>Butler, J. 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Lombardi, cura). Bologna: Patron, 2006.</p>\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\n<p><strong>Sguardi sulla situazione della donna nel milieu rurale in Marocco&nbsp;: il caso del villagio di Hassilabiad (Errachidia)</strong><a href=\"#_ftn3\" id=\"_ftnref3\"><strong><strong>[3]</strong></strong></a><strong>&nbsp;</strong></p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p>Tout ce que l’homme est et fait est lié à l’expérience de l’espace. Notre sentiment de l’espace résulte de la synthèse de nombreuses données sensorielles, d’ordre visuel, auditif, kinesthésique, olfactif et thermique. Non seulement chaque sens constitue un système complexe mais chacun d’entre nous est également modelé et structuré par la culture. On ne peut donc échapper au fait que les individus élevés au sein de cultures différentes vivent également dans des mondes sensoriels différents</p>\n<p>(Hall 1971)</p>\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\n<p><strong>Introduzione</strong></p>\n<p>Nel dibattito sullo statuto della donna nelle società musulmane, è importante considerare che l’Islam non può essere ridotto alle norme e allo stile di vita di una società monolitica (Glassé 1991), dal momento che è difficile stabilire quanto delle evoluzioni del rapporto tra uomo e donna sia da attribuire al Corano, quanto invece dipenda dalle diverse interpretazioni e quanto ancora da concrete pratiche sociali. La questione delle donne in Marocco è al centro di un dibattito che vede coinvolti diversi attori sociali, in quanto sull’emancipazione della donna si gioca il progetto di una società nuova e democratica<a href=\"#_ftn4\" id=\"_ftnref4\">[4]</a>. Fino all’ottobre 2003, data nella quale il re Mohammed VI ha pronunciato un discorso alla nazione nel corso del quale ha espresso la sua volontà di cambiamento e ha dato il via alla riforma dello Statuto personale e della famiglia, la Moudawana, le resistenze a qualsiasi evoluzione dello statuto della donna sono state enormi. Esse trovavano i loro fondamenti nell’ideologia patriarcale che ha plasmato la percezione della famiglia e della società, nutrita e alimentata continuamente dai valori maschilisti e discriminatori veicolati dal discorso scolastico e da quello dei media (Zirari 2000: 79).</p>\n<p>Come ben si sa, la situazione della donna non solo si differenzia da Paese a Paese ma spesso all’interno di una stessa società di appartenenza è possibile individuare forti disuguaglianze. Nel caso del Marocco risulta difficile analizzare la condizione femminile senza fare una distinzione, seppur sommaria, tra quella delle donne che vivono nel contesto urbano e quella appartenente al milieu rurale. Le esigenze e le rivendicazioni delle prime sono spesso molto diverse da quelle delle seconde perché diverso è il loro stile di vita, il contesto nel quale vivono e esercitano le proprie attività e il loro coinvolgimento nella vita pubblica del Paese, spesso inesistente per le seconde.</p>\n<p>Per cercare di ridurre il gap esistente tra queste realtà differenti e per far fronte all’emarginazione nella quale si trovano le popolazioni che vivono nel contesto rurale e in particolare le donne, il governo marocchino ha cercato da qualche anno a questa parte di incoraggiare un’idea di sviluppo locale che permettesse di valorizzare le risorse e le potenzialità di certe zone periferiche. I progetti che ne conseguono sono spesso portati avanti dalle associazioni il cui numero negli ultimi anni ha avuto un rapido aumento. Paola Gandolfi (2005), nel suo studio sulla società civile marocchina sostiene che quest’ultima abbia rivestito negli ultimi anni un ruolo attivo di primo piano nei processi di cambiamento, essendo stata capace in particolare di organizzarsi attraverso la creazione di associazioni. Queste ultime hanno assunto un ruolo importante in quanto sono considerate lo specchio delle trasformazioni che investono il Marocco e di un processo di cambiamento non proveniente dalle élites culturali ma ‘dalla base’. Molte delle circa quarantamila associazioni recensite in Marocco, in particolare, concentrano la propria attività sul miglioramento delle condizioni di vita delle donne in generale, con particolare attenzione al contesto rurale e all’analisi delle relazioni di genere in esso esistenti.</p>\n<p>In questo lavoro ci proponiamo di analizzare un caso specifico, quello del villaggio di Hassilabiad, situato in un milieu desertico, ai piedi delle dune Erg Chebbi, nella regione di Merzouga (Errachidia), dove nel 1998 un gruppo di abitanti ha deciso di fondare un’associazione che avesse come fine lo sviluppo della zona e il miglioramento delle condizioni di vita dei suoi abitanti (in particolare delle donne), attraverso l’attuazione di una serie di progetti integrati. Cercheremo quindi di capire come un discorso teorico esterno di matrice occidentale, quello sulle associazioni e ONG, sia diventato parte della realtà locale ed abbia contribuito in maniera significativa a cambiare certi aspetti dei rapporti all’interno della comunità, in particolare i rapporti di genere; allo stesso tempo tenteremo di individuare gli effetti dell’interrelazione tra l’idea teorica alla base della costituzione di una associazione e il milieu culturale e ambientale nel quale essa si trova ad operare.</p>\n<p>Il soggetto privilegiato di questo studio è rappresentato dalle donne della comunità di Hassilabiad, considerate ora come attrici fondamentali dello sviluppo locale e per questo principali interlocutrici dell’Associazione<em> Hassilabiad pour l’environnement, le développement et la coopération</em> (AHT<a href=\"#_ftn5\" id=\"_ftnref5\">[5]</a>), nella consapevolezza che la donna in sé non possa costituire un oggetto di ricerca. Un oggetto di ricerca, infatti, è una costruzione teorica a partire da questioni che possono naturalmente essere trattate partendo da una popolazione femminile (individuo o gruppo). Infatti l’articolazione delle questioni femminili alle problematiche della società nel suo insieme continueranno a essere difettose e lo resteranno finché la questione della donna continuerà a essere trattata come un oggetto a parte (Mahdi, Zahid e Slaoui 2002: 163).</p>\n<p>Tenendo conto di queste considerazioni, cercheremo di mostrare i cambiamenti recenti avvenuti nella comunità di Hassilabiad e di metterne in luce le conseguenze nelle pratiche quotidiane degli abitanti, puntando l’attenzione su quelle che interessano le relazioni tra gli uomini e le donne.&nbsp;</p>\n<p>Nel corso della ricerca sul campo, ci siamo rivolte da una parte ai rappresentanti dell’AHT e dall’altra a circa un centinaio di donne di età compresa tra 15 e 80 anni, che frequentano regolarmente la sede dell’Associazione e partecipano alle attività e ai progetti organizzati. Abbiamo successivamente confrontato i risultati delle interviste e delle osservazioni con la principale letteratura sul milieu rurale in Marocco e sulla condizione della donna in questo contesto.</p>\n<p><strong>&nbsp;</strong></p>\n<p><strong>Donne invisibili: l’attività femminile nel contesto rurale</strong></p>\n<p>Aicha Belarbi, nell’introduzione di <em>Femmes Rurales</em> (1995a), constata che nel corso degli ultimi anni in Marocco si sia manifestato da parte delle autorità un interesse sempre maggiore per la donna appartenente al milieu rurale, accompagnato dalla presa di coscienza della necessità del suo coinvolgimento e della sua partecipazione nei diversi progetti di sviluppo del paese (Belarbi 1995:<strong> </strong>7). Contro sei milioni e centomila uomini nel 1991<a href=\"#_ftn6\" id=\"_ftnref6\">[6]</a> le statistiche parlano di sei milioni e seicentomila donne viventi nelle zone rurali<a href=\"#_ftn7\" id=\"_ftnref7\">[7]</a>. Si tratta di un dato molto importante dal momento in cui la migrazione e l’esodo rurale hanno interessato fino agli ultimi tempi più gli uomini delle donne (Belarbi 1995:<strong> </strong>8). Infatti sono solo le ragazze o le donne senza responsabilità familiari che riescono a lasciare i villaggi (CERED 1995). Oltre a ciò, tutte le statistiche e gli studi condotti per valutare la scolarizzazione sono concordi nell’affermare che le donne e soprattutto le adolescenti soffrano di un ritardo scolastico rispetto, da una parte, alle donne che vivono nel contesto urbano e dall’altra agli uomini in generale. Il tasso di scolarizzazione, infatti, diminuisce proporzionalmente all’aumento dell’età. Nel caso delle bambini, quindi, il tasso è del 30% tra i 7 e i 10 anni, mentre oscilla tra il 10 e il 15% tra i 10 e i 15 anni, con una perdita di circa il 50%. Non stupisce quindi che il tasso di analfabetismo interessi il 91,2% delle donne contro il 79,2% degli uomini (CERED 1995&nbsp;: 210).</p>\n<p>Questi dati portano a concludere che qualsiasi progetto di sviluppo indirizzato al milieu rurale debba prendere in seria considerazione la componente femminile degli abitanti, considerato che nelle campagne circa il 40% della popolazione attiva è di sesso femminile (Belarbi 1995a : 9). Nel milieu rurale la donna comincia a lavorare in giovane età (il 76% delle donne iniziano ad essere attive prima di aver compiuto 15 anni), esercitando la propria attività sia all’interno che all’esterno del contesto domestico. Il lavoro interno consiste nel trattamento e nella trasformazione dei prodotti alimentari e nella produzione di oggetti d’artigianato, oltre che all’approvvigionamento dell’acqua e della legna. All’esterno della casa, invece, la donna partecipa all’insieme delle attività agricole sia nel settore dell’allevamento che in quello della coltivazione e dell’arboricoltura (CERED 1995&nbsp;: 115). A ciò si viene ad aggiungere il fatto che la donna svolge nel contesto rurale una triplice attività: nella vita familiare (lavori domestici e educazione della prole), nella produzione agricola e nella salvaguardia dell’identità culturale<a href=\"#_ftn8\" id=\"_ftnref8\">[8]</a>.&nbsp;</p>\n<p>Questi studi hanno contribuito a portare il soggetto della donna appartenente al milieu rurale al centro dei progetti di sviluppo e dei convegni nazionali e internazionali,&nbsp; considerata la necessità di ridefinire quelle politiche di sviluppo che fino ad oggi l’hanno ignorata assegnandole uno spazio troppo limitato (Hajjarabi 1995).</p>\n<p>È dunque di primaria importanza aiutare le donne ad uscire da quell’invisibilità che è stata a loro assegnata fino ad oggi come uno statuto all’interno della società in generale e della loro comunità di appartenenza in particolare. Nonostante siano le donne, infatti, ad intervenire in maniera importante nella produzione agricola, il loro contributo è messo in ombra dal fatto che esse partecipano in maniera ridotta all’agricoltura meccanizzata, beneficiando raramente di un credito agricolo o dei vantaggi della riforma agraria e non usufruendo dei metodi della tecnologia moderna. Il settore agricolo, infatti, favorisce di preferenza gli uomini piuttosto che le donne, in quanto queste ultime figurano raramente come operaie permanenti e non possiedono nessun tipo di qualifica professionale. In questa maniera le donne che percepiscono un salario sono meno del 5% e questo è sempre inferiore a quello degli uomini (Belarbi 1995a). Esse lavorano generalmente senza contratto e accettano qualsiasi tipo di impiego pur di far fronte alle necessità economiche del proprio nucleo familiare. Ad ogni modo il loro lavoro continua a svolgersi quasi esclusivamente all’interno del foyer (circa l’80% delle donne attive) non ricevendo di conseguenza nessun tipo di remunerazione (CERED 1995&nbsp;: 115).</p>\n<p>Il denominatore comune che accomuna tutte le donne che vivono nel milieu rurale, salariate o meno, è il fatto di non avere un’identità propria. Esse vengono definite in rapporto al padre prima e al marito dopo il matrimonio mentre il loro silenzio diventa il garante di un ordine rurale pesante, del mantenimento della comunità locale e della stabilità politica (Belarbi 1995a: 10). Le donne analfabete tendono ad avere molti figli al fine di acquisire una forma di statuto e una stabilità sociale. Tuttavia all’analfabetismo si aggiungono altri fattori come la ricerca del conseguimento di uno statuto giuridico e sociale forte e il bisogno di manodopera familiare gratuita.</p>\n<p>Aumentando il livello di scolarizzazione di queste donne sarà possibile introdurre un’educazione sanitaria che, grazie all’introduzione di nuove norme igieniche, contribuisca ad abbassare il tasso di mortalità infantile e a favorire i metodi contraccettivi; sarà poi più semplice provvedere all’alfabetizzazione delle bambine in quanto molti studi hanno dimostrato che sovente la scolarizzazione delle bambine nel milieu rurale è strettamente legata al livello d’istruzione della madre (CERED 1995&nbsp;:212).</p>\n<p>La realtà di queste donne non costituisce però un tutto unico e omogeneo in quanto esiste una grande diversità da regione a regione come anche una differenza nel ruolo da loro giocato come agenti di sviluppo. Questa disparità è il risultato della molteplicità delle situazioni, degli statuti, delle loro varianti in funzione delle categorie sociali, dell’età come anche dei territori (Hajjarabi 1995&nbsp;: 15). Le diversità economiche, culturali, sociali e linguistiche sono quindi all’origine delle differenze che caratterizzano numerosi villaggi nei quali coabitano comunità ancora marcate dalle proprie tradizioni e dalle proprie abitudini. È quindi di primaria importanza che questa diversità culturale venga presa in considerazione in progetti di sviluppo che siano il risultato di approcci metodologici differenziati a seconda del contesto (CERED 1995&nbsp;: 222). Qualsiasi politica di sviluppo che miri a migliorare le condizioni di vita delle donne nel contesto rurale per essere efficace deve infatti tener conto di queste discriminanti e deve possedere una conoscenza precisa della loro condizione attuale, della loro partecipazione attiva e delle loro eventuali difficoltà nell’esercizio delle differenti funzioni (CERED 1995 : 115). Troppe volte i processi di sviluppo, lontani dall’apportare une soluzione ai problemi cruciali che vivono le donne nel milieu rurale, le hanno marginalizzate:</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p>Les structures agraires hétérogènes, la persistance de la mentalité patriarcale, l’analphabétisme, les carences, les défaillances sanitaires, nous incitent à nous interroger sur la notion officiellement galvaudée d’intégration des femmes au développement. Peut-être il faudrait-il rompre avec ce schéma établi et penser à quel type de développement les femmes peuvent être intégrées et comment elles peuvent y participer en tant que conceptrices, et non seulement en tant qu’exécutantes&nbsp;? (Belarbi 1995&nbsp;: 11).</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p><strong>L’impatto dell’Associazione sulla comunità di Hassilabiad</strong></p>\n<p>L’<em>Association Hassilabiad pour l’environnement, le développement et la coopération</em> (AHT) è stata costituita nel 1998 nel villaggio di Hassilabiad, in un contesto socio-economico molto povero&nbsp; dove le condizioni climatiche sono dure e la popolazione particolarmente bisognosa.</p>\n<p>Nonostante la carenza di mezzi finanziari e la grande povertà degli abitanti dell’area nella quale opera, l’AHT ha lanciato la sfida&nbsp;: porre rimedio alla situazione sfavorevole nelle quali si trova la popolazione e migliorare le sue condizioni di vita.</p>\n<p>Per fare ciò ha basato la sua attività sulla promozione dell’alfabetizzazione e sulla formazione professionale degli abitanti attraverso la creazione di centri d’animazione, sull’organizzazione di campagne di sensibilizzazione sui problemi sanitari, sulla pianificazione familiare, sulle questioni ambientali, sui diritti civili e umani e sullo sviluppo del tessuto associativo, al fine di dinamizzare e rinforzare la solidarietà tra le comunità della regione.</p>\n<p>Le donne hanno giocato un ruolo di primo piano nell’integrazione dell’Associazione all’interno della comunità di Hassilabiad. I corsi di alfabetizzazione hanno infatti avuto come effetto un primo avvicinamento verso l’Associazione proprio della popolazione femminile, che ha assunto il ruolo di porta-parola delle attività in seno alle famiglie del villaggio. Queste donne si sono opposte con tenacia alle critiche iniziali avanzate dagli uomini e dagli anziani, spinte dalla volontà di imparare a leggere e a scrivere e di apprendere un mestiere. La presenza di una donna quale direttrice dell’Associazione e membro del comitato direttivo ha altresì favorito l’approccio e il dialogo con loro, incoraggiate anche dall’apertura di un asilo per i bambini in età prescolare.</p>\n<p>I corsi di alfabetizzazione quindi sono stati tra i primi progetti ad essere attivati a Hassilabiad in quanto era necessario, prima di qualsiasi altro intervento, ridurre le differenze del livello di istruzione tra uomini e donne e permettere a queste ultime di partecipare attivamente ai processi di sviluppo. La risposta è stata positiva e molte donne hanno cominciato a frequentare la sede dell’Associazione. Nel corso delle interviste la maggior parte delle donne ha dichiarato di aver compreso immediatamente l’importanza rivestita dall’istruzione e che è stato proprio questo aspetto a spingerle a diffondere l’informazione dei corsi presso le donne delle loro famiglie e a cercare di coinvolgerle, nonostante ciò abbia significato una presa di posizione contro la disapprovazione che ha caratterizzato la prima reazione di molti uomini del villaggio. Le donne sposate sono state in generale messe in difficoltà dal proprio marito, non abituato ad immaginare la propria moglie all’esterno dello spazio domestico, essendo quello femminile essenzialmente interno<a href=\"#_ftn9\" id=\"_ftnref9\">[9]</a>. I mariti giustificavano la propria presa di posizione con il pretesto che le donne fossero troppo vecchie per andare a scuola e che di conseguenza non avrebbero compreso niente. Temevano inoltre che non avrebbero più assolto al compito di allevare i figli e di provvedere al lavoro domestico, attività tradizionalmente a carico della componente femminile della comunità. La tradizione e l’educazione sociale, infatti, perpetuano questa divisione del lavoro che determina tutti i comportamenti socialmente accettati o rifiutati. In questo modo un uomo che si intromette in questioni ritenute ‘femminili’ è cacciato dalle donne così come una donna che esca dalla propria casa per frequentare luoghi ‘maschili’ e mischiarsi agli affari degli uomini è pesantemente sanzionata a livello sociale, condannata a perdere la propria femminilità, a portare agli occhi della società segni di virilità quando non addirittura additata come prostituta (Ait Hamza 1995&nbsp;: 161<a href=\"#_ftn10\" id=\"_ftnref10\">[10]</a>). Bourdieu (1974)<a href=\"#_ftn11\" id=\"_ftnref11\">[11]</a> a questo proposito osserva che</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p>On n’est fondé à dire que la femme est enfermée dans la maison que si l’on observe simultanément que l’homme en est exclu, au moins le jour. […] Celui qui demeure trop à la maison pendant le jour est suspect ou ridicule […]. L’homme qui se respecte doit se donner à voir, se placer sans cesse sous le regards des autres […] On comprend que toutes les activités biologiques, manger, dormir, procréer, soient bonnies de l’univers proprement culturel et reléguées dans l’asile de l’intimité et des secrets de la nature qu’est la maison, monde de la femme, vouée à la gestion de la nature et exclue de la vie publique.</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p>All’interno del nucleo familiare uomini e donne devono rispettare i propri ruoli in quanto qualsiasi inversione sarebbe oggetto di disapprovazione sociale. Il non rispetto del modello provoca infatti pesanti sanzioni da parte della società e questo avviene ad esempio quando una donna prenda, a discapito del proprio marito, importanza nello spazio del quartiere: la famiglia verrebbe giudicata negativamente e il marito si troverebbe denudato della propria virilità sociale (Harrami 1998).</p>\n<p>Ma il fardello di una pesante tradizione e di rigide norme sociali non ha scoraggiato le donne che hanno cominciato ad organizzare il proprio tempo insieme alle altre donne aderenti all’Associazione. La maggior parte delle adolescenti ha invece dichiarato di non aver subito alcuna forma di resistenza da parte delle famiglie, anzi di aver ricevuto un incoraggiamento. Per altre donne ancora l’ostacolo non è stato rappresentato dalla propria famiglia, bensì da alcune persone della comunità. La paura di essere sanzionate a livello sociale costituisce ancora oggi, nel contesto rurale come in quello urbano, un ostacolo all’emancipazione e al cambiamento superabile solo a condizione di pagarne il (spesso caro) prezzo. Le regole comportamentali permettono alla società di mantenere il proprio ordine interno, regolato dalle norme e dai comportamenti determinati dalla <em>hchouma</em><a href=\"#_ftn12\" id=\"_ftnref12\">[12]</a>, sorta di meccanismo di inibizione, di controllo di sé che obbliga a certe condotte proibendone altre di fronte ai membri del gruppo familiare e della comunità (Harrami 1998)<a href=\"#_ftn13\" id=\"_ftnref13\">[13]</a>. Nel caso della comunità di Hassilabiad questo non ha rappresentato un vero problema solo per il fatto che l’Associazione ha ricevuto una sorta di approvazione generale e di consenso da parte di quasi tutta la comunità, mentre coloro che si sono opposti alle attività hanno costituito una percentuale irrilevante.</p>\n<p>Grazie alla loro affluenza sempre maggiore, le donne sono diventate le principali interlocutrici dell’Associazione, rappresentando un canale di diffusione e di sensibilizzazione efficace presso altre donne ancora lontane dalla realtà associativa. Queste ultime si sono infatti ritrovate escluse da una nuova forma di socializzazione legata al fatto di avere in comune la frequenza ai corsi, divenuti, in questo modo, il fattore alla base di un meccanismo di inclusione/esclusione all’interno del gruppo di donne dominante. Esse infatti si identificano come partecipanti o meno alle attività dell’Associazione in quanto il fine comune di trovare il tempo per frequentare i corsi le ha spinte ad organizzare insieme la propria giornata, divisa tra le attività tradizionali e quelle nuove. Alcune di loro, specialmente le più anziane hanno dichiarato di riunirsi spesso per studiare in modo da ricevere un aiuto da quelle più brave. Si ritrovano spesso presso la moschea del villaggio<strong> </strong>dove, dopo la preghiera, aprono i quaderni e studiano le lezioni. Questo comportamento ha così incoraggiato la partecipazione ai corsi di altre donne, spinte dal desiderio di appartenere al gruppo<a href=\"#_ftn14\" id=\"_ftnref14\">[14]</a>.&nbsp;</p>\n<p>Anche l’istituzione di un asilo per i bambini ha facilitato e favorito l’adesione ai corsi. Secondo quanto sostiene Ait Hamza (1995: 163) nelle società che vivono nelle oasi</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p>La femme assume toujours l’essentiel du travail de socialisation du groupe. Elle est la mémoire de la société, elle est porteuse de son histoire et se charge de la faire passer d’une génération à l’autre. C’est la femme qui véhicule la culture sociale. C’est elle qui assure l’éducation de petits enfants. Dans ce milieu traditionnel, jusqu’à l’age de 4-5 ans l’enfant ne reçoit que l’éducation que lui livre sa maman. Pas de crèche, ni de garderie. La femme est la seule courroie de transmission de l’ordre social et le protecteur de cet ordre.</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p>Non stupisce quindi che l’introduzione di uno spazio di aggregazione, di apprendimento e di divertimento per i bambini in un contesto come quello del villaggio di Hassilabiad, abbia rappresentato una piccola rivoluzione a livello culturale e sociale e abbia permesso alle madri di assolvere più velocemente i lavori domestici. Allo stesso tempo il cortile dell’asilo è divenuto un punto di ritrovo per gli altri bambini e questo ha contribuito ad affermare la centralità spaziale della sede dell’Associazione all’interno del villaggio.</p>\n<p>I corsi di alfabetizzazione non hanno rappresentato la sola riuscita dell’AHT&nbsp;; è stata l’istituzione dei corsi di cucito e ricamo a consacrare definitivamente il successo dell’iniziativa e a elevare il consenso generale. Il governo marocchino ha infatti finanziato un progetto per l’acquisto di macchine da cucire destinate alle donne del villaggio. In questo modo un’attività svolta tradizionalmente all’interno dello spazio domestico a livello individuale si è trasformata in un’attività collettiva esercitata in uno spazio comune. Questo ha fatto sì che la produzione di oggetti d’artigianato aumentasse per destinarne una parte considerevole alla vendita. Le donne che vivono nel milieu rurale non hanno nessuna forma di salario fisso in quanto il loro lavoro, dentro o fuori dalle mura domestiche, non è remunerato e la ricerca di un lavoro si scontra quasi sempre con l’elevato tasso di disoccupazione<a href=\"#_ftn15\" id=\"_ftnref15\">[15]</a>. L’Associazione ha così cercato di porre rimedio a questa situazione incoraggiando lo sviluppo di attività femminili generatrici di reddito<a href=\"#_ftn16\" id=\"_ftnref16\">[16]</a>. In questo modo le donne possono contribuire attivamente al bilancio familiare e questo aspetto ha favorito l’aumento della fiducia in loro stesse e della considerazione da parte degli uomini. L’esposizione degli oggetti all’interno di una sala della sede adibita a questa funzione ha poi permesso di eliminare la mediazione degli uomini nella vendita dei prodotti<a href=\"#_ftn17\" id=\"_ftnref17\">[17]</a>, dal momento che ogni donna porta il proprio lavoro all’Associazione e ritira direttamente i profitti della vendita<a href=\"#_ftn18\" id=\"_ftnref18\">[18]</a>.</p>\n<p>I corsi di alfabetizzazione e quelli di cucito sono naturalmente due progetti integrati, in quanto la loro attivazione simultanea permette di dare il via ad una serie di reazioni a catena nella vita delle donne e di conseguenza in quella dell’intera comunità, come ha rilevato uno studio del Centre d’Etudes et de Recherche Démographiques (CERAD 1995: 71-72):</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p>Le manque de perspectives d’emplois rémunérés, fait que la femme analphabète tend à avoir plus d’enfants afin de s’assurer une certaine sécurité économique. […] Son fiable niveau d’instruction mène aussi à une mauvaise santé des enfants et à la mortalité infantile, à une mauvaise connaissance de la contraception et de la façon dont elle est pratiqué. […] La santé des femmes est plus exposée à cause de leur rôle de reproductrices, du manque d’information sur la santé et du peu de contacts avec les services médicaux. En milieu rural il existe peu d’organes institutionnels chargés de dispenser aux femmes les informations de base concernant les nouveau-nés, les enfants et la santé de la mère.</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p>Il ‘risveglio’<a href=\"#_ftn19\" id=\"_ftnref19\">[19]</a> delle donne causato dalle attività organizzate dall’Associazione le ha quindi portate a considerare le questioni di salute pubblica e le ha sensibilizzate a questo riguardo.</p>\n<p>Un altro cambiamento importante delle strutture tradizionali avvenuto in seguito all’instaurazione dell’Associazione riguarda l’Assemblea Generale del villaggio. Si tratta di una mutazione spaziale strettamente legata ad una mutazione sociale. L’Assemblea Generale riunisce all’interno di uno spazio pubblico, rappresentato spesso dalla moschea, i rappresentanti delle tribù di cui fanno parte le diverse famiglie. È composta per la maggior parte da uomini anziani, in quanto, come risaputo, lo spazio pubblico è sentito come prerogativa maschile. Bourdieu (1998&nbsp;: 23) osserva che</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p>C’est aussi par la médiation de la division sexuelle des usages légitimes du corps que s’établit le lien (énoncé par la psychanalyse) entre le phallus et le logos: les usages publics et actifs de la partie haute, masculine du corps – faire front, affronter, faire face, regarder au visage, dans les yeux, prendre la parole publiquement – sont le monopole des hommes; la femme, qui se tient à l’écart des lieux publics, doit en quelque sorte renoncer à faire un usage public de son regard (yeux baissés) et de sa parole.</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p>Nell’Islam, infatti, esiste una forte opposizione tra spazio privato e pubblico, dentro e fuori, interno ed esterno, gestita all’interno di uno spazio sociale al punto da diventare portatrice di significato, dal momento in cui veicola delle rappresentazioni che rimandano all’organizzazione sociale e culturale in generale. “L’atto culturale per eccellenza è quello che consiste nel tracciare quella linea che dà vita ad uno spazio separato e delimitato<a href=\"#_ftn20\" id=\"_ftnref20\">[20]</a>”. Secondo Aicha Belarbi (1994: 75), lo spazio interno è stato sempre percepito e descritto come uno spazio di esclusione e di clausura delle donne, in rapporto allo spazio esterno, considerato all’insegna dell’apertura e della realizzazione degli uomini. Il primo tipo di spazio, quindi, raggruppa quelle persone senza potere, le donne e i bambini, sottomesse al potere del secondo spazio, formato da uomini che stabiliscono le leggi, dirigono gli affari della nazione, ne gestiscono l’economia e comandano l’economia domestica<a href=\"#_ftn21\" id=\"_ftnref21\">[21]</a>.</p>\n<p>Oggi queste riunioni si svolgono nella sede dell’Associazione e coinvolgono anche le donne. Pur mantenendo una rigida divisione dello spazio<a href=\"#_ftn22\" id=\"_ftnref22\">[22]</a> le donne sono ammesse a partecipare all’Assemblea e questo permette loro di ascoltare le decisioni prese dagli uomini e di farsene un’idea personale, senza la mediazione del rappresentante maschile della famiglia che tradizionalmente riportava le notizie. Si tratta di una grande rivoluzione nei rapporti di genere e di una dimostrazione di come l’Associazione contribuisca a far evolvere, seppur lentamente, il tradizionale concetto di spazio pubblico, considerato come esclusivamente maschile, e spazio privato, ad esclusivo appannaggio femminile. Questo cambiamento non rappresenta solo una rottura col passato ma dimostra come la donna cominci ad essere considerata dagli uomini quale individuo autonomo (e pensante), allo stesso modo che la partecipazione femminile viene sentita da tutta la comunità come fondamentale per la riuscita dei progetti di sviluppo.</p>\n<p>Oltre a ciò, come già accennato, l’Assemblea Generale prima si svolgeva all’interno della moschea, considerata come lo spazio pubblico per eccellenza. Oggi si svolge nella sede dell’Associazione e questo conferma la sua centralità nello spazio del villaggio, considerando anche la sua vicinanza alla moschea, tradizionale nodo dello spazio urbano delle città arabe. Questa posizione di vicinanza rafforza la centralità di entrambi i luoghi e la loro funzione di punti di riferimento della carta mentale degli abitanti di Hassilabiad. Gli uomini, soprattutto gli anziani, si riuniscono ancora davanti alla porta della moschea ma la posizione di quest’ultima permette loro di vedere e di relazionarsi con le persone che entrano ed escono dall’Associazione. Inoltre le donne che si ritrovano nella moschea per studiare, portano al suo interno la realtà dell’Associazione e contribuiscono a formare un legame tra le diverse realtà del villaggio.</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p><strong>Conclusione</strong></p>\n<p>La creazione dell’Associazione e la messa in atto dei progetti ha influito in maniera significativa sulla vita del villaggio di Hassilabiad, innescando un processo di cambiamento importante a livello culturale. Il lavoro sul campo ha permesso di mettere in luce le trasformazioni spaziali (nuove centralità, sensibilizzazione ambientale, creazione di strutture sanitarie...) ma soprattutto sociali.</p>\n<p>Tutte le donne intervistate hanno dichiarato di aver acquisito una certa consapevolezza di se stesse e soprattutto dell’importanza del proprio ruolo all’interno della comunità. Esse sentono che si sta verificando un cambiamento anche nei loro rapporti familiari, in quanto, grazie all’alfabetizzazione, stanno prendendo coscienza di sé e dei loro diritti. Nonostante l’uomo mantenga una posizione predominante nella relazione di coppia, perché, hanno affermato, “è così nell’Islam”, esse cercano ora di parlare e di farsi ascoltare. Il processo di cambiamento in atto sta infatti permettendo loro di uscire da quell’invisibilità che Aicha Belarbi (1995b) denuncia a più riprese e che Pierre Bourdieu (1974) conferma con particolare riferimento alla loro attività lavorativa, destinata tradizionalmente a restare all’oscuro e nascosta.&nbsp;</p>\n<p>Lo stupore iniziale di fronte a questo ‘risveglio’ della popolazione femminile si sta trasformando in approvazione e incoraggiamento da parte degli uomini, i quali riconoscono il valore dell’operato dell’Associazione.&nbsp;</p>\n<p>È difficile immaginare tutti gli effetti che queste trasformazioni apporteranno col passare del tempo, ma possiamo ipotizzare che la sede dell’Associazione continuerà a rafforzare la propria centralità e la propria funzione di spazio di aggregazione. Certamente si è ancora lontani dalla creazione di uno spazio pubblico aperto nello stesso tempo a uomini e donne, dal momento che l’asilo, i corsi di alfabetizzazione e di cucito, insieme al fatto che la direttrice dell’Associazioni sia una donna, hanno fatto in modo che la sede venisse percepita sempre di più come spazio femminile. Ma l’organizzazione dei corsi di informatica per i giovani e lo svolgimento dell’Assemblea Generale dimostrano che ci troviamo di fronte ad uno spazio polivalente, riconosciuto come importante per la vita quotidiana delle famiglie del villaggio, tanto per gli uomini quanto per le donne.&nbsp;</p>\n<p><strong>Bibliographie</strong></p>\n<p>Ait Hamza, M. (1995). Les femmes d’émigrés dans les sociétés oasiennes (sud du Maroc). In (AAVV) <em>Le Maroc et la Hollande</em>. Rabat&nbsp;: Université Mohammed V.</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p>Alami M’Chichi, H. (2002). <em>Genre et politique au Maroc</em>. Parigi&nbsp;: L’Harmattan.</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p>Alaoui, F. (1989). Approche du Statut et du rôle de la femme dans le développement rural. In <em>Actes du colloque Population et développement rural</em>. Rabat&nbsp;: CERED.</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p>Belarbi A. (1994). Réflexions préliminaires sur une approche féministe. De la dichotomie espace public/espace privé. In (Bourqia R., cura) <em>Etudes Féminines. Notes méthodologiques</em>. Rabat&nbsp;:&nbsp; Publications de la faculté des Lettres et des Sciences Humaines.</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p>Belarbi, A. (1995a). Introduction. In (A. Belarbi, cura.) <em>Femmes Rurales</em>. Casablanca&nbsp;: Le Fennec.</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p>Belarbi, A., ed. (1995b). <em>Femmes Rurales</em>. Casablanca&nbsp;: Le Fennec.</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p>Benaddi, H. (2000). <em>Réflexion sur la transition démocratique au Maroc</em>. Rabat&nbsp;: Centre Tarik Ibn Zyad.</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p>Bourdieu, P. (1974). <em>Esquisse d’une théorie de la pratique</em>. Parigi&nbsp;: Droz.</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p>Bourdieu, P. (1998). <em>La domination masculine</em>. Parigi&nbsp;: Ed. Seuil.</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p>CERED (Centre d’Etudes et de Recherche Démographique) (1995). <em>La femme rurale au Maroc</em>. Rabat&nbsp;: CERED.</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p>Combe, J. (2001). <em>La condition de la femme marocaine</em>. Parigi: L’Harmattan.</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p>Gandolfi, P. (2005, in stampa). Processi di cambiamento in Marocco. In <em>Incontri Mediterranei</em>.</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p>Ghémires, N. (1995). La femme rurale&nbsp;: caractéristiques socio-démographiques. In (A. Belarbi, cura) <em>Femmes Rurales</em>. Casablanca&nbsp;: Le Fennec.</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p>Glassé, C. (1991). <em>L’Islam</em>. Parigi&nbsp;: Bordas.</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p>Hajjarabi, F. (1995). Recherche sur les femmes rurales&nbsp;: essai de bilan. In (A. Belarbi, cura) <em>Femmes Rurales</em>. Casablanca&nbsp;: Le Fennec.</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p>Hall, E. (1971). <em>La dimension cachée</em>. Parigi&nbsp;: Ed. Seuil.</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p>Harrami, N. (1998). Rapports de genre et relations intra-familiales. In <em>Aspects socio-démographiques et culturels de la différenciacion sexuelle</em>. Rabat&nbsp;: CERED.</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p>Mahdi, M, F. Zahid e W. Slaoui (2002). Femmes, statut et changement social. In (M. Mahdi, cura) <em>Mutations sociales et reorganisation des espaces steppiques</em>. Casablanca&nbsp;: Fondation Konrad Adenauer.</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p>Zirari, N. (2000). Le statut des femmes au Maroc. <em>Confluences Meditérranée</em>, pp. 73-79.</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p><strong>In E’ successo qualcosa alla città, P. Barberi, cura, Roma, Donzelli, 2010</strong></p>\n<p><strong>ETERONORMATIVITA’ E SPAZIO PUBBLICO</strong></p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p>Sebbene i <em>gender studies</em> si siano a lungo concentrati prevalentemente nell’analisi delle problematiche legate al rapporto tra la componente femminile della società e la città, dall’inizio degli anni Novanta una serie di nuove prospettive di analisi hanno cominciato a prendere piede nell’analisi dello spazio urbano. I <em>queer studies</em>, che con la critica femminista condividono il ricorso alla matrice psicoanalitica relazionale e poststrutturalista, hanno infatti cominciato a dare impulso alla comprensione del genere come paradosso e alla sua decostruzione. Questo approccio ha portato a ripensare lo spazio urbano, concepito così come il frutto di una serie di strutture sociali che escludono altri/e attori/trici della città: i soggetti LGBTIQ (Lesbian, Gay, Bisex, Transgender, Intersex, Queer). È andato così delineandosi un concetto che ha permesso di reinterpretare gli spazi urbani al di là delle categorie tradizionali: l’eteronormatività.</p>\n<p>Con il termine eteronormatività si intende la naturalizzazione dell’eterosessualità quale ‘normale’ espressione delle relazioni sessuali. Attraverso l’analisi di questo concetto, i <em>queer studies</em> sono stati in grado di mettere in discussione la sessualità normativa, ovvero ciò che viene considerato ‘giusto’ e ‘normale’ – e quindi acquisisce il diritto di essere manifestato all’interno dello spazio pubblico - e di riflettere sulle diverse violazioni delle regole di sessualità e di genere (Wiegman 2006).</p>\n<p>Il filone di pensiero <em>queer</em> ha avuto il merito di mettere in discussione le etichette sessuali, evidenziando tutte le declinazioni multiple e creative del desiderio e dei suoi oggetti. Il termine rimanda alla fenomenologia dello ‘strano’ e di tutte le sue accezioni (eccentrico, dubbio, poco chiaro, deviante), fino a prendere la connotazione dispregiativa (checca, finocchio) che ne ha dato la lingua dell’eterosessualità normativa. La critica della pretesa universalità e naturalità del paradigma eterosessuale egemone ha quindi ripreso il termine per riabilitarlo, conferendogli una connotazione positiva (Dimen e Goldner 2006). I teorici <em>queer</em> si propongono, nelle loro riflessioni, di esercitare una funzione sovversiva di quell’ordine prestabilito che opprime le voci e le identità altre e di giocare con i codici e con i simboli dell’eterosessualità. Questi concetti vengono tracciati per la prima volta in maniera sistematica nel libro di Judith Butler <em>Gender Trouble</em> del 1990 (tradotto in italiano nel 2004 con l’infelice titolo di <em>Scambi di genere</em>), diventato subito uno dei manifesti della <em>queer theory</em>. Decostruzione della categoria dell’identità, analisi della costituzione del corpo sul confine fra materialità e linguaggio, critica del paradigma normativo eterosessuale e dei dispositivi di inclusione/esclusione, accettazione/abiezione che esso comporta, critica del potere e del biopotere sono gli assi su cui si incardina la riflessione di Butler. La filosofa si schiera contro l’impostazione femminista della differenza, affermando la necessità di combattere il paradigma eterosessuale. Lo sforzo di delimitare e definire il sesso, che ha accompagnato tutta la cultura occidentale, impedisce, infatti, di comprendere a fondo le relazioni di potere ad esso legate. La sua tesi nel testo <em>Bodies that Matter</em> del 1993 (tradotto in italiano con <em>Corpi che contano</em>, 1996) è che l’egemonia maschilista discenda direttamente dall’egemonia eterosessuale, che ha radicato il binomio maschile/femminile (si veda anche Pasquino e Plastina 2009).</p>\n<p>Così il paradigma eterosessuale diviene norma e si consolida, traendo conferma dall’atto di esclusione con cui allontana le sue trasgressioni; esso diviene norma autocitandosi e ripetendosi. Tuttavia è proprio questa ripetizione/citazione che apre i varchi alle critiche laddove la Butler si contrappone alla divisione che vede associare il sesso alla materia e il genere all’elemento culturale e si propone, al contrario, di applicare anche al sesso la critica che viene di solito rivolta al gender. Il genere è un costrutto culturale impresso sulla superficie della materia e in questo modo assorbe e sostituisce il sesso, ma anche il sesso è costruito (Di Donato 2001).</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p>Molto spesso l’eterosessualità istituzionalizzata è stata studiata in relazione al suo ruolo nel regolare l’omosessualità. Nonostante l’approccio <em>queer</em> sostenga che l’omosessualità tragga la propria coerenza in relazione all’eterosessualità, non bisogna tralasciare l’impatto aggressivo dell’eterosessualità normativa sull’eterosessualità. Tale aspetto, invece, è stato a lungo ignorato. Per colmare questa lacuna, nel corso degli ultimi decenni le femministe hanno cominciato ad analizzare come l’eterosessualità normativa influenzi le vite degli eterosessuali. Il concetto di ‘eterosessualità compulsiva’, che si è sviluppato grazie al lavoro del 1980 di Adrienne Rich, potrebbe essere visto come il precursore del concetto di eteronormatività. La Rich si chiedeva “Perché l’eterosessualità non è vista come una scelta ma solo come un fatto biologico? Può l’eterosessualità rappresentare una scelta o si tratta di un’imposizione sociale e politica? L’eterosessualità, come la maternità, è un’istituzione politica eccessivamente strutturata?” (cit. in McDowell e Sharp 1999, p. 37)</p>\n<p>Queste considerazioni dimostrano quanto il discorso eteronormativo sia fortemente coercitivo non solo verso l’omosessualità ma anche verso l’eterosessualità. Come prescrive infatti i comportamenti ‘da non assumere’ allo stesso tempo codifica fortemente i comportamenti considerati ‘normali’ e ‘giusti’. Come i soggetti LGBTIQ vengono emarginati da questo discorso, così gli eterosessuali si trovano ad essere obbligati a conformarsi ad esso e ad assumere tutta una serie di atteggiamenti che caratterizzano la femminilità e la maschilità normativa (compulsiva). Si pensi ad esempio ai comportamenti definiti ‘deviati’ (e quindi ‘devianti’ per il resto della comunità) e alla violenza con la quale viene represso ogni atteggiamento che non rispecchi l’idea socialmente costruita di uomo e di donna. Per la formazione dell’identità di molti individui, infatti, è fondamentale che essi vengano riconosciuti come ‘veri’ uomini o ‘vere’ donne e questo significa sanzionare quelle tendenze che lederebbero l’immagine (eterosessuale) che si vuole dare di sé<a href=\"#_ftn23\" id=\"_ftnref23\">[23]</a>.</p>\n<p>L’identità eterosessuale, quindi, influenza il controllo fisico del corpo come anche il controllo maschile delle istituzioni statali e della cultura egemone (McDowell e Sharp 1999). Questo tipo di concezione si traduce in una gestione degli spazi fortemente normativizzata. Esistono, infatti, luoghi socialmente destinati alle donne (non solo la casa ma anche centri di bellezza, scuole e asili – dato che la cura dei figli è appannaggio delle mamme -, toilette nei luoghi pubblici<a href=\"#_ftn24\" id=\"_ftnref24\">[24]</a>). Per questa ragione molti lavori geografici analizzano come l’eterosessualità compulsiva si iscriva spazialmente, ovvero come il concetto si traduca in una spazializzazione delle relazioni sociali di genere. Una volta istituzionalizzata, quindi, l’eterosessualità normativa regola chi rientra nei suoi parametri allo stesso modo in cui marginalizza e sanziona coloro che ne stanno fuori. Per questo motivo parliamo di ‘violenza’ e di controllo dei corpi, dal momento che tutto ciò che sfugge ai ruoli tradizionali di genere e alla monogamia a vita viene sanzionato.</p>\n<p>Le connessioni empiriche tra genere e sessualità necessitano, dunque, di essere esplorate per non rischiare di venire trascurate o, peggio ancora, date per scontate. Esse sono importanti al fine di comprendere i modi in cui le pratiche sessuali, i desideri e le identità sono sempre inseriti all’interno di relazioni sociali non sessuali, la maggior parte delle quali si basano sul genere. L’eterosessualità non dovrebbe essere pensata semplicemente come una forma d’espressione sessuale. Essa è, per definizione, una relazione di genere, che ordina non solo la vita sessuale ma anche la divisione tra lavoro domestico ed extradomestico e gestione delle risorse. Questa eterosessualità, la cui legittimità dipende dall’esclusione o dalla marginalizzazione delle altre sessualità, non ha gli stessi confini della sessualità eterosessuale. L’eteronormatività, infatti, definisce non solo la pratica sessuale normativa, ma anche un normale modo di vivere (Jackson 2006).</p>\n<p>&nbsp;La normalizzazione dell’eterosessualità diviene, come vedremo tra breve, il dispositivo attraverso cui gli spazi vengono disciplinati e gestiti, grazie alla divisione di origine patriarcale tra spazio pubblico e spazio privato, non più solo spazio maschile e spazio femminile ma anche spazio eterosessuale e spazio ‘queer’.</p>\n<p>Gli studi più recenti sul rapporto tra sessualità e spazio, hanno dimostrato che lo spazio pubblico è costruito intorno alla particolare nozione di ‘comportamento sessuale appropriato’ che esclude tutti i modi di vivere non centrati sulla monogamia, l’eterosessualità e il sesso procreativo. L’esclusione spaziale dei ‘dissidenti’ riproduce le nozioni di cittadinanza e di diritto basate sull’eteronormatività&nbsp; (Hubbard 2001). Pensare quindi che la sessualità appartenga alla sfera privata dell’individuo significherebbe ignorare la sua funzione di dispositivo nella formazione dell’identità collettiva.</p>\n<p>Lo spazio pubblico si modella in relazione al binomio giusto/sbagliato, lecito/illecito, omosessuale/eterosessuale, che diventano in questo modo i parametri attraverso cui esso viene pensato e in seguito gestito. Di conseguenza, nello spazio (quello urbano in particolare) possiamo leggere tutti quei meccanismi di inclusione/esclusione che sono il riflesso della costruzione sociale dei generi. Ciò che dà potere allo spazio normativo è la sua presunta ‘neutralità’. La natura <em>gendered</em> dello spazio sociale viene così nascosta dietro la naturalizzazione della divisione tra spazio pubblico e spazio privato, riflesso della divisione della vita sociale in pubblica e privata.</p>\n<p>L’analisi degli spazi permette, quindi, di vedere come essi incorporino e riflettano le strutture di potere che grazie ad esso si riproducono e vengono naturalizzate dai suoi user. Le riflessioni di Foucault sono state fatte proprie dalla geografia di genere e applicate allo spazio per mostrare come esso rifletta rapporti di potere squilibrati e inneschi dinamiche di controllo sociale forti e violente, che molto spesso hanno nel controllo del corpo la propria ultima applicazione.</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p>[…] la produzione di un determinato spazio sociale serve anche a produrre un determinato tipo di ‘corpo’; un corpo concepito, sia come dimensione materiale della persona, sia come un insieme di concetti e idee costruiti socialmente. Idee e/o concetti che ci indicano e che sanzionano ciò che è ‘appropriato’ (e quindi normale/normato) per il corpo di un uomo e ciò che lo è per il corpo di una donna (Minca 2001, p. 57).</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p>La maniera in cui i corpi vengono percepiti e considerati diventa così lo specchio della costruzione sociale e del controllo dello spazio, il ‘luogo’, la micro scala in cui le relazioni e concezioni di genere prendono forma.</p>\n<p>Non bisogna dimenticare, altresì, che il corpo femminile è abbinato ad una serie di valori (ideali di bellezza e virtù, di libertà e giustizia) che nell’immaginario nazionalista vengono associati alla nazione. Le donne, infatti, hanno da sempre contribuito a riprodurla biologicamente, culturalmente e simbolicamente. Anche in questa costruzione discorsiva<a href=\"#_ftn25\" id=\"_ftnref25\">[25]</a>, gli uomini compaiono come individui di per sé e quindi tendono a rappresentare ancora una volta la normalità. Di conseguenza, il corpo maschile diviene il corpo ‘giusto’ all’interno dello spazio pubblico, un corpo però non solo identificabile come ‘maschio’ ma soprattutto come ‘maschio’, ‘bianco’, ‘occidentale’ e ‘eterosessuale’. Sono infatti queste le categorie che costruiscono la ‘norma’ e determinano di conseguenza l’‘a-normalità’<a href=\"#_ftn26\" id=\"_ftnref26\">[26]</a>. Questo processo di codificazione, però, spesso non si basa sulla definizione delle caratteristiche della cosiddetta ‘normalità’ ma piuttosto sull’identificazione di ciò che è sentito come ‘a-normale’. Come è avvenuto per la costruzione dell’Altro ‘orientale’ (Said 1999; ed. or. 1978), così l’eteronormatività si è costruita attraverso un processo <em>in absentia</em>, definendo cioè ‘ciò che non è’. In questa maniera la ‘normalità’ viene data per scontata, come qualcosa che esiste di per sé, qualcosa di ‘naturale’ e di ‘evidente’ e che non necessita di messa in discussione. I soggetti, quindi, a seconda che si conformino o meno alla regola, vengono inclusi o esclusi dallo spazio pubblico e dallo spazio sociale<a href=\"#_ftn27\" id=\"_ftnref27\">[27]</a>. Il corpo diventa così il confine biopolitico cruciale, la posta in palio nella definizione dell’ordine spaziale sociale legittimo (Minca e Bialasiewicz 2004).</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p>Wiegman, R. (2006). Interchanges: Heteronormativity and the desire for gender. <em>Feminist Theory</em> 7(1): 89–103.</p>\n<p>Dimen M. e V. Goldner (2006). <em>La decostruzione del genere</em>. Milano: il Saggiatore.</p>\n<p>Butler J. (1990). <em>Gender Trouble: Feminism and the Subversion of Identity</em>. New York: Routledge (tr. it. <em>Scambi di genere</em> 2004, Milano: Sansoni).</p>\n<p>Butler, J. (1993) <em>Bodies that Matter: On the Discursive Limits of ‘Sex’</em>. New York: Routledge. (tr. it. 1996, <em>Corpi che contano</em>. Milano: Feltrinelli.</p>\n<p>Dell’Agnese, E. (2005). <em>Geografia politica critica</em>. Milano: Guerini Scientifica.</p>\n<p>Di Donato, F. (2001). <em>Per una critica della differenza sessuale. Domande e risposte sulla riflessione femminista attuale</em>. <a href=\"http://lgxserver.uniba.it/lei/personali/didonato/butler.html\">http://lgxserver.uniba.it/lei/personali/didonato/butler.html</a></p>\n<p>Jackson, S. (2006). Interchanges: Gender, sexuality and heterosexuality: The complexity (and limits) of heteronormativity. <em>Feminist Theory</em> 7(1): 105–121.</p>\n<p>Hubbard, P. (2001). Sex Zones: Intimacy, Citizenship and Public Space. <em>Sexualities</em> 4:51-71.</p>\n<p>McDowell, L. e J.P. Sharp (1999). <em>A feminist glossary of Human Geography</em>. Londra: Arnold.</p>\n<p>Minca, C. (2001). Postmoderno e geografia. In <em>Introduzione alla geografia postmoderna</em>. (C. Minca, cura). Padova: Cedam.</p>\n<p>Minca C., Bialasiewicz L., <em>Spazio e politica. Riflessioni di geografia critica</em>, Padova, Cedam, 2004.</p>\n<p>Pasquino, M. e Plastina, S. (2009). <em>Fare e disfare. Otto saggi a partire da Judith Butler</em>. Milano: Mimesis.</p>\n<p>Said, E. (1999). <em>Orientalismo</em>. Milano: Feltrinelli.</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p><strong>ELENCO DELLE PUBBLICAZIONI:</strong></p>\n<p>&nbsp;</p>\n<ol>\n<li>Borghi, R. (2002). La costruzione dell’Oriente attraverso il paesaggio: il caso della Jamaa al Fna a Marrakech. In <em>Beni Culturali Territoriali Regionali </em>(P. Persi, cura)<em>. Siti e sedi rurali di residenza, culto, lavoro tra ricerca e didattica</em>. Urbino: Università di Urbino.</li>\n<li>Borghi, R. (2002). Gendering the tourist encounter: the role of Moroccan women in Jamaa al Fna. In <em>3rd International Conference of</em> <em>Critical Geography </em>(J. Timor, cura). Bekeschaba, Ungheria (25-30 giugno 2002).</li>\n<li>Borghi, R. (2004). Dove finisce l’altra sponda? Tra Mediterraneo e ‘marocchinità’ attraverso il turismo culturale di Marrakech. In <em>Orizzonte Mediterraneo</em> (C. Minca, cura). Padova: Cedam.</li>\n<li>Borghi, R. (2004). Le rôle de la femme marocaine sur la Place Jama’ al Fna. In <em>Dialogues sur la ville. Jama’ al Fna entre art et bazar</em> (S. Mouline, cura). Rabat : Direction de l’Architecture.</li>\n<li>Borghi, R. (2004). Riflessioni sul senso del luogo. <em>Bollettino della Società geografica Italiana</em> 3:745-764.</li>\n<li>Minca, C. e R. Borghi (2004). Le lieu, la place, l’imaginaire: discours coloniale et littérature dans la description de Jamaa el Fna, Marrakech. <em>Expressions Maghrébines</em> 1(2):155-173.</li>\n<li>Borghi, R. (2005). “Madame, madame, voulez-vous l’henné?”: il ruolo del turismo nell’evoluzione del lavoro delle donne sulla piazza Jamaa al Fna di Marrakech. In <em>Turismo al maschile, turismo al femminile. L’esperienza del viaggio, il mercato del lavoro, il turismo sessuale</em> (E. Dell’Agnese e E. Ruspini, cura). Padova: Cedam.</li>\n<li>Borghi, R. (2005). Marrakech postmoderna, ovvero la spazializzazione dell’immaginario occidentale. In <em>Lo spettacolo della città</em> (C. Minca, cura) Padova: Cedam.</li>\n<li>Borghi, R e F. El Amraoui (2005). “Le reveil des femmes”: les nouveaux rapports de genre dans un village du nord-est marocain. <em>Géographie et Culture</em> 54:121-136.</li>\n<li>Borghi, R. (2006). <em>Dinamiche coloniali e postcoloniali nell’analisi dello spazio urbano di Marrakech, Guéliz</em>. Tesi di dottorato, Università Ca’ Foscari di Venezia.</li>\n<li>Borghi, R. (2006). Il XXIX Congresso Geografico Italiano. <em>Rivista Geografica Italiana</em> CXIII, 1: 169-173 (Notiziario).</li>\n<li>Borghi, R. (2006). Luoghi e Identità. <em>Rivista Geografica Italiana</em> CXIII, 1:189-191 (Informazione bibliografica).</li>\n<li>Borghi, R. (2006). Elisée Reclus, Natura e Educazione. <em>Rivista Geografica Italiana</em> CXIII, 2: 373-375 (Notiziario).</li>\n<li>Borghi, R. e F. El Amraoui (2006). Sguardi sulla condizione femminile nel milieu rurale marocchino (il villaggio di Hassilabiad). In <em>Percorsi di Geografia Sociale</em> (D. Lombardi, cura). Bologna: Patron.</li>\n<li>Borghi, R. e S. Soriani (2006). Il ruolo della geografia nella costruzione del Marocco coloniale. <em>Rivista Geografica Italiana</em> CXIII, 2:695-712.</li>\n<li>Borghi, R., S. Soriani e G. Zanetto (2006). Turismo, patrimonio culturale e trasformazione dello spazio urbano: riflessioni sulla recente esperienza di Marrakech. In <em>Scritti in onore di Alberto Di Blasi</em> (C. Santoro, G. Campione e F. Farinelli, cura) Bologna: Patron.</li>\n<li>Borghi, R. e M. Camuffo (2007). Società civile e governance del territorio, il ruolo delle associazioni spontanee nell’Educazione Ambientale. In <em>Culture della sostenibilità</em>, n. 1:146-159.</li>\n<li>Borghi, R. e M. Camuffo (2007). Le développement participatif dans le milieu rural au Maroc : l’exemple des Associations féminines. In <em>Femmes et Mobilités</em>. (C. Gavray, cura) Marcinelle: Cortext.</li>\n<li>Borghi, R., M. Camuffo e P. Minoia (2007). Cambiamenti sociali e nuove dinamiche territoriali: l’impatto del turismo in ambienti fragili. In <em>Atti delle Giornate della Geografia 2006</em>, Udine (CD-rom).</li>\n<li>Borghi, R., F. Lando e M. Senn (2007). Aménagement touristique et transformation de l’espace urbaine : les risques du développement du secteur à travers le cas comparé de Venise et Marrakech. In <em>Aménagement du territoire et risques environnementaux au Maroc</em> (B. Akdim e M. Laaouane, cura). Fez: Publications de l’Université Sidi Mohamed Ben Abdellah. </li>\n<li>Borghi, R. (2008). <em>Geografia, postcolonialismo e costruzione delle identità. Una lettura dello spazio urbano di Marrakech</em>. Milano: Unicopli.</li>\n<li>Borghi, R. (2008). La mise en scène de la ville: regard sur l’espace urbain de Marrakech coloniale et postcoloniale. In <em>Le fait colonial au Maghrèb roptures et continuités</em> (N. Maarouf, cura). Parigi: L’Harmattan.</li>\n<li>Borghi, R. (2008). Fatima e le altre. <em>Moleschin</em> 1(8):34-35.</li>\n<li>Borghi, R., P. Minoia, G. Zanetto (2008). “Venice is not sinking”: il turismo a Venezia tra immagine globale e nuovo marketing territoriale. In <em>Il turismo nello sviluppo e nella politica della città</em> (F. Adamo, cura). Bologna: Patron.</li>\n<li>Borghi, R. e A. Rondinone, cura (2009). <em>Geografie di genere</em>. Milano: Unicopli.</li>\n<li>Borghi, R. (2009). Introduzione (ad una geografia de-genere). In <em>Geografie di genere</em> (R. Borghi e A. Rondinone, cura). Milano: Unicopli.</li>\n<li>Borghi, R. (2009). La ‘razza’, ovvero come l’evidenza spesso inganna (e l’abito non fa nemmeno il monaco…). In <em>Geografie di genere</em> (R. Borghi e A. Rondinone, cura). Milano: Unicopli.</li>\n<li>Borghi, R. (2009). Ordine sociale e ordine urbano: la ville nouvelle nell’ideologia coloniale francese. In <em>Multiculturalismo alla francese? Dalla colonizzazione all’immigrazione</em> (D. Costantini, cura). Firenze: Firenze University Press.</li>\n<li>Borghi, R. (2009). La geografia delle donne: riflessioni sul senso del luogo. In <em>Desiderio di città</em> (AA.VV., cura). Venezia: Comune di Venezia.</li>\n<li>Borghi, R. (2009). Sostenibilità e innovazione nello sviluppo turistico. Milano e la Lombardia (Informazione bibliografica). <em>Rivista Geografica Italiana</em> CXVI:538-539.</li>\n<li>Borghi, R. (2009). <em>Il corpo giusto</em>. <a href=\"http://www.luogoespazio.info/\">www.luogoespazio.info</a></li>\n<li>Borghi, R. (2009). <em>Pasta, pelati e burqa</em>. <a href=\"http://www.luogoespazio.info/\">www.luogoespazio.info</a></li>\n<li>Borghi, R. (2009). <em>La democrazia in fallo</em>. <a href=\"http://www.luogoespazio.info/\">www.luogoespazio.info</a></li>\n<li>Borghi, R. e M. Camuffo (2009). Pesci bianchi e pesci neri. Racconto dei luoghi e discorso interculturale nella letteratura per l’infanzia. In <em>Didattica critica della geografia: libri di testo, carte, narrazioni nel discorso geopolitico </em>(E. Squarcina, cura). Milano: Unicopli.</li>\n<li>Borghi, R. e F. Celata (2009). <em>Turismo critico. Immaginari geografici, performance e paradossi sulle rotte del turismo alternativo</em>. Milano: Unicopli.</li>\n<li>Borghi, R. e F. Celata (2009). Introduzione. In <em>Turismo critico. Immaginari geografici, performance e paradossi sulle rotte del turismo alternativo</em> (R. Borghi e F. Celata, cura). Milano: Unicopli.</li>\n<li>Borghi, R. e E. dell’Agnese (2009). Genere. In <em>Geografia. Strumenti e parole</em> (E. dell’Agnese, cura). Milano: Unicopli.</li>\n<li>Borghi, R. e C. Minca (2009). Morocco: Restaging Colonialism for the masses. In <em>Culture of Mass Tourism</em> (M. Crang <em>et al</em>., cura). Burlington: Ashgate.</li>\n<li>Borghi, R. e A. Rondinone (2009). Donne di città in città da uomini: un’analisi geografica di Sex and the City. <em>Geotema</em> 33(2007).</li>\n<li>Borghi, R. e M. Camuffo (2009). “L’(in)sostenibile leggerezza del fare”: educazione ambientale e certificazioni ambientali nella gestione dell’ecoturismo. In <em>Bollettino della Società Naturalisti Silvia Zenari</em>, n.33, dicembre 2009, ISSN 1720-0245.</li>\n<li>Borghi, R. (2010). Eteronormatività e spazio urbano. In <em>È successo qualcosa alla città </em>(P. Barberi, cura). Roma: Donzelli.</li>\n<li>Borghi, R. e M. Camuffo (2010). La città postcoloniale. <em>È successo qualcosa alla città </em>(P. Barberi, cura). Roma: Donzelli.</li>\n</ol>\n<p>&nbsp;</p>\n<p><strong>In corso di pubblicazione</strong></p>\n<ol>\n<li>Borghi, R. (2010). “La plus belle nuit du monde”. La messinscena urbana dell’etnochic. <em>Città in controluce</em>. </li>\n<li>Borghi, R. (2010). Immaginario collettivo e costruzione dello spazio urbano: la conquista culturale di Marrakech. In <em>Percorsi di Geografia tra cultura, società e turismo</em> (L. Mercatanti, cura). Bologna: Patron. </li>\n<li>Borghi, R., R. Marcato e E. Maspoli <em>L’Estremo Occidente. Itinerari e approfondimenti del Marocco</em>. Torino: Ananke (uscita prevista settembre 2010).</li>\n<li>Borghi, R., M. Camuffo e F. Martegani (2010). ‘Who likes potatoes?’. The Persisting Association Women/Nature in Italian Mass Media. In <em>Atti del convegno Genre, pouvoir et Société</em>, Università Ibn Tofail, Kénitra, Marocco, 10-11 dicembre.</li>\n<li>Borghi, R. (marzo 2010). Ricamare il mondo. <em>Rivista Geografica Italiana</em> (Informazione bibliografica).</li>\n<li>Borghi, R., M. Camuffo e P. Minoia Le tourisme en milieu fragile: entre développement humain et dégradation environnementale. In <em>Atti del Convegno Internazionale Tourisme et pauvreté</em> (S. Boujrouf e O. Tebbaa, cura). Marrakech: Università Cadi Ayyad. </li>\n<li>Borghi, R., M. Camuffo et F. El Amraoui Société civile et développement participatif : le cas de l’Association Hassilabiad (Hassilabiad, Merzouga). In Atti del convegno <em>La culture amazighe et le développement humain dans les communautés rurales</em>, IRCAM, Ouarzazate, 23-24 febbraio 2007.</li>\n<li>Borghi, R. e M. Camuffo A gender approach to Environmental Education in Morocco. In <em>Atti 4th World Environmental Education Congress</em>, Durban 2-6 luglio 2007.<strong>&nbsp;</strong></li>\n</ol>\n<p>&nbsp;</p>\n<p><em>&nbsp;</em></p>\n<p><em>Fatima e le altre...</em></p>\n<p>Rachele Borghi</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p>“Karima, Karima, sei proprio tu?” Mi voltai istintivamente perché sapevo chi mi chiamava con quel nome. Erano passati quasi otto anni e ancora lei si ricordava di me. Io non l\'avrei mai riconosciuta e non perché il suo viso era in parte celato dal velo nero, ma perché le mie capacità fisionomiste lasciano sempre desiderare e mi mettono sempre in situazioni imbarazzanti. Era Fatima, una delle donne che lavorano sulla piazza di Marrakech, la famosa e mitica Jamaa al Fna. L\'avevo conosciuta diversi anni prima, durante un lungo soggiorno a Marrakech, quando preparavo la tesi di laurea. In quel tempo il mio (s)oggetto di ricerca era la piazza nel suo insieme. Cercavo di capire il motivo del successo dell\'immagine di questo luogo alquanto \'strano\' e affascinante per l\'occhio occidentale. Il mio interesse era concentrato sugli <em>alaiquiy</em>, gli artisti che danno vita ogni giorno a quel grande teatro all\'aperto (come viene spesso definito dalle guide di viaggio e dalla stampa) che è Jamaa al Fna. Qui, infatti, si radunano quotidianamente cantastorie, incantatori di serpenti, saltimbanchi, musicisti, teatranti, dottori, erboristi, astronomi e chiromanti che ne determinano la sua unicità, in modo particolare agli occhi degli stranieri.</p>\n<p>Credevo ingenuamente, che Fatima e le altre donne non fossero di grande interesse per la mia ricerca perché non facevano niente di \'speciale\'. Svolgevano attività marginali, una sorta di ‘contorno’ di quelle più celebri: vendita di pane, vendita di <em>tarbuch</em>, i tipici copricapi maschili, tatuaggi con l’henné, cartomanzia. Si limitavano a correre dietro ai turisti – alle turiste in particolare – chiedendo insistentemente loro di farsi decorare le mani con il loro henné di qualità scadente.&nbsp; “Madame, madame, voulez vous l\'henne?” era il ritornello, che si faceva largo tra le mille indistinguibili voci, che frastornavano la mia testa. La mia presenza quotidiana e assidua aveva però attirato la loro attenzione. I miei continui rifiuti a beneficiare della loro \'arte\' cominciava a insospettire. Che non fossi una turista \'normale\'? Cosa ci facevo lì sempre sola? Fu così che un giorno lo slogan di rito lasciò il posto alla domanda: “Ma tu chi sei?”. Spiegai allora, che ero una studentessa e che stavo facendo una ricerca per terminare i miei studi. La loro curiosità venne appagata e lasciò il posto a quel senso di protezione, che accomuna, come dice la celebre canzone, \'tutte le mamme del mondo\'. Da quel giorno fui \'adottata\' dalle donne della Jamaa al Fna.</p>\n<p>Passavo l\'intera giornata sulla piazza, cercando di osservare il più discretamente possibile quello che succedeva, nella convinzione che a casa degli altri si debba accedere in punta di piedi. Gironzolavo qua e là fino a quando venivo richiamata per l’appuntamento fisso: il pranzo a base di pane e <em>koutoubia</em>, una specie di mortadella rigorosamente <em>halal</em>. Sedevamo in mezzo alla piazza, sui <em>kursi</em>, gli sgabellini in plastica che di solito vengono utilizzati dentro gli hammam e mangiavamo tutte insieme i panini che ci preparava il droghiere. Ovviamente, era fuori discussione che pagassi io, dal momento che ero ancora una studentessa. Questa cosa mi disorientava parecchio, siccome mi sembrava scontato che, per una sorta di ridistribuzione mondiale del reddito, quella a pagare dovessi essere io. Bisogna dire però che anch\'io contribuivo in qualche modo a portare a casa il pane. Avevamo messo in piedi una sorta di spettacolino quotidiano che consisteva in una messinscena del loro lavoro. Io dovevo sedermi sullo sgabellino e loro dovevano fare finta di farmi l\'henné sulle mani o sui piedi. Il fatto che io fossi straniera, poteva servire da richiamo per i turisti. I turisti, infatti, tendono sempre ad andare dove ci sono altri turisti, quasi si sentissero rassicurati dalla presenza di altri \'uguali\' a loro. Ecco, quindi, che io rappresentavo il richiamo per le anatre che faceva al caso loro. Le turiste che passavano di là si fermavano incuriosite ed era a me che si rivolgevano per avere delucidazioni sul lavoro, spesso non considerando nemmeno le altre presenti. Io dovevo allora decantare le loro doti di abili tatuatrici e assicurare che Fatima, Aicha o Leila fossero senza alcun dubbio le migliori nel loro campo! La domanda successiva riguardava ovviamente il prezzo della prestazione, cosa che mi metteva molto in imbarazzo, poiché le mie amiche mi chiedevano di dire una cifra che sfiorava il furto! Riuscivo allora a contrattare un prezzo che avrebbe permesso a loro di guadagnare abbondantemente e a me di non sentirmi (troppo) in colpa...</p>\n<p>In questa <em>mise en scène</em>, naturalmente, l’abbigliamento diventava fondamentale per la buona riuscita della performance: io dovevo essere quanto più \'occidentale\', loro quanto più \'orientali\', con buona pace della geografia, dato che il Marocco è a ovest dell\'Italia... Ho chiesto però a quelle che indossavano il velo, il motivo della loro scelta. Volevo, infatti, capire se si trattasse di una costrizione religiosa o di una scelta che dipendeva anche dal fatto di trovarsi su Jamaa al Fna, spazio pubblico del tutto particolare. Molte venditrici di pane, come anche tante cartomanti, essendo anziane, lo portano per abitudine. Per le donne dell’henné, invece, la questione è più complessa in quanto il velo ha per loro una duplice funzione: da una parte le protegge e le preserva dalle continue molestie e attenzioni che una donna subisce spesso per la strada. Dall’altra, però, alcune di loro mi hanno detto di portarlo esclusivamente per una questione di \'immagine\', per mostrarsi ‘tradizionali’ agli occhi dei turisti. Ecco, quindi, cadere un altro punto di riferimento del nostro rapporto con l\'alterità: il velo come simbolo identitario e religioso. Per loro, infatti, diventa una sorta di divisa, a immagine della tradizione, o meglio, una ‘garanzia di autenticità’, in maniera non molto differente dai centurioni del Colosseo! Il velo fa sì che la donna sia immediatamente riconoscibile agli occhi degli stranieri, cosa che li rassicura e non fa percepire l’approccio della donna come un’aggressione. La donna velata gioca un ruolo centrale nella <em>mise en scène</em> ‘Orientale’, quale ‘attrice’ per un pubblico Occidentale, in quanto, come sostiene la geografa Anna Secor, rappresenta l’inscrutabilità dell’oriente, evoca l’immaginaria sensualità dell’isolato spazio femminile (harem), ed è emblematica, per dimostrare la supposta barbarità delle società musulmane.</p>\n<p>Queste donne sono assolutamente coscienti della <em>gaze</em> turistica, del punto di vista dei turisti che acquistano, oltre al servizio, anche e soprattutto uno spettacolo e un’esperienza. Si tratta di una negoziazione del significato di tradizione e di modernità che passa attraverso l’abbigliamento e la propria performance su Jamaa al Fna, determinata dalla dialettica tra lo sguardo del turista e la propria auto-rappresentazione.</p>\n<p>Qualcuna di loro sostiene che il velo abbia anche un valore quale segno di distinzione dalle diverse prostitute che si trovano nei pressi della piazza. E’ difficile pensare che sia davvero così perché le prostitute ‘del popolo’, quelle a basso costo, portano il velo e la <em>jallaba</em>, l’abito tradizionale, come le altre donne. Non è semplice, quindi, per uno straniero distinguerle dalle altre donne, perché in uno spazio complesso come Jamaa al Fna sono difficilmente codificabili.</p>\n<p>Ciò che ho subito capito, di là dalle riflessioni utili alla mia ricerca, è che la \'questione\' del velo era una \'questione\' solo per me, che lo caricavo di significati che in realtà avevo maturato nel mio contesto di appartenenza. Cosa che mi ha dimostrato, ancora una volta, come la ricerca porti il ricercatore e la ricercatrice a scontrarsi in continuazione con i propri pregiudizi, con i riferimenti dati dalla propria cultura di provenienza e con la necessità di ri-valutare il concetto di genere secondo il contesto. L’incontro con ogni donna mi ha portato, anche se solo per un momento, all’interno di un microcosmo che, pur presentando caratteristiche comuni con gli altri, mantiene una propria irripetibile specificità, con buona pace per chi si sente rassicurato dalle generalizzazioni e per chi crede ancora che vi sia un \'soggetto donna\' da analizzare...</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<p>&nbsp;</p>\n<div>\n<hr size=\"1\" />\n<div>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" id=\"_ftn1\">[1]</a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; In 2006, several Italian TV stations begun to broadcast the advertising campaign of a well-known brand of crisps, <em>Amica Chips</em>. The main character of this campaign was a renowned porno-movies star, Rocco Siffredi. From the outer border of a swimming pool set in a luxury villa – clearly recalling the lifestyle of Hugh Hefner, the founder of male-only-magazine Playboy – he states to ‘have tasted’ a lot of different ‘potatoes’, of being an expert in this subject, and that his final choice is <em>Amica Chips</em>. The commercial ends with the camera shooting the actor while eating crisps, and displaying the question-slogan “who likes potatoes?”. This advertisement plays an ironic game on the twofold meaning of ‘patata’, officially used to mean both potato and crisps, but in popular language also meaning vagina.&nbsp;&nbsp;</p>\n</div>\n<div>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" id=\"_ftn2\">[2]</a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; According to Gauntlett, for example, in Fiske’s work<em>audience power</em> denotes a point of view diametrically opposed to that outlined by Adorno (Gauntlett, 2002, p.23). As Fiske argues, at the beginning of <em>Understanding Popular Culture</em>, Adorno states that “popular culture is made by people, not produced by the culture industry” (Fiske, 1989, p.24). Nevertheless, Stuart Hall’s ‘encoding/decoding’ model (1973)&nbsp; suggests that a message conveyed through mass-media could be ‘decoded’ by the audience in different and unpredictable ways. This approach reflects Hall’s interest in the work of Antonio Gramsci (1891-1937), who had argued that leaders can obtain the consent of the masses (‘hegemony’) only as long as they make their political views look like ‘common sense’ (Gauntlett, 2002, p.26)</p>\n</div>\n<div>\n<p><a href=\"#_ftnref3\" id=\"_ftn3\">[3]</a> Il lavoro è stato presentato e discusso nel “Lunedì della Geografia Cafoscarina” del 22 novembre 2005. La discussione ha maturato il contenuto del lavoro ed allargato gli interessi. Si ringrazia i partecipanti per suggerimenti e critiche.</p>\n</div>\n<div>\n<p><a href=\"#_ftnref4\" id=\"_ftn4\">[4]</a> Sulla transizione democratica in Marocco si veda, ad esempio, Benaddi 2000.</p>\n</div>\n<div>\n<p><a href=\"#_ftnref5\" id=\"_ftn5\">[5]</a> <em>Association Hassilabiad, Taouz</em>.</p>\n</div>\n<div>\n<p><a href=\"#_ftnref6\" id=\"_ftn6\">[6]</a> Dati più recenti si potranno avere appena saranno disponibili i risultati dell’ultimo censimento effettuato tra settembre e ottobre 2004.</p>\n</div>\n<div>\n<p><a href=\"#_ftnref7\" id=\"_ftn7\">[7]</a> Per un’analisi statistica della situazione della donna rurale in Marocco si veda Ghémires, 1995.</p>\n</div>\n<div>\n<p><a href=\"#_ftnref8\" id=\"_ftn8\">[8]</a> Sull’argomento si veda anche Combe 2002.</p>\n</div>\n<div>\n<p><a href=\"#_ftnref9\" id=\"_ftn9\">[9]</a> Si veda Ait Hamza 1995.</p>\n</div>\n<div>\n<p><a href=\"#_ftnref10\" id=\"_ftn10\">[10]</a> Si veda anche Harrami 1998.</p>\n</div>\n<div>\n<p><a href=\"#_ftnref11\" id=\"_ftn11\">[11]</a> Sull’argomento si veda anche Bourdieau 1998.</p>\n</div>\n<div>\n<p><a href=\"#_ftnref12\" id=\"_ftn12\">[12]</a> Parola dell’arabo marocchino che esprime un sentimento di vergogna.</p>\n</div>\n<div>\n<p><a href=\"#_ftnref13\" id=\"_ftn13\">[13]</a> Noureddine Harrami (1998) ha condotto uno studio antropologico sul concetto di <em>hchouma</em> come regolatore dei rapporti sociali e di genere in Marocco.</p>\n</div>\n<div>\n<p><a href=\"#_ftnref14\" id=\"_ftn14\">[14]</a> Questo comportamento ha anche favorito l’integrazione delle donne nomadi appena sedentarizzatesi nel villaggio.</p>\n</div>\n<div>\n<p><a href=\"#_ftnref15\" id=\"_ftn15\">[15]</a> Si veda CERED 1995.</p>\n</div>\n<div>\n<p><a href=\"#_ftnref16\" id=\"_ftn16\">[16]</a> Sul ruolo della donna nel processo di produzione in contesto rurale si veda Alaoui 1989.</p>\n</div>\n<div>\n<p><a href=\"#_ftnref17\" id=\"_ftn17\">[17]</a> A questo proposito, si veda Alaoui 1989.</p>\n</div>\n<div>\n<p><a href=\"#_ftnref18\" id=\"_ftn18\">[18]</a> I clienti sono in generale i turisti. La regione in cui si trova Hassilabiad sta diventando sempre di più una meta privilegiata di un turismo europeo che vede nel deserto lo scenario privilegiato della propria vacanza in Marocco.</p>\n</div>\n<div>\n<p><a href=\"#_ftnref19\" id=\"_ftn19\">[19]</a> Questa parola è stata utilizzata dalla maggior parte degli uomini e delle donne interrogati sull’argomento.</p>\n</div>\n<div>\n<p><a href=\"#_ftnref20\" id=\"_ftn20\">[20]</a> P. Bourdieu; cit. in Belarbi 1994.</p>\n</div>\n<div>\n<p><a href=\"#_ftnref21\" id=\"_ftn21\">[21]</a> Sulla complessità delle interazioni esistenti tra la sfera pubblica simbolizzata dallo Stato e la sfera privata della famiglia si veda Alami M’Chicho 2002&nbsp;: 27.</p>\n</div>\n<div>\n<p><a href=\"#_ftnref22\" id=\"_ftn22\">[22]</a> Le donne non occupano la sala dove si riuniscono gli uomini ma restano nella sala adiacente. Esse non intervengono direttamente nel dibattito e rimangono nascoste allo sguardo degli uomini ma la porta lasciata aperta permette la comunicazione tra le due stanze e la circolazione delle informazioni.</p>\n</div>\n<div>\n<p><a href=\"#_ftnref23\" id=\"_ftn23\">[23]</a> Si pensi, ad esempio, ai tristi fatti di cronaca che riportano suicidi di adolescenti perché additati come ‘gay, froci, checche’ dai compagni.</p>\n</div>\n<div>\n<p><a href=\"#_ftnref24\" id=\"_ftn24\">[24]</a> A molte donne sarà capitato di fare lunghe file di fronte alla porta della ‘toilette delle signore’, a fronte di bagni destinati agli uomini vuoti. Cosa spinge una persona a perdere parte del suo tempo (ovviamente prezioso nella concezione occidentale del tempo…) quando potrebbe velocizzare il tutto accedendo ad uno spazio che in definitiva assolve alla stessa funzione ed è spesso speculare? Si può spiegare con il concetto foucaultiano di ‘governamentalità’ ma può essere più semplicemente visto come un effetto della femminilità e della maschilità compulsiva.</p>\n</div>\n<div>\n<p><a href=\"#_ftnref25\" id=\"_ftn25\">[25]</a> Il ‘discorso’, secondo la concezione sviluppata da Foucault, è considerato un insieme di fonti, capacità, saperi che interagiscono nella costruzione del significato della coppia soggetto-oggetto, dotato di una propria coerenza interna e capace di creare consenso. Si tratta di grandi cornici di senso, in grado di orientare pratiche, processi e il modo stesso di interpretare il mondo. Sono visioni del mondo largamente condivise, spesso implicite, e fondate non necessariamente sulla loro coerenza o bontà teorica, quanto sulla capacità di aggregare pratiche e interessi, attitudini culturali e processi di legittimazione sociale (Minca e Bialasiewicz, 2004).</p>\n</div>\n<div>\n<p><a href=\"#_ftnref26\" id=\"_ftn26\">[26]</a> Sul rapporto, in particolare, tra genere e costruzione della nazione si veda dell’Agnese 2005).</p>\n</div>\n<div>\n<p><a href=\"#_ftnref27\" id=\"_ftn27\">[27]</a> Si pensi, ad esempio, ai dibattiti che si scatenano spesso aintorno ai Gay Pride, visti come eventi che disturbano il senso comune, fenomeni ‘fuori luogo’ dal momento che esplicitando la propria non-eterosessualità diventano ‘trasgressori’ nello spazio pubblico (si veda Minca e Bialasiewicz, 2004).</p>\n</div>\n</div>\n', created = 1544882092, expire = 1544968492, headers = '', serialized = 0 WHERE cid = '2:e64ebf462fe87dd1667cf7fb47e16faa' in /web/htdocs/www.dirittipopoli.org/home/includes/cache.inc on line 108.
Le travail des femmes dans le contexte rural au Maroc:
 quelle place pour l’éducation pour l’environnement
Rachele BORGHI (Université de Venise, Centre Interdépartemental IDEAS)rachele@unive.it
Monica CAMUFFO (Université de Venise, Centre Interdépartemental IDEAS)camonic@unive.it
Fatima EL AMRAOUI (Association Hassilabiad, Merzouga, Maroc)

L’éducation pour l’environnement est aujourd’hui reconnue comme l’un des piliers de la governance pour le développement durable. Mais la valeur de ce concept ne se limite pas seulement à une formation naturaliste ou à la transmission des comportements ‘écologiquement corrects’. L’IUCN a bien expliqué que l’éducation pour l’environnement doit être conçue comme un processus d’apprentissage continu (lifelong learning) qui permet aux individus de prendre coscience de leur environnement, d’apprendre et de partager leurs connaissances, leurs compétences, leurs valeurs et leurs experiences. Ils apprennent en même temps à developper la détermination qui les rendra capables d’agir à un niveau individuel et collectif dans le but de résoudre les problèmes environnamentaux présents et futurs. Il est donc évident qu’il faut adapter l’éducation pour l’environnement à chaque milieu, pour ne pas appliquer de modèles généraux qui ne tiennent pas compte du contexte particulier. En effet, chaque projet éducatif doit considérer les caracteristiques environnamentales du lieu autant que ses aspects sociaux et culturels.

Dans ce travail nous prendrons en considération un contexte rural, celui du village de Hassilabiad au Maroc et le travail d’un acteur social fondamental indispensable pour la reussite de tout projet de développement : les femmes du village. Une attention particulière du gouvernement marocain a été portée au contexte rural, considéré traditionnellement comme secondaire en comparaison au contexte urbain. Ce débat est lié à la question du statut et du rôle de la population féminine au Maroc et part de la prise de conscience de la nécessité de l’intégrer à tout processus de développement. Aicha Belarbi ajoute qu’il y a eu une prise de conscience de plus en plus soutenue pour la necessité d’impliquer et d’intégrer les femmes dans les différents projets de développement. Les femmes rurales sont devenues un sujet à l’ordre du jour dans ces projets et dans les rencontres nationales et internationales. Elles s’imposent dans le cadre d’une redéfinition des politiques de développement qui, jusqu’à maintenant, les ont ignorées ou ne leur ont accordé que peu de place. S’ajoute à cela le fait que la femme rurale assure une triple activité : la vie familiale (travaux domestiques et éducation des enfants), la production agricole et la sauvegarde de l’identité culturelle. 

Chaque projet de développement concernant le milieu rural au Maroc doit prendre en considération la composante féminine des habitants des villages, étant donné que dans les campagnes, près de 40% des actifs sont de sexe féminin. La femme rurale commence à travailler très jeune : 76% des femmes deviennent actives avant l’âge de 15 ans. Elle exerce son activité en même temps à l’intérieur et à l’extérieur du foyer ; à l’intérieur, elle réalise tous les travaux ménagers, elle traite et transforme les produits alimentaires, elle fait de l’artisanat. C’est elle aussi qui est généralement chargée de la corvée de l’eau et du bois ; à l’extérieur, elle participe à l’ensemble des activités agricoles aussi bien dans le secteur de l’élevage que dans les autres secteurs des cultures et arboricultures.

Les femmes, à cause de leurs activités quotidiennes et de leur rôle au sein du village, sont en relation stricte avec l’environnement et elles sont les premières à gérer les questions environnementales. Les problèmes de désertification, de carence en eau, de la gestion des déchêts, des effets de toxicité engendrés par la combustion du charbon les interpelle quotidiennement.

Ces considérations nous ont poussé à nous intéresser aux projets d’éducation pour l’environnement mis en place dans le village de Hassilabiad, dans le sud est marocain, grâce aux efforts de l’Association AHT, gerée par des représentants de la communauté locale. L’Association Hassilabiad pour l’environnement, le développement et la coopération (AHT) a été constituée en 1998, dans le village de Hassilabiad (commune rurale de Taouz, province d’Errachidia) dans le but de pallier à la situation fâcheuse vécue au sein de la population et d’améliorer les conditions de vie. Pour cela AHT participe à la dynamisation de la vie locale, en adoptant une approche intégrée, basée sur les principes et mécanismes d’approche participative et de développement local à l’aide d’un travail de proximité organisé. L’objectif est de réaliser certaines actions prioritaires, parmi lesquelles l’éducation pour l’environnement et la sensibilisation des habitants aux questions environnementales. Pour rejoindre cet objectif, l’Association s’est adressée aux femmes du village qui, de par leur rôle à l’interieur de la société rurale, sont les plus sensibles à ce genre de problématique et les plus disposées à s’impliquer dans les projets éducatifs.

 

 

 

In Atti del convegno “Genre, pouvoir et société”, Università di Kénitra, Marocco, 9-10 dicembre 2009.

« who likes potatoes ?[1] » 

the persisting association women/nature in italian mass media

Rachele Borghi, Monica Camuffo, Fiammetta Martegani

IDEAS, University of Venice

University of Milan-Bicocca 

 

 

Introduction: advertising and political scenario in the Italian context

In the recent history of Italy, governments of different political tendencies have all recurrently declared a firm intention to encourage the participation of women to the political,life of the Country, which at present is still very partial. However, such a professed commitment has not been supported by policies aiming at changing the popular perception of women. The present discrepancy between public, academic and popular discourses is clearly visible in the advertisement campaigns promoted in Italy, and in Italian mass media in general, and this discrepancy fosters an image of women imbued with deep-rooted stereotypes on a specific characterisation and division of roles, both in private and in public life.

Moreover, as it is probably well-known, for several months Italy has been at the centre of international attention for the so-called sexygate. Continuously nourished by new scandals, it has been accompanied by attitudes and statements on the side of political actors ending up increasing the already high level of political tension and social conflict. The sentence addressed, on October 8th, 2009m by the Italian Prime Minister to the Vice-President of the Chamber of Deputies,  Mrs. Rosy Bindi, “You are more beautiful than intelligent” refuelled  the discussions of the relation between Premier Berlusconi and the female gender as a whole. While mass media, especially in Italy, focused on the political implications of this quite ambiguous relation, in this article we intend to pay attention to its cultural origins and implications.

Ever since the beginning of the ‘Noemi case’, the whole embarrassing dispute has certainly had the merit of bringing to the attention of public opinion the process of ‘showgirlinasation’ of Italian society. As a consequence, many critical opinions that previously were shortly dismissed, are now gaining more and more significance in highlighting a potentially dangerous situation that for too long had been considered as marginal by public opinion, or just a matter of feminist nostalgia. A significant number of Italian websites - 'feminist' or simply more attentive to gender issues - registered an unexpected number of visits; several TV reports addressed the different aspects of such issues  (www.ilcorpodelledonne.net); many blogs advanced critical considerations as way to  react against the dominant logic of silence and of not paying enough attention to all these crucial questions. Some female newspaper journalists of Italian daily La Repubblica even opened an on-line petition collecting more than a thousand signatures under the following slogan “This man offends women and Democracy: let’s stop him”.

However, in many respects Italy’s condition at present resembles that of a mirror, for it mirrors a view of the world that seems to be the product of Italian culture, where gender issues are considered as minor issues, that should be debated in some specific but  restricted physical and e psychological spaces. Despite the progress made on this and similar topics in the social sciences, research in this field has not hitherto had any considerable impact on public opinion. Even if the attitude of the Italian PM legitimises both the patriarchal relations of female subordination, and (patriarchal) gender roles, yet the weak reaction of  public opinion is quite telling, as it seems to prove that this attitude is an effect rather than a cause. What is probably at stake here, in fact, is  rather the consolidation of a generic attitude based on hegemonic discourses shaped through time, and with the crucial role of several TV-shows targeting the general audience. At the same time. we have also to face the lack of alternative interpretative tools to understand this peculiar situation, as well as the lack of alternative cultural models to follow, both for women and for men.

Among many different channels trough which it flows, such an hegemonic discourse is also conveyed by making use of the specific means of the advertising industry, which can be considered paradigmatic tools for the promotion of stereotypical images of women, of long-standing gender characterisations, and of traditional role divisions in both the private and public life.

The current mechanisms of the advertising industry work through the ideas of some social actors, obviously biased by their social role. The analysis of these ideas implies therefore the analysis of the spaces where they take shape, which could well be physical and psychological cages in support of the production of specific hegemonic discourses. In Italy in particular, the discursive production developed through mass-media images is a challenge to democracy, for it pushes those social groups considered almost as illegitimate by dominant discourse, outside the ‘legitimate’ boundaries of society. There are several structural discourses able to tame individuals belonging to these social groups, and able to put the institutional life of any organizations and communities at risk. Since images are representations but, at the same time, also interpretations of reality, understanding the impact that a set of images can have on the democratic fabric of civil society, should be regarded as a very important task to achieve (Tota 2008a).

As a matter of fact, since cultural meanings are socially created and transmitted, the,specific interpretations of reality delivered through mass-media can set the ground to the legitimization and ‘naturalization’ of the inequalities and discriminations continuously reproduced in society. This might happen also as a consequence of an effect of ‘visual pollution’ (Tota 2008b), consisting in the everyday practice of being in contact with some particularly addictive images. The consequence is that the particular messages fostered by these images are taken almost for granted, becoming in many respects no longer visible while being interiorized through a sort of  passive acceptance, which lowers the chance of possible reactions against the same messages. Any image produced for mass consumption is the result of  a discursive production: it is an artefact that combines and brings together - with any sort of intention and purpose – a specific view of the world, for, as Stuart Hall puts it (1980),  images are more effective than words in producing and legitimizing specific views of the world.

As images and the whole apparatus that creates and support their flow, can contribute to the legitimisation of a specific view of the world, McLuhan (1967) compares mass-media to a set of raw materials and natural resources such as coal, cotton and oil. Nevertheless, as Anna Lisa Tota argues (2008b, p. 31), we should not forget  that “when we speak of mass-media images of women or men, we always hint at their potential rather than their effective influence upon the audience”, for “there are ample degrees of freedom in which social actors play certain textual scripts”.[2]

Individuals, in fact, have different ideological apparatuses (e.g: the school, the family, the Church) providing them with models and means of identification. At the same time, they are also able to create subjective elaborations allowing them to decipher a number of messages and of different codes and values. If this holds true, it is equally true also that, very often, there are specific institutional materials providing support to the media discourse, and above all providing its legitimization. Among these materials there are, for example, some essays published in the last two decades in Italy on school syllabus and textbooks (see Squarcina, 2007; Martegani e Squarcina, 2007-2009; Martegani, 2009).

As a result, analyzing the images created within the advertising industry means attempting to decode not only a certain discursive production, linked from time to time to different spatial and temporal contexts, but also a discursive practice culturally and technologically produced. A sound and appropriate scrutiny of these images should be performed not only with the aim of understanding the message that they are attempting to deliver, but also the modalities in which they are delivering it, trying thus to grasp the pervasive ways in which common sense is built.

In this work we aim to provide an account of  the very idea of ‘woman’ emerging from a range of different advertisement campaigns, all having in common the juxtaposition between female bodies and ‘natural’ elements. We attempt to analyse the reasons why in many advertisement campaigns the association between women and nature is continually taken for granted in history of modern Western knowledge, especially from the Enlightenment onwards.

The juxtaposition between women and nature implies also the presence of another crucial association, namely that between men and culture. The hegemonic discourse on the presence of a number of similar of attributes shared by any women, such as instinctiveness, sentimentality, “naturalness”, sweetness, and at the same time aggressiveness, are legitimised by several discursive practices, such as the pervasive media representations delivered by the advertising industry. In particular, given the undeniable overexposure of female in comparison to male bodies, we choose to discuss only the representations of images of femininity, which at present is even more and more inflated with new meanings.  At the same time, with this work we aim at contributing to the current debate on the relation between gender issues and men’s power in Italy, because these are discursive practices only apparently ‘neutral’ but in fact strongly related to political power and to the ways in which the ‘game’ of democracy, civilization of equality and human rights, is played in the field of biopolitics (Foucault, 1975 e 2007) , where female bodies are largely at stake.

 

Woman/ Nature a symbolic connection 

According to Cervelli and Sedda (2005), “the opposition nature/culture may be considered, as an universal signification: it is a fundamental couple in the structuring of cultural worlds, it maintains that that which is 'nature ', is defined as belonging to the field of 'culture' (of a given culture), although by difference and opposition”.

This also means that the boundary between nature and culture is impermanent, changeable, porous: elements that in a specific society at a particular period are parts of 'nature' can, later on, be included into the cultural field while part of “culture” may go out, being perceived as 'data' taken for granted or because cultural definitions label them as natural (Cervelli and Sedda 2005).

This distinction between categories brings about not only homogeneity but also hierarchy among the actors involved.

The particular biological attributes of women (menstruation, childbirth, breastfeeding) have been interpreted in the Western culture as the reason of their being different, and especially of their being inferior to man, while the diversity of the body has been translated into social differences. Since these differences were considered as "natural", escaping from the trap of their body (McDowell, 1999) has always been difficult for women. Women are identified with femininity, human body, Earth, sexuality, while men relate to spirituality, mind, power.

According to Reuther (1996), the origin of these structures of Western thought can be traced back to the culture of Ancient Greece, then perpetuated by Christianity and reinforced by the scientific revolution.

Referring to the natural environment, these approaches, the strict separation in categories, have contributed to deny the diversity and the complexity. The “Nature” has been progressively reorganised and/or isolated from the cultural aspects.  As it has been argued by British geographer Alastair Bonnet (2003, p. 588), in current Western thinking, different "senses of nature" can be represented as polarised on four position: "nature as cosmic order, nature as wilderness, nature as innate essence (particularly insidious in consolidating gender stereotypes) and nature as arbiter of rightness". Although they do not explicitly promote the subordination of "nature", nonetheless these different representations are likely to become the basis of ideological positions that risk to clearly designate, on the one hand, what is virtuous and correct to do, and, on the other, moving away from such conceptualizations, what should be marginalised..

Ecofeminist movements paid special attention to such similarities within processes of discrimination, underlying different nuances but often remarking the existence of a close relationship between women and nature (eg. Shiva, 1989; Merchant, 1992). Not all ecofeminist scholars place this close relationship in relation to the peculiarities of female bodies, such as the ability to give birth. Among them, by contrast, some argue that this closeness relates to the roles and activities that have been socially attached to women, and that have placed them in a situation of greater exposure and sensitivity with respect to issues of environmental degradation (eg. Shiva,1989).

However, this "special attention" has proved  counterproductive, for it does not lead to any subversive reaction against  the status-quo, as a  significant number of cooperation and development projects clearly show (Certomà, 2002).

These and similar classifications not only are still in place, but they are also strengthened by the use that mass-media make of them, with special reference to the advertising industry. The natural environment, with all its different facets, at times are described as dark entities to be avoided and subdued, or, on the contrary, as mild and submissive servants that follow anthropomorphic behavioural patterns.

Several authors analysed the representations of the environment on advertising material (e.g Durfee, 2002), magazines (e.g Southwick, 2004) and movies. They stressed the use of natural images to support the “greenwashing” process,  to declare the attention to the environment while contributing to a commodification and  reification of the Nature. Natural elements become part of the products and at the same time are strongly simplified. The process of ‘stereotypisation’ of nature thus erases all those different and complex aspects that  force us to clearly bear in mind that the environment should not be understood as a system based on cause-effect mechanisms set in motion and controlled by human beings, questioning the universal values of these categories and the subordination of Nature to Culture.

As the Italian ethnographer Franco La Cecla (1992) argues, as human beings we are relentlessly compromising the surviving opportunities of the animals through our pressures on the environment but also we are destroying the opportunity of  personal comparison with them. The images of animals in newspapers, as National Geographic, want to disclose us the animals but in the way we want they are shaped: these images protect us from the trouble of the encounter, of the difference, by the comparison with the animal, “its weight, its smell, and its gaze familiar and different at the same time”(La Cecla, 1992,  p. 13)

Once isolated from the natural processes, animals have been conceptualized as inferior, as differences that should be controlled, as it happened to the women (Reuther, 1996) As a consequence, the association between “natural elements” and women in mass media   strengthens and oversimplifies the peculiarities, roles and duties of both.

A clear example in this respect is the advertising campaign promoted by Carapelli, an Italian brand producing olive oil. In this campaign, the rural landscape on the background aims at creating  a well-known and thus reassuring landscape. It recalls a sense of rural atmosphere, of an idyllic environment that has been totally lost in the everyday experience of the audience. The countryside is described as a peaceful place of interaction with nature. Probably such an effect is  ensured also by a sapient contrast between  warm and cold colours that mitigates the contrast with the neutral colour of the dress worn by a young lady. This latter is entirely part of such a controlled and safe environment, embodying its human expression.

Although it is not directly referred to rural environments, an advertising campaign promoting salad biscuits (fig X) fosters very similar ideas of women as angels of the home, able to choose good food  while also paying attention to aesthetic criteria, and always able live up to the role of wife. Also in this case the image of the environment on the background - ‘natural’ yet visibly modified and controlled by human activities witnessed by the presence of an artificial creek, lined up trees, and mown grass – is implicitly compared to the idea of a reassuring and predictable woman, always ‘faithful’ to the principles of health and wellness.

The advertising campaign of a purgative pastille brand, named Dulcofibre, is a further example of the solid relationship existing between nature-health-wellness-beauty-women. In this campaign, water is described as an element of purity acting on the intestine of a lady while also helping her to preserve the beauty of her own body, which in turn is associated to the beauty and purity of the river’s water in which she dives.

Even more straightforward in this respect is the advertising campaign of Zappalà, promoting mozzarella cheese. This campaign portrays Nature as an environment ‘Other-from-Culture’, as a space of leisure where people is allowed to set their instincts and passions free. By virtue of their own bodies, women, are similarly portrayed as "natural" creatures, while the message being delivered explicitly mentions the "good things of summer." Women are reduced to being perceived just as breasts and something "nice". Just as in the of Enlightenment Nature was just a sum of elements that could be disassembled into parts, and thus easily controlled and handled, in a very similar way also women - described just as bodies, or, rather, just as breasts - can be easily controlled, handled and encouraged to "offer" the ‘good things of summer’.

Specific attention should be paid to the Diesel advertising campaign of 2007, quite remarkable for the oversimplification, or perhaps trivialisation. of an extremely complex phenomenon such as climate change, which will have a dramatic impact not only on human beings (who, by contrast, are portrayed as always happy in the campaign), but on any kind of existing ecosystem.

Climate change is reduced to a tropical garden spontaneously created at the foothills of the Eiffel Tower, in Paris. The powerful message that the image delivers is one in which Nature, despite its current transformations, should not be perceived as frightening for the very reason that ”man” is always dominating over it, and thus is endowed with the possibility of choosing how to live these transformations, with no regards towards all the different natural organisms of which the world is comprised. The place where this image is set, is that of a safe park enclosed within an incoherent tropical forest resembling a dense jungle of houseplants. Human characters in the campaign play the role of people quite familiar with this new environment, to the extent that they even have successfully manage to domesticate a wild animal such an iguana, much more fashionable than dogs and thus destined in the future to replace them. Two ladies observe with some joy but no awareness of the real reason of such situation, awaiting for the man to act.

 

Deconstructing THE ‘Mother Earth’s Archetype

 “Why choosing (and taking pictures to) a specific object in a specific moment in place of another?” (Barthes, 2003, p.8). In Barthes’ work on photography, the question of choosing a subject is all but as banal as it is often believed in the contemporary scenario of the advertising industry in Italy. In fact, what is often portrayed and thus (re)produced is a totalising gender dichotomy between different kind of jobs and occupations. While men are almost always portrayed as entrepreneurs, professionals, or CEOs, women by contrast are usually depicted in their role of ‘secretaries’, and - when not just as mothers or housewife – even more frequently as belonging to the rural world of Nature. This latter can be expressed, in two words, with the name of ‘Mother-Earth’ which in the scenario of the Italian advertising industry, is very often used inappropriately, with meanings and significance changing from time to time.

Such dichotomy is manifestly employed in the promotion, sponsored by Lipton and Perugina, of a National Geographic exhibition probably focused on this very subject of ‘Mother-Earth’ (see Fig.1). By contrast, the tourist marketing industry makes a completely different use of such association, as in the case of the promotional campaign of Terme Euganee, an Italian spa destination (Fig.2), where a naked and sensual woman  is portrayed as the as the product of the spa itself.

 

 

  (Fig.1)    

 

 (Fig.2)

 

 

In this respect, the way in which women are represented in many advertising campaigns in Italy are quite paradigmatic in that they describe women either as part of the landscape or as a product itself promoted by means of  a bodyscape. For example, the logo of De Cecco, a quite notorious brand of Italian pasta (Fig.3), shows what should be the stereotypical image of the Mediterranean woman working in the cornfields of a similarly stereotypical Italian countryside. Abroad, this logo has become a sort of iconic image of Italy, and in fact De Cecco is the most popular brand in the American film-movie industry.

  (Fig.3)

 

In particular, these specific discursive (re)productions are not only based on gender stereotypes, but also on Orientalist and obsolete representations aiming at describing the bodies and the roles of women as particularly representative - as well as ‘constitutive’ - of the Landscape. This latter is likewise “an object placed in the eyes of the subject” (deBeauvoir, 1961, p.189) that men - as the potential buyers (and users) of the same product – are fully allowed to buy, observe, and possess.

“Any subjects attempting to establish themselves require the presence of a different ‘Other’ that put some boundaries and stands in opposition to them, otherwise these subjects cannot achieve their aim [...] Women are not considered for what they are in positive terms, but in negative terms only, for what they appear to be in men’s gaze. Their ambiguity is the same ambiguity of the very idea of Other, which is typically belonging to any human beings, who in fact are able to define themselves only in opposition to the Other”  (deBeauvoir, 1961, pp.187-191).

After about five decades, the then pioneering thoughts of deBeauvoir’s seem to be still very modern today. In the Italian advertising industry, in fact, when the product to be advertised is associated to the image of women either lying down, or awaiting to be ‘consumed’ or ‘purchased’ by men, or working in fields as icons of the Italian Landscape, the end result is not only a stereotypical gender discourse,, but above all the (re)production of Otherness itself. While men (western, and white!) has even set foot on the Moon, women are still firmly attached to the idea of  Mother Earth, in rural “Third World” countries as well as in Italy, supposedly belonging to the “First World”.

Therefore all these stereotypical representations and dichotomies between feminine and masculine, Nature and Culture, “Development” and “Under-development” - often imbued also with “post-racist” ideology – tend to (re)produce ideological discourses of the western way to “development”, supposed to be the only way that also the ‘developing countries’ should follow. According to Latouche, the alternative “cannot be expressed in only one model: the ‘after-Development’ period should necessarily be plural, it should search for different ways to ensure collective growth, without being harmful towards neither the environment nor social relationships”(Latouche, 2001).

As Judith Butler, back in 1990s, had already argued,,banal and hegemonic discourses on gender have always been put forward in association with a dual and very restricted interpretation of reality, which in fact is much more complex (Butler, 1990, 1993) .

Paraphrasing Butler’s words, feminist geographer Linda McDowell stresses the ways in which «the belief in binary divisions of gender has remained a key element of contemporary social practices» and thus the ways in which this belief influenced the binaural structure of social science, typical of the Western world (McDowell, 1999, p.11).

As observed in the analysis of the advertising industry in Italy, this western-centric hegemonic discourse has always supported, in turn, the legitimisation of a self-referred Western-centric discoursive production unable to develop a dialogue – quoting again de Beauvoir - “by means of the free mutual recognition between individuals, each putting him or herself together with another as subjects and objects in reciprocal movement” (de Beauvoir, 1961, p.187).

 

WILDNESS, LANDSCAPE AND ORIENTALISM

In the advertisement industry, when an image is portrayed without emphasising a single natural element, but rather the landscape as a whole,  the representation of the association between woman and nature conveys a message yet different from those described here above. In this kind of billboard and magazine images, women become part of the ‘landscape’. This is the case, for instance, of advertising images of a number of products of beauty,  in which female bodies and landscapes are put the one with the other with the aim of showing the utterly natural origin of the product, as well as its harmonic  relationship with Nature.

This ‘harmony’ is a recurrent leitmotiv, legitimated by the idea that women are by their own ‘nature’, in close contact with the ‘real’ essence of Nature. However, differently from advertisements in which the dominant rhetoric builds a sort of correspondence between woman/nature/rural nature, in this kind of images sensuality is the key element through which such triptych association is built

Indeed, women are very often portrayed in laying–down positions, or as behaving lasciviously, as if either they were waiting for a man or they were at his utter disposal. As mentioned above,  from a male perspective the representation of women as constitutive parts of the landscape strengthens the idea of men as explorers. As a consequence, as the primacy of being the ‘subject’ is attributed  only to men in that explorers or observers, women are ‘observed’ as a part of the landscape thus  becoming mere ‘objects’ to be examined, ‘preserved’ (together with the landscape), and frozen in a sort of a-historical and timeless dimension (Martegani 2009, p. 230).

This type of advertising images are clearly rooted in orientalist paintings. The supine position, the sense of ‘being awaiting’, as well as the settings characterized by a rarefied and dreamlike atmosphere, constitute indeed the distinctive features of female bodies, in the same way in which master artists of orientalist painting used to represent them. For instance, in the advertisement campaign of an Italian packaging company, “Ideabrill”, a woman lays down with a blue flower in her hand, while on her background stands an exotic seaside scenery, “typical” of the Caribbean beaches. The allusion is even more straightforward in Louis Vuitton’s advertisement campaign with Francis Ford Coppola and his daughter. The rural landscape creates a bucolic atmosphere indispensable to produce a feeling of relaxation and “naturalness”. The position of the female body, subordinated to the male body is evidently reminiscent of the position adopted by heterosexual couples in orientalist paintings. This suggests the clear legacy of an orientalist perception of the Other, a perception in which women are perceived as “other” from men, and to which the same stereotypes and cultural standards of the relationships with the colonial “Other” can be applied.

Indeed, in the iconographic production of the colonial era, women were portrayed only when performing everyday activities, or while taking the most representative ‘human types’. This production mirrored gender relations in European society, in which women were considered as ‘inferior’ in relation to men as ‘indigenous people’ were in relation to their colonizers. This similitude helped to strengthen the association woman-savage, as opposed to the association man-civilized (Borghi 2008). The colonial discourse and the colonial power thus operated through a complex interaction between social constructions based on ideas of race and class, as well as on ideas of gender and sexuality (Jacobs 1996, p. 3; see also Young 2001). Post-structuralist feminist geography has also pointed the finger at the popular diffusion of a specific masculine vocabulary making use of some sexual terms to describe a number of discoveries made in the colonial world: the “virgin forest”, the man who “penetrates” unexplored territories and who shows his “virility” by taming “savage peoples”. By means of such discursive production, Europeans could establish a relation with Africa as if this latter was a beautiful, fascinating, mysterious and unpredictable woman, in desperate need of a male rationality which, nonetheless, was not a peculiar character of the female world (see Pratt 1995 and Jacobs 1996). In this respect, Clifford (1998, p. 42) notes that, even in its generic connotation, the very word ‘men’ as employed in some ethnographic texts still conveys a biased gender meaning for it is surrounded by examples built through male experiences only.. Gender studies contributed significantly to expose the close connection between imperialism and what Spivak terms ‘the practice of masculinity’, that is, the way in which imperialism depended upon the masculine possession of ‘virgin lands’, as well as upon the patriarchal domestication of female wildness. Following the way opened by feminist scholars, the theoretical frameworks built within gender studies provided probably the most radical rethinking of identity policies (Jacobs 1996, p. 3).

The discursive production developed around the topic of wildness is often reproduced in advertisement campaigns in which female bodies are depicted as possessing a very peculiar instinctual feeling pouring itself on male bodies (at times visibly present in commercial images, while at times invisible yet present through a male gaze).

For instance, one of the most recent campaigns of a very popular brand of Swiss watch (Swatch) is built around the subversion of two traditional images such as those of the man-hunter and of the woman-prey. However, comparative allusions to witches and to Sabbath place these images back within the boundaries of traditional stereotypes, according to which women are seen as witches and deceivers, (and in fact, in the campaign women are depicted while capturing men by means of a net), able to entrap men, described as vulnerable because unable to understand the dangerous games of witchery (and, as a consequence, also those of seduction). In this way, despite the apparent subversion, the traditional roles of the game are played once again. Despite the absence of natural elements, also in the promotional campaign of Japanese lingerie brand Yamamay women are pictured in ways in which their bodies are associated to ‘Nature’. This aim is achieved thanks to a process by which women’s human character is frozen so that their aggressive and animal instincts only can emerge. The similitude of women as black-panthers, quite recurrent in western sexual imaginary, is obviously a manifest source of inspiration here. In these as in many other cases, the embodiment of Nature and Otherness is inflated with deep sexual meanings.

The process of embodiment of natural elements has probably been pushed to its limits in one of the campaigns promoting a renowned brand of yogurt, Muller. In this campaign, the body of a female model takes the shape of huge red lips, to which has been attached the following slogan: “for such a pleasure, mouth is not enough”. In this case, the presence of natural elements is by no means iconographic: yet, a number of fruits are shown on billboards, clearly suggesting the idea and presence of elements of pleasure. Women thus become not only those who feel pleasure, but also those able to give pleasure, a pleasure similar to that which is given by natural elements to whoever eats them. In this case, female bodies are representations of Nature itself.

All these advertisements tend to reproduce an andro-centred perspective, as the points of view that they convey - as much as the interpretation of the world that they carry with them - almost always are masculine ones. At the same time, the absence of male characters seems to corroborate the hierarchic principles of male domination; principles according to which men define themselves as dominant by the very fact of ‘not being there’, and thus being perceived as a belonging to a neutral, ‘objective gender,’. By contrast, in commercial campaign women are portrayed as socially invisible, or, with a word  suggesting the artificial aspect of such process, ‘invisibilised’, for they disappear behind a gender neutrality hiding the hierarchic relationship between the two genders, and the well-established domination of the male (Kilani 1994, pp. 21-22; see also Katz 1992 and Bondi & Damosh 2001).

 

CONCLUSIONS

The analysis of the advertising industry in Italy clearly suggests that, at the beginning of the third millennium, a number of old and (elsewhere) obsolete gender stereotypes seem not only to be hard to die, but above all to be continuously reproduced, with a set of dangerous social consequences. The meaning with which we usually inflate the very fact of belonging to the male or female gender, and to a specific ethnic and age group, in fact, is highly biased by the social images projected by the media and the new media industries (Tota 2008). Both these industries, however, not only can strengthen what it is believed to be the ‘common sense’ and its dominant discourse, but they could also become very powerful tools of resistance against this discourse, and tools endowed with infinite potentialities, as it has been manifestly shown by the acts that the so-called jammings performed in order to break the status-quo (Luchetti e Tota 2008).

The power of a visual text to challenge the status-quo is quite significant, for, as Stuart Hall suggests drawing from de Saussure, the relationship between image and reality is far less orthodox than that between signifier and signified. Images can thus act as tools able to produce both consensus and reaction against the existing status-quo (Tota 2008a), as it has been demonstrated by all the artworks made by those artists and intellectuals who, with a great deal of irony, have produced occasions of ‘cultural interferences’. Also in the advertising industry there are clear examples of images employed as tools of struggle against some stereotypical ideas. Among these, quite paradigmatic is the case of the advertising campaign of the hair-removing product promoted by Satinelle Ice, in which the traditional representation of female bodies as sensual objects is reversed through these words: “I am a man, I cannot stand pain. This is why I use Satinelle Ice”. In this quite unconventional advertising campaign, the ‘common sense’ is utterly subverted through the use of a queer’s body.

By virtue of the unconventional power of breaking the rules existing also within the representational spaces of the advertising industry, we confidently believe that, in order to challenge some specific twofold representations and constructions of reality, in the future we might well have the chance to draw upon a set of advertising images produced within these same spaces. Perhaps we will be finally able to build that which, in Bhabha’s words (1994), is the in-between space where antagonistic oppositions between masculinity and femininity, ‘development’ and ‘underdevelopment’, ‘us’ and ‘others’, dominated and dominant, could be subverted, enabling in this way the emergence of a third space, a space of resistance. And perhaps, as Bhabha foretells (1994, p. 60 ed. it), «in exploring this Third Space, we will be able to go beyond the politics of dualities and appear as the others of ourselves».

 

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Sguardi sulla situazione della donna nel milieu rurale in Marocco: il caso del villaggio di Hassilabiad (Errachdia). In Geografia Sociale. (D. Lombardi, cura). Bologna: Patron, 2006.

 

Sguardi sulla situazione della donna nel milieu rurale in Marocco : il caso del villagio di Hassilabiad (Errachidia)[3] 

 

 

 

Tout ce que l’homme est et fait est lié à l’expérience de l’espace. Notre sentiment de l’espace résulte de la synthèse de nombreuses données sensorielles, d’ordre visuel, auditif, kinesthésique, olfactif et thermique. Non seulement chaque sens constitue un système complexe mais chacun d’entre nous est également modelé et structuré par la culture. On ne peut donc échapper au fait que les individus élevés au sein de cultures différentes vivent également dans des mondes sensoriels différents

(Hall 1971)

 

 

 

Introduzione

Nel dibattito sullo statuto della donna nelle società musulmane, è importante considerare che l’Islam non può essere ridotto alle norme e allo stile di vita di una società monolitica (Glassé 1991), dal momento che è difficile stabilire quanto delle evoluzioni del rapporto tra uomo e donna sia da attribuire al Corano, quanto invece dipenda dalle diverse interpretazioni e quanto ancora da concrete pratiche sociali. La questione delle donne in Marocco è al centro di un dibattito che vede coinvolti diversi attori sociali, in quanto sull’emancipazione della donna si gioca il progetto di una società nuova e democratica[4]. Fino all’ottobre 2003, data nella quale il re Mohammed VI ha pronunciato un discorso alla nazione nel corso del quale ha espresso la sua volontà di cambiamento e ha dato il via alla riforma dello Statuto personale e della famiglia, la Moudawana, le resistenze a qualsiasi evoluzione dello statuto della donna sono state enormi. Esse trovavano i loro fondamenti nell’ideologia patriarcale che ha plasmato la percezione della famiglia e della società, nutrita e alimentata continuamente dai valori maschilisti e discriminatori veicolati dal discorso scolastico e da quello dei media (Zirari 2000: 79).

Come ben si sa, la situazione della donna non solo si differenzia da Paese a Paese ma spesso all’interno di una stessa società di appartenenza è possibile individuare forti disuguaglianze. Nel caso del Marocco risulta difficile analizzare la condizione femminile senza fare una distinzione, seppur sommaria, tra quella delle donne che vivono nel contesto urbano e quella appartenente al milieu rurale. Le esigenze e le rivendicazioni delle prime sono spesso molto diverse da quelle delle seconde perché diverso è il loro stile di vita, il contesto nel quale vivono e esercitano le proprie attività e il loro coinvolgimento nella vita pubblica del Paese, spesso inesistente per le seconde.

Per cercare di ridurre il gap esistente tra queste realtà differenti e per far fronte all’emarginazione nella quale si trovano le popolazioni che vivono nel contesto rurale e in particolare le donne, il governo marocchino ha cercato da qualche anno a questa parte di incoraggiare un’idea di sviluppo locale che permettesse di valorizzare le risorse e le potenzialità di certe zone periferiche. I progetti che ne conseguono sono spesso portati avanti dalle associazioni il cui numero negli ultimi anni ha avuto un rapido aumento. Paola Gandolfi (2005), nel suo studio sulla società civile marocchina sostiene che quest’ultima abbia rivestito negli ultimi anni un ruolo attivo di primo piano nei processi di cambiamento, essendo stata capace in particolare di organizzarsi attraverso la creazione di associazioni. Queste ultime hanno assunto un ruolo importante in quanto sono considerate lo specchio delle trasformazioni che investono il Marocco e di un processo di cambiamento non proveniente dalle élites culturali ma ‘dalla base’. Molte delle circa quarantamila associazioni recensite in Marocco, in particolare, concentrano la propria attività sul miglioramento delle condizioni di vita delle donne in generale, con particolare attenzione al contesto rurale e all’analisi delle relazioni di genere in esso esistenti.

In questo lavoro ci proponiamo di analizzare un caso specifico, quello del villaggio di Hassilabiad, situato in un milieu desertico, ai piedi delle dune Erg Chebbi, nella regione di Merzouga (Errachidia), dove nel 1998 un gruppo di abitanti ha deciso di fondare un’associazione che avesse come fine lo sviluppo della zona e il miglioramento delle condizioni di vita dei suoi abitanti (in particolare delle donne), attraverso l’attuazione di una serie di progetti integrati. Cercheremo quindi di capire come un discorso teorico esterno di matrice occidentale, quello sulle associazioni e ONG, sia diventato parte della realtà locale ed abbia contribuito in maniera significativa a cambiare certi aspetti dei rapporti all’interno della comunità, in particolare i rapporti di genere; allo stesso tempo tenteremo di individuare gli effetti dell’interrelazione tra l’idea teorica alla base della costituzione di una associazione e il milieu culturale e ambientale nel quale essa si trova ad operare.

Il soggetto privilegiato di questo studio è rappresentato dalle donne della comunità di Hassilabiad, considerate ora come attrici fondamentali dello sviluppo locale e per questo principali interlocutrici dell’Associazione Hassilabiad pour l’environnement, le développement et la coopération (AHT[5]), nella consapevolezza che la donna in sé non possa costituire un oggetto di ricerca. Un oggetto di ricerca, infatti, è una costruzione teorica a partire da questioni che possono naturalmente essere trattate partendo da una popolazione femminile (individuo o gruppo). Infatti l’articolazione delle questioni femminili alle problematiche della società nel suo insieme continueranno a essere difettose e lo resteranno finché la questione della donna continuerà a essere trattata come un oggetto a parte (Mahdi, Zahid e Slaoui 2002: 163).

Tenendo conto di queste considerazioni, cercheremo di mostrare i cambiamenti recenti avvenuti nella comunità di Hassilabiad e di metterne in luce le conseguenze nelle pratiche quotidiane degli abitanti, puntando l’attenzione su quelle che interessano le relazioni tra gli uomini e le donne. 

Nel corso della ricerca sul campo, ci siamo rivolte da una parte ai rappresentanti dell’AHT e dall’altra a circa un centinaio di donne di età compresa tra 15 e 80 anni, che frequentano regolarmente la sede dell’Associazione e partecipano alle attività e ai progetti organizzati. Abbiamo successivamente confrontato i risultati delle interviste e delle osservazioni con la principale letteratura sul milieu rurale in Marocco e sulla condizione della donna in questo contesto.

 

Donne invisibili: l’attività femminile nel contesto rurale

Aicha Belarbi, nell’introduzione di Femmes Rurales (1995a), constata che nel corso degli ultimi anni in Marocco si sia manifestato da parte delle autorità un interesse sempre maggiore per la donna appartenente al milieu rurale, accompagnato dalla presa di coscienza della necessità del suo coinvolgimento e della sua partecipazione nei diversi progetti di sviluppo del paese (Belarbi 1995: 7). Contro sei milioni e centomila uomini nel 1991[6] le statistiche parlano di sei milioni e seicentomila donne viventi nelle zone rurali[7]. Si tratta di un dato molto importante dal momento in cui la migrazione e l’esodo rurale hanno interessato fino agli ultimi tempi più gli uomini delle donne (Belarbi 1995: 8). Infatti sono solo le ragazze o le donne senza responsabilità familiari che riescono a lasciare i villaggi (CERED 1995). Oltre a ciò, tutte le statistiche e gli studi condotti per valutare la scolarizzazione sono concordi nell’affermare che le donne e soprattutto le adolescenti soffrano di un ritardo scolastico rispetto, da una parte, alle donne che vivono nel contesto urbano e dall’altra agli uomini in generale. Il tasso di scolarizzazione, infatti, diminuisce proporzionalmente all’aumento dell’età. Nel caso delle bambini, quindi, il tasso è del 30% tra i 7 e i 10 anni, mentre oscilla tra il 10 e il 15% tra i 10 e i 15 anni, con una perdita di circa il 50%. Non stupisce quindi che il tasso di analfabetismo interessi il 91,2% delle donne contro il 79,2% degli uomini (CERED 1995 : 210).

Questi dati portano a concludere che qualsiasi progetto di sviluppo indirizzato al milieu rurale debba prendere in seria considerazione la componente femminile degli abitanti, considerato che nelle campagne circa il 40% della popolazione attiva è di sesso femminile (Belarbi 1995a : 9). Nel milieu rurale la donna comincia a lavorare in giovane età (il 76% delle donne iniziano ad essere attive prima di aver compiuto 15 anni), esercitando la propria attività sia all’interno che all’esterno del contesto domestico. Il lavoro interno consiste nel trattamento e nella trasformazione dei prodotti alimentari e nella produzione di oggetti d’artigianato, oltre che all’approvvigionamento dell’acqua e della legna. All’esterno della casa, invece, la donna partecipa all’insieme delle attività agricole sia nel settore dell’allevamento che in quello della coltivazione e dell’arboricoltura (CERED 1995 : 115). A ciò si viene ad aggiungere il fatto che la donna svolge nel contesto rurale una triplice attività: nella vita familiare (lavori domestici e educazione della prole), nella produzione agricola e nella salvaguardia dell’identità culturale[8]

Questi studi hanno contribuito a portare il soggetto della donna appartenente al milieu rurale al centro dei progetti di sviluppo e dei convegni nazionali e internazionali,  considerata la necessità di ridefinire quelle politiche di sviluppo che fino ad oggi l’hanno ignorata assegnandole uno spazio troppo limitato (Hajjarabi 1995).

È dunque di primaria importanza aiutare le donne ad uscire da quell’invisibilità che è stata a loro assegnata fino ad oggi come uno statuto all’interno della società in generale e della loro comunità di appartenenza in particolare. Nonostante siano le donne, infatti, ad intervenire in maniera importante nella produzione agricola, il loro contributo è messo in ombra dal fatto che esse partecipano in maniera ridotta all’agricoltura meccanizzata, beneficiando raramente di un credito agricolo o dei vantaggi della riforma agraria e non usufruendo dei metodi della tecnologia moderna. Il settore agricolo, infatti, favorisce di preferenza gli uomini piuttosto che le donne, in quanto queste ultime figurano raramente come operaie permanenti e non possiedono nessun tipo di qualifica professionale. In questa maniera le donne che percepiscono un salario sono meno del 5% e questo è sempre inferiore a quello degli uomini (Belarbi 1995a). Esse lavorano generalmente senza contratto e accettano qualsiasi tipo di impiego pur di far fronte alle necessità economiche del proprio nucleo familiare. Ad ogni modo il loro lavoro continua a svolgersi quasi esclusivamente all’interno del foyer (circa l’80% delle donne attive) non ricevendo di conseguenza nessun tipo di remunerazione (CERED 1995 : 115).

Il denominatore comune che accomuna tutte le donne che vivono nel milieu rurale, salariate o meno, è il fatto di non avere un’identità propria. Esse vengono definite in rapporto al padre prima e al marito dopo il matrimonio mentre il loro silenzio diventa il garante di un ordine rurale pesante, del mantenimento della comunità locale e della stabilità politica (Belarbi 1995a: 10). Le donne analfabete tendono ad avere molti figli al fine di acquisire una forma di statuto e una stabilità sociale. Tuttavia all’analfabetismo si aggiungono altri fattori come la ricerca del conseguimento di uno statuto giuridico e sociale forte e il bisogno di manodopera familiare gratuita.

Aumentando il livello di scolarizzazione di queste donne sarà possibile introdurre un’educazione sanitaria che, grazie all’introduzione di nuove norme igieniche, contribuisca ad abbassare il tasso di mortalità infantile e a favorire i metodi contraccettivi; sarà poi più semplice provvedere all’alfabetizzazione delle bambine in quanto molti studi hanno dimostrato che sovente la scolarizzazione delle bambine nel milieu rurale è strettamente legata al livello d’istruzione della madre (CERED 1995 :212).

La realtà di queste donne non costituisce però un tutto unico e omogeneo in quanto esiste una grande diversità da regione a regione come anche una differenza nel ruolo da loro giocato come agenti di sviluppo. Questa disparità è il risultato della molteplicità delle situazioni, degli statuti, delle loro varianti in funzione delle categorie sociali, dell’età come anche dei territori (Hajjarabi 1995 : 15). Le diversità economiche, culturali, sociali e linguistiche sono quindi all’origine delle differenze che caratterizzano numerosi villaggi nei quali coabitano comunità ancora marcate dalle proprie tradizioni e dalle proprie abitudini. È quindi di primaria importanza che questa diversità culturale venga presa in considerazione in progetti di sviluppo che siano il risultato di approcci metodologici differenziati a seconda del contesto (CERED 1995 : 222). Qualsiasi politica di sviluppo che miri a migliorare le condizioni di vita delle donne nel contesto rurale per essere efficace deve infatti tener conto di queste discriminanti e deve possedere una conoscenza precisa della loro condizione attuale, della loro partecipazione attiva e delle loro eventuali difficoltà nell’esercizio delle differenti funzioni (CERED 1995 : 115). Troppe volte i processi di sviluppo, lontani dall’apportare une soluzione ai problemi cruciali che vivono le donne nel milieu rurale, le hanno marginalizzate:

 

Les structures agraires hétérogènes, la persistance de la mentalité patriarcale, l’analphabétisme, les carences, les défaillances sanitaires, nous incitent à nous interroger sur la notion officiellement galvaudée d’intégration des femmes au développement. Peut-être il faudrait-il rompre avec ce schéma établi et penser à quel type de développement les femmes peuvent être intégrées et comment elles peuvent y participer en tant que conceptrices, et non seulement en tant qu’exécutantes ? (Belarbi 1995 : 11).

 

 

L’impatto dell’Associazione sulla comunità di Hassilabiad

L’Association Hassilabiad pour l’environnement, le développement et la coopération (AHT) è stata costituita nel 1998 nel villaggio di Hassilabiad, in un contesto socio-economico molto povero  dove le condizioni climatiche sono dure e la popolazione particolarmente bisognosa.

Nonostante la carenza di mezzi finanziari e la grande povertà degli abitanti dell’area nella quale opera, l’AHT ha lanciato la sfida : porre rimedio alla situazione sfavorevole nelle quali si trova la popolazione e migliorare le sue condizioni di vita.

Per fare ciò ha basato la sua attività sulla promozione dell’alfabetizzazione e sulla formazione professionale degli abitanti attraverso la creazione di centri d’animazione, sull’organizzazione di campagne di sensibilizzazione sui problemi sanitari, sulla pianificazione familiare, sulle questioni ambientali, sui diritti civili e umani e sullo sviluppo del tessuto associativo, al fine di dinamizzare e rinforzare la solidarietà tra le comunità della regione.

Le donne hanno giocato un ruolo di primo piano nell’integrazione dell’Associazione all’interno della comunità di Hassilabiad. I corsi di alfabetizzazione hanno infatti avuto come effetto un primo avvicinamento verso l’Associazione proprio della popolazione femminile, che ha assunto il ruolo di porta-parola delle attività in seno alle famiglie del villaggio. Queste donne si sono opposte con tenacia alle critiche iniziali avanzate dagli uomini e dagli anziani, spinte dalla volontà di imparare a leggere e a scrivere e di apprendere un mestiere. La presenza di una donna quale direttrice dell’Associazione e membro del comitato direttivo ha altresì favorito l’approccio e il dialogo con loro, incoraggiate anche dall’apertura di un asilo per i bambini in età prescolare.

I corsi di alfabetizzazione quindi sono stati tra i primi progetti ad essere attivati a Hassilabiad in quanto era necessario, prima di qualsiasi altro intervento, ridurre le differenze del livello di istruzione tra uomini e donne e permettere a queste ultime di partecipare attivamente ai processi di sviluppo. La risposta è stata positiva e molte donne hanno cominciato a frequentare la sede dell’Associazione. Nel corso delle interviste la maggior parte delle donne ha dichiarato di aver compreso immediatamente l’importanza rivestita dall’istruzione e che è stato proprio questo aspetto a spingerle a diffondere l’informazione dei corsi presso le donne delle loro famiglie e a cercare di coinvolgerle, nonostante ciò abbia significato una presa di posizione contro la disapprovazione che ha caratterizzato la prima reazione di molti uomini del villaggio. Le donne sposate sono state in generale messe in difficoltà dal proprio marito, non abituato ad immaginare la propria moglie all’esterno dello spazio domestico, essendo quello femminile essenzialmente interno[9]. I mariti giustificavano la propria presa di posizione con il pretesto che le donne fossero troppo vecchie per andare a scuola e che di conseguenza non avrebbero compreso niente. Temevano inoltre che non avrebbero più assolto al compito di allevare i figli e di provvedere al lavoro domestico, attività tradizionalmente a carico della componente femminile della comunità. La tradizione e l’educazione sociale, infatti, perpetuano questa divisione del lavoro che determina tutti i comportamenti socialmente accettati o rifiutati. In questo modo un uomo che si intromette in questioni ritenute ‘femminili’ è cacciato dalle donne così come una donna che esca dalla propria casa per frequentare luoghi ‘maschili’ e mischiarsi agli affari degli uomini è pesantemente sanzionata a livello sociale, condannata a perdere la propria femminilità, a portare agli occhi della società segni di virilità quando non addirittura additata come prostituta (Ait Hamza 1995 : 161[10]). Bourdieu (1974)[11] a questo proposito osserva che

 

On n’est fondé à dire que la femme est enfermée dans la maison que si l’on observe simultanément que l’homme en est exclu, au moins le jour. […] Celui qui demeure trop à la maison pendant le jour est suspect ou ridicule […]. L’homme qui se respecte doit se donner à voir, se placer sans cesse sous le regards des autres […] On comprend que toutes les activités biologiques, manger, dormir, procréer, soient bonnies de l’univers proprement culturel et reléguées dans l’asile de l’intimité et des secrets de la nature qu’est la maison, monde de la femme, vouée à la gestion de la nature et exclue de la vie publique.

 

All’interno del nucleo familiare uomini e donne devono rispettare i propri ruoli in quanto qualsiasi inversione sarebbe oggetto di disapprovazione sociale. Il non rispetto del modello provoca infatti pesanti sanzioni da parte della società e questo avviene ad esempio quando una donna prenda, a discapito del proprio marito, importanza nello spazio del quartiere: la famiglia verrebbe giudicata negativamente e il marito si troverebbe denudato della propria virilità sociale (Harrami 1998).

Ma il fardello di una pesante tradizione e di rigide norme sociali non ha scoraggiato le donne che hanno cominciato ad organizzare il proprio tempo insieme alle altre donne aderenti all’Associazione. La maggior parte delle adolescenti ha invece dichiarato di non aver subito alcuna forma di resistenza da parte delle famiglie, anzi di aver ricevuto un incoraggiamento. Per altre donne ancora l’ostacolo non è stato rappresentato dalla propria famiglia, bensì da alcune persone della comunità. La paura di essere sanzionate a livello sociale costituisce ancora oggi, nel contesto rurale come in quello urbano, un ostacolo all’emancipazione e al cambiamento superabile solo a condizione di pagarne il (spesso caro) prezzo. Le regole comportamentali permettono alla società di mantenere il proprio ordine interno, regolato dalle norme e dai comportamenti determinati dalla hchouma[12], sorta di meccanismo di inibizione, di controllo di sé che obbliga a certe condotte proibendone altre di fronte ai membri del gruppo familiare e della comunità (Harrami 1998)[13]. Nel caso della comunità di Hassilabiad questo non ha rappresentato un vero problema solo per il fatto che l’Associazione ha ricevuto una sorta di approvazione generale e di consenso da parte di quasi tutta la comunità, mentre coloro che si sono opposti alle attività hanno costituito una percentuale irrilevante.

Grazie alla loro affluenza sempre maggiore, le donne sono diventate le principali interlocutrici dell’Associazione, rappresentando un canale di diffusione e di sensibilizzazione efficace presso altre donne ancora lontane dalla realtà associativa. Queste ultime si sono infatti ritrovate escluse da una nuova forma di socializzazione legata al fatto di avere in comune la frequenza ai corsi, divenuti, in questo modo, il fattore alla base di un meccanismo di inclusione/esclusione all’interno del gruppo di donne dominante. Esse infatti si identificano come partecipanti o meno alle attività dell’Associazione in quanto il fine comune di trovare il tempo per frequentare i corsi le ha spinte ad organizzare insieme la propria giornata, divisa tra le attività tradizionali e quelle nuove. Alcune di loro, specialmente le più anziane hanno dichiarato di riunirsi spesso per studiare in modo da ricevere un aiuto da quelle più brave. Si ritrovano spesso presso la moschea del villaggio dove, dopo la preghiera, aprono i quaderni e studiano le lezioni. Questo comportamento ha così incoraggiato la partecipazione ai corsi di altre donne, spinte dal desiderio di appartenere al gruppo[14]

Anche l’istituzione di un asilo per i bambini ha facilitato e favorito l’adesione ai corsi. Secondo quanto sostiene Ait Hamza (1995: 163) nelle società che vivono nelle oasi

 

La femme assume toujours l’essentiel du travail de socialisation du groupe. Elle est la mémoire de la société, elle est porteuse de son histoire et se charge de la faire passer d’une génération à l’autre. C’est la femme qui véhicule la culture sociale. C’est elle qui assure l’éducation de petits enfants. Dans ce milieu traditionnel, jusqu’à l’age de 4-5 ans l’enfant ne reçoit que l’éducation que lui livre sa maman. Pas de crèche, ni de garderie. La femme est la seule courroie de transmission de l’ordre social et le protecteur de cet ordre.

 

Non stupisce quindi che l’introduzione di uno spazio di aggregazione, di apprendimento e di divertimento per i bambini in un contesto come quello del villaggio di Hassilabiad, abbia rappresentato una piccola rivoluzione a livello culturale e sociale e abbia permesso alle madri di assolvere più velocemente i lavori domestici. Allo stesso tempo il cortile dell’asilo è divenuto un punto di ritrovo per gli altri bambini e questo ha contribuito ad affermare la centralità spaziale della sede dell’Associazione all’interno del villaggio.

I corsi di alfabetizzazione non hanno rappresentato la sola riuscita dell’AHT ; è stata l’istituzione dei corsi di cucito e ricamo a consacrare definitivamente il successo dell’iniziativa e a elevare il consenso generale. Il governo marocchino ha infatti finanziato un progetto per l’acquisto di macchine da cucire destinate alle donne del villaggio. In questo modo un’attività svolta tradizionalmente all’interno dello spazio domestico a livello individuale si è trasformata in un’attività collettiva esercitata in uno spazio comune. Questo ha fatto sì che la produzione di oggetti d’artigianato aumentasse per destinarne una parte considerevole alla vendita. Le donne che vivono nel milieu rurale non hanno nessuna forma di salario fisso in quanto il loro lavoro, dentro o fuori dalle mura domestiche, non è remunerato e la ricerca di un lavoro si scontra quasi sempre con l’elevato tasso di disoccupazione[15]. L’Associazione ha così cercato di porre rimedio a questa situazione incoraggiando lo sviluppo di attività femminili generatrici di reddito[16]. In questo modo le donne possono contribuire attivamente al bilancio familiare e questo aspetto ha favorito l’aumento della fiducia in loro stesse e della considerazione da parte degli uomini. L’esposizione degli oggetti all’interno di una sala della sede adibita a questa funzione ha poi permesso di eliminare la mediazione degli uomini nella vendita dei prodotti[17], dal momento che ogni donna porta il proprio lavoro all’Associazione e ritira direttamente i profitti della vendita[18].

I corsi di alfabetizzazione e quelli di cucito sono naturalmente due progetti integrati, in quanto la loro attivazione simultanea permette di dare il via ad una serie di reazioni a catena nella vita delle donne e di conseguenza in quella dell’intera comunità, come ha rilevato uno studio del Centre d’Etudes et de Recherche Démographiques (CERAD 1995: 71-72):

 

Le manque de perspectives d’emplois rémunérés, fait que la femme analphabète tend à avoir plus d’enfants afin de s’assurer une certaine sécurité économique. […] Son fiable niveau d’instruction mène aussi à une mauvaise santé des enfants et à la mortalité infantile, à une mauvaise connaissance de la contraception et de la façon dont elle est pratiqué. […] La santé des femmes est plus exposée à cause de leur rôle de reproductrices, du manque d’information sur la santé et du peu de contacts avec les services médicaux. En milieu rural il existe peu d’organes institutionnels chargés de dispenser aux femmes les informations de base concernant les nouveau-nés, les enfants et la santé de la mère.

 

Il ‘risveglio’[19] delle donne causato dalle attività organizzate dall’Associazione le ha quindi portate a considerare le questioni di salute pubblica e le ha sensibilizzate a questo riguardo.

Un altro cambiamento importante delle strutture tradizionali avvenuto in seguito all’instaurazione dell’Associazione riguarda l’Assemblea Generale del villaggio. Si tratta di una mutazione spaziale strettamente legata ad una mutazione sociale. L’Assemblea Generale riunisce all’interno di uno spazio pubblico, rappresentato spesso dalla moschea, i rappresentanti delle tribù di cui fanno parte le diverse famiglie. È composta per la maggior parte da uomini anziani, in quanto, come risaputo, lo spazio pubblico è sentito come prerogativa maschile. Bourdieu (1998 : 23) osserva che

 

C’est aussi par la médiation de la division sexuelle des usages légitimes du corps que s’établit le lien (énoncé par la psychanalyse) entre le phallus et le logos: les usages publics et actifs de la partie haute, masculine du corps – faire front, affronter, faire face, regarder au visage, dans les yeux, prendre la parole publiquement – sont le monopole des hommes; la femme, qui se tient à l’écart des lieux publics, doit en quelque sorte renoncer à faire un usage public de son regard (yeux baissés) et de sa parole.

 

Nell’Islam, infatti, esiste una forte opposizione tra spazio privato e pubblico, dentro e fuori, interno ed esterno, gestita all’interno di uno spazio sociale al punto da diventare portatrice di significato, dal momento in cui veicola delle rappresentazioni che rimandano all’organizzazione sociale e culturale in generale. “L’atto culturale per eccellenza è quello che consiste nel tracciare quella linea che dà vita ad uno spazio separato e delimitato[20]”. Secondo Aicha Belarbi (1994: 75), lo spazio interno è stato sempre percepito e descritto come uno spazio di esclusione e di clausura delle donne, in rapporto allo spazio esterno, considerato all’insegna dell’apertura e della realizzazione degli uomini. Il primo tipo di spazio, quindi, raggruppa quelle persone senza potere, le donne e i bambini, sottomesse al potere del secondo spazio, formato da uomini che stabiliscono le leggi, dirigono gli affari della nazione, ne gestiscono l’economia e comandano l’economia domestica[21].

Oggi queste riunioni si svolgono nella sede dell’Associazione e coinvolgono anche le donne. Pur mantenendo una rigida divisione dello spazio[22] le donne sono ammesse a partecipare all’Assemblea e questo permette loro di ascoltare le decisioni prese dagli uomini e di farsene un’idea personale, senza la mediazione del rappresentante maschile della famiglia che tradizionalmente riportava le notizie. Si tratta di una grande rivoluzione nei rapporti di genere e di una dimostrazione di come l’Associazione contribuisca a far evolvere, seppur lentamente, il tradizionale concetto di spazio pubblico, considerato come esclusivamente maschile, e spazio privato, ad esclusivo appannaggio femminile. Questo cambiamento non rappresenta solo una rottura col passato ma dimostra come la donna cominci ad essere considerata dagli uomini quale individuo autonomo (e pensante), allo stesso modo che la partecipazione femminile viene sentita da tutta la comunità come fondamentale per la riuscita dei progetti di sviluppo.

Oltre a ciò, come già accennato, l’Assemblea Generale prima si svolgeva all’interno della moschea, considerata come lo spazio pubblico per eccellenza. Oggi si svolge nella sede dell’Associazione e questo conferma la sua centralità nello spazio del villaggio, considerando anche la sua vicinanza alla moschea, tradizionale nodo dello spazio urbano delle città arabe. Questa posizione di vicinanza rafforza la centralità di entrambi i luoghi e la loro funzione di punti di riferimento della carta mentale degli abitanti di Hassilabiad. Gli uomini, soprattutto gli anziani, si riuniscono ancora davanti alla porta della moschea ma la posizione di quest’ultima permette loro di vedere e di relazionarsi con le persone che entrano ed escono dall’Associazione. Inoltre le donne che si ritrovano nella moschea per studiare, portano al suo interno la realtà dell’Associazione e contribuiscono a formare un legame tra le diverse realtà del villaggio.

 

Conclusione

La creazione dell’Associazione e la messa in atto dei progetti ha influito in maniera significativa sulla vita del villaggio di Hassilabiad, innescando un processo di cambiamento importante a livello culturale. Il lavoro sul campo ha permesso di mettere in luce le trasformazioni spaziali (nuove centralità, sensibilizzazione ambientale, creazione di strutture sanitarie...) ma soprattutto sociali.

Tutte le donne intervistate hanno dichiarato di aver acquisito una certa consapevolezza di se stesse e soprattutto dell’importanza del proprio ruolo all’interno della comunità. Esse sentono che si sta verificando un cambiamento anche nei loro rapporti familiari, in quanto, grazie all’alfabetizzazione, stanno prendendo coscienza di sé e dei loro diritti. Nonostante l’uomo mantenga una posizione predominante nella relazione di coppia, perché, hanno affermato, “è così nell’Islam”, esse cercano ora di parlare e di farsi ascoltare. Il processo di cambiamento in atto sta infatti permettendo loro di uscire da quell’invisibilità che Aicha Belarbi (1995b) denuncia a più riprese e che Pierre Bourdieu (1974) conferma con particolare riferimento alla loro attività lavorativa, destinata tradizionalmente a restare all’oscuro e nascosta. 

Lo stupore iniziale di fronte a questo ‘risveglio’ della popolazione femminile si sta trasformando in approvazione e incoraggiamento da parte degli uomini, i quali riconoscono il valore dell’operato dell’Associazione. 

È difficile immaginare tutti gli effetti che queste trasformazioni apporteranno col passare del tempo, ma possiamo ipotizzare che la sede dell’Associazione continuerà a rafforzare la propria centralità e la propria funzione di spazio di aggregazione. Certamente si è ancora lontani dalla creazione di uno spazio pubblico aperto nello stesso tempo a uomini e donne, dal momento che l’asilo, i corsi di alfabetizzazione e di cucito, insieme al fatto che la direttrice dell’Associazioni sia una donna, hanno fatto in modo che la sede venisse percepita sempre di più come spazio femminile. Ma l’organizzazione dei corsi di informatica per i giovani e lo svolgimento dell’Assemblea Generale dimostrano che ci troviamo di fronte ad uno spazio polivalente, riconosciuto come importante per la vita quotidiana delle famiglie del villaggio, tanto per gli uomini quanto per le donne. 

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ETERONORMATIVITA’ E SPAZIO PUBBLICO

 

Sebbene i gender studies si siano a lungo concentrati prevalentemente nell’analisi delle problematiche legate al rapporto tra la componente femminile della società e la città, dall’inizio degli anni Novanta una serie di nuove prospettive di analisi hanno cominciato a prendere piede nell’analisi dello spazio urbano. I queer studies, che con la critica femminista condividono il ricorso alla matrice psicoanalitica relazionale e poststrutturalista, hanno infatti cominciato a dare impulso alla comprensione del genere come paradosso e alla sua decostruzione. Questo approccio ha portato a ripensare lo spazio urbano, concepito così come il frutto di una serie di strutture sociali che escludono altri/e attori/trici della città: i soggetti LGBTIQ (Lesbian, Gay, Bisex, Transgender, Intersex, Queer). È andato così delineandosi un concetto che ha permesso di reinterpretare gli spazi urbani al di là delle categorie tradizionali: l’eteronormatività.

Con il termine eteronormatività si intende la naturalizzazione dell’eterosessualità quale ‘normale’ espressione delle relazioni sessuali. Attraverso l’analisi di questo concetto, i queer studies sono stati in grado di mettere in discussione la sessualità normativa, ovvero ciò che viene considerato ‘giusto’ e ‘normale’ – e quindi acquisisce il diritto di essere manifestato all’interno dello spazio pubblico - e di riflettere sulle diverse violazioni delle regole di sessualità e di genere (Wiegman 2006).

Il filone di pensiero queer ha avuto il merito di mettere in discussione le etichette sessuali, evidenziando tutte le declinazioni multiple e creative del desiderio e dei suoi oggetti. Il termine rimanda alla fenomenologia dello ‘strano’ e di tutte le sue accezioni (eccentrico, dubbio, poco chiaro, deviante), fino a prendere la connotazione dispregiativa (checca, finocchio) che ne ha dato la lingua dell’eterosessualità normativa. La critica della pretesa universalità e naturalità del paradigma eterosessuale egemone ha quindi ripreso il termine per riabilitarlo, conferendogli una connotazione positiva (Dimen e Goldner 2006). I teorici queer si propongono, nelle loro riflessioni, di esercitare una funzione sovversiva di quell’ordine prestabilito che opprime le voci e le identità altre e di giocare con i codici e con i simboli dell’eterosessualità. Questi concetti vengono tracciati per la prima volta in maniera sistematica nel libro di Judith Butler Gender Trouble del 1990 (tradotto in italiano nel 2004 con l’infelice titolo di Scambi di genere), diventato subito uno dei manifesti della queer theory. Decostruzione della categoria dell’identità, analisi della costituzione del corpo sul confine fra materialità e linguaggio, critica del paradigma normativo eterosessuale e dei dispositivi di inclusione/esclusione, accettazione/abiezione che esso comporta, critica del potere e del biopotere sono gli assi su cui si incardina la riflessione di Butler. La filosofa si schiera contro l’impostazione femminista della differenza, affermando la necessità di combattere il paradigma eterosessuale. Lo sforzo di delimitare e definire il sesso, che ha accompagnato tutta la cultura occidentale, impedisce, infatti, di comprendere a fondo le relazioni di potere ad esso legate. La sua tesi nel testo Bodies that Matter del 1993 (tradotto in italiano con Corpi che contano, 1996) è che l’egemonia maschilista discenda direttamente dall’egemonia eterosessuale, che ha radicato il binomio maschile/femminile (si veda anche Pasquino e Plastina 2009).

Così il paradigma eterosessuale diviene norma e si consolida, traendo conferma dall’atto di esclusione con cui allontana le sue trasgressioni; esso diviene norma autocitandosi e ripetendosi. Tuttavia è proprio questa ripetizione/citazione che apre i varchi alle critiche laddove la Butler si contrappone alla divisione che vede associare il sesso alla materia e il genere all’elemento culturale e si propone, al contrario, di applicare anche al sesso la critica che viene di solito rivolta al gender. Il genere è un costrutto culturale impresso sulla superficie della materia e in questo modo assorbe e sostituisce il sesso, ma anche il sesso è costruito (Di Donato 2001).

 

Molto spesso l’eterosessualità istituzionalizzata è stata studiata in relazione al suo ruolo nel regolare l’omosessualità. Nonostante l’approccio queer sostenga che l’omosessualità tragga la propria coerenza in relazione all’eterosessualità, non bisogna tralasciare l’impatto aggressivo dell’eterosessualità normativa sull’eterosessualità. Tale aspetto, invece, è stato a lungo ignorato. Per colmare questa lacuna, nel corso degli ultimi decenni le femministe hanno cominciato ad analizzare come l’eterosessualità normativa influenzi le vite degli eterosessuali. Il concetto di ‘eterosessualità compulsiva’, che si è sviluppato grazie al lavoro del 1980 di Adrienne Rich, potrebbe essere visto come il precursore del concetto di eteronormatività. La Rich si chiedeva “Perché l’eterosessualità non è vista come una scelta ma solo come un fatto biologico? Può l’eterosessualità rappresentare una scelta o si tratta di un’imposizione sociale e politica? L’eterosessualità, come la maternità, è un’istituzione politica eccessivamente strutturata?” (cit. in McDowell e Sharp 1999, p. 37)

Queste considerazioni dimostrano quanto il discorso eteronormativo sia fortemente coercitivo non solo verso l’omosessualità ma anche verso l’eterosessualità. Come prescrive infatti i comportamenti ‘da non assumere’ allo stesso tempo codifica fortemente i comportamenti considerati ‘normali’ e ‘giusti’. Come i soggetti LGBTIQ vengono emarginati da questo discorso, così gli eterosessuali si trovano ad essere obbligati a conformarsi ad esso e ad assumere tutta una serie di atteggiamenti che caratterizzano la femminilità e la maschilità normativa (compulsiva). Si pensi ad esempio ai comportamenti definiti ‘deviati’ (e quindi ‘devianti’ per il resto della comunità) e alla violenza con la quale viene represso ogni atteggiamento che non rispecchi l’idea socialmente costruita di uomo e di donna. Per la formazione dell’identità di molti individui, infatti, è fondamentale che essi vengano riconosciuti come ‘veri’ uomini o ‘vere’ donne e questo significa sanzionare quelle tendenze che lederebbero l’immagine (eterosessuale) che si vuole dare di sé[23].

L’identità eterosessuale, quindi, influenza il controllo fisico del corpo come anche il controllo maschile delle istituzioni statali e della cultura egemone (McDowell e Sharp 1999). Questo tipo di concezione si traduce in una gestione degli spazi fortemente normativizzata. Esistono, infatti, luoghi socialmente destinati alle donne (non solo la casa ma anche centri di bellezza, scuole e asili – dato che la cura dei figli è appannaggio delle mamme -, toilette nei luoghi pubblici[24]). Per questa ragione molti lavori geografici analizzano come l’eterosessualità compulsiva si iscriva spazialmente, ovvero come il concetto si traduca in una spazializzazione delle relazioni sociali di genere. Una volta istituzionalizzata, quindi, l’eterosessualità normativa regola chi rientra nei suoi parametri allo stesso modo in cui marginalizza e sanziona coloro che ne stanno fuori. Per questo motivo parliamo di ‘violenza’ e di controllo dei corpi, dal momento che tutto ciò che sfugge ai ruoli tradizionali di genere e alla monogamia a vita viene sanzionato.

Le connessioni empiriche tra genere e sessualità necessitano, dunque, di essere esplorate per non rischiare di venire trascurate o, peggio ancora, date per scontate. Esse sono importanti al fine di comprendere i modi in cui le pratiche sessuali, i desideri e le identità sono sempre inseriti all’interno di relazioni sociali non sessuali, la maggior parte delle quali si basano sul genere. L’eterosessualità non dovrebbe essere pensata semplicemente come una forma d’espressione sessuale. Essa è, per definizione, una relazione di genere, che ordina non solo la vita sessuale ma anche la divisione tra lavoro domestico ed extradomestico e gestione delle risorse. Questa eterosessualità, la cui legittimità dipende dall’esclusione o dalla marginalizzazione delle altre sessualità, non ha gli stessi confini della sessualità eterosessuale. L’eteronormatività, infatti, definisce non solo la pratica sessuale normativa, ma anche un normale modo di vivere (Jackson 2006).

 La normalizzazione dell’eterosessualità diviene, come vedremo tra breve, il dispositivo attraverso cui gli spazi vengono disciplinati e gestiti, grazie alla divisione di origine patriarcale tra spazio pubblico e spazio privato, non più solo spazio maschile e spazio femminile ma anche spazio eterosessuale e spazio ‘queer’.

Gli studi più recenti sul rapporto tra sessualità e spazio, hanno dimostrato che lo spazio pubblico è costruito intorno alla particolare nozione di ‘comportamento sessuale appropriato’ che esclude tutti i modi di vivere non centrati sulla monogamia, l’eterosessualità e il sesso procreativo. L’esclusione spaziale dei ‘dissidenti’ riproduce le nozioni di cittadinanza e di diritto basate sull’eteronormatività  (Hubbard 2001). Pensare quindi che la sessualità appartenga alla sfera privata dell’individuo significherebbe ignorare la sua funzione di dispositivo nella formazione dell’identità collettiva.

Lo spazio pubblico si modella in relazione al binomio giusto/sbagliato, lecito/illecito, omosessuale/eterosessuale, che diventano in questo modo i parametri attraverso cui esso viene pensato e in seguito gestito. Di conseguenza, nello spazio (quello urbano in particolare) possiamo leggere tutti quei meccanismi di inclusione/esclusione che sono il riflesso della costruzione sociale dei generi. Ciò che dà potere allo spazio normativo è la sua presunta ‘neutralità’. La natura gendered dello spazio sociale viene così nascosta dietro la naturalizzazione della divisione tra spazio pubblico e spazio privato, riflesso della divisione della vita sociale in pubblica e privata.

L’analisi degli spazi permette, quindi, di vedere come essi incorporino e riflettano le strutture di potere che grazie ad esso si riproducono e vengono naturalizzate dai suoi user. Le riflessioni di Foucault sono state fatte proprie dalla geografia di genere e applicate allo spazio per mostrare come esso rifletta rapporti di potere squilibrati e inneschi dinamiche di controllo sociale forti e violente, che molto spesso hanno nel controllo del corpo la propria ultima applicazione.

 

[…] la produzione di un determinato spazio sociale serve anche a produrre un determinato tipo di ‘corpo’; un corpo concepito, sia come dimensione materiale della persona, sia come un insieme di concetti e idee costruiti socialmente. Idee e/o concetti che ci indicano e che sanzionano ciò che è ‘appropriato’ (e quindi normale/normato) per il corpo di un uomo e ciò che lo è per il corpo di una donna (Minca 2001, p. 57).

 

La maniera in cui i corpi vengono percepiti e considerati diventa così lo specchio della costruzione sociale e del controllo dello spazio, il ‘luogo’, la micro scala in cui le relazioni e concezioni di genere prendono forma.

Non bisogna dimenticare, altresì, che il corpo femminile è abbinato ad una serie di valori (ideali di bellezza e virtù, di libertà e giustizia) che nell’immaginario nazionalista vengono associati alla nazione. Le donne, infatti, hanno da sempre contribuito a riprodurla biologicamente, culturalmente e simbolicamente. Anche in questa costruzione discorsiva[25], gli uomini compaiono come individui di per sé e quindi tendono a rappresentare ancora una volta la normalità. Di conseguenza, il corpo maschile diviene il corpo ‘giusto’ all’interno dello spazio pubblico, un corpo però non solo identificabile come ‘maschio’ ma soprattutto come ‘maschio’, ‘bianco’, ‘occidentale’ e ‘eterosessuale’. Sono infatti queste le categorie che costruiscono la ‘norma’ e determinano di conseguenza l’‘a-normalità’[26]. Questo processo di codificazione, però, spesso non si basa sulla definizione delle caratteristiche della cosiddetta ‘normalità’ ma piuttosto sull’identificazione di ciò che è sentito come ‘a-normale’. Come è avvenuto per la costruzione dell’Altro ‘orientale’ (Said 1999; ed. or. 1978), così l’eteronormatività si è costruita attraverso un processo in absentia, definendo cioè ‘ciò che non è’. In questa maniera la ‘normalità’ viene data per scontata, come qualcosa che esiste di per sé, qualcosa di ‘naturale’ e di ‘evidente’ e che non necessita di messa in discussione. I soggetti, quindi, a seconda che si conformino o meno alla regola, vengono inclusi o esclusi dallo spazio pubblico e dallo spazio sociale[27]. Il corpo diventa così il confine biopolitico cruciale, la posta in palio nella definizione dell’ordine spaziale sociale legittimo (Minca e Bialasiewicz 2004).

 

 

 

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Minca C., Bialasiewicz L., Spazio e politica. Riflessioni di geografia critica, Padova, Cedam, 2004.

Pasquino, M. e Plastina, S. (2009). Fare e disfare. Otto saggi a partire da Judith Butler. Milano: Mimesis.

Said, E. (1999). Orientalismo. Milano: Feltrinelli.

 

 

ELENCO DELLE PUBBLICAZIONI:

 

  1. Borghi, R. (2002). La costruzione dell’Oriente attraverso il paesaggio: il caso della Jamaa al Fna a Marrakech. In Beni Culturali Territoriali Regionali (P. Persi, cura). Siti e sedi rurali di residenza, culto, lavoro tra ricerca e didattica. Urbino: Università di Urbino.
  2. Borghi, R. (2002). Gendering the tourist encounter: the role of Moroccan women in Jamaa al Fna. In 3rd International Conference of Critical Geography (J. Timor, cura). Bekeschaba, Ungheria (25-30 giugno 2002).
  3. Borghi, R. (2004). Dove finisce l’altra sponda? Tra Mediterraneo e ‘marocchinità’ attraverso il turismo culturale di Marrakech. In Orizzonte Mediterraneo (C. Minca, cura). Padova: Cedam.
  4. Borghi, R. (2004). Le rôle de la femme marocaine sur la Place Jama’ al Fna. In Dialogues sur la ville. Jama’ al Fna entre art et bazar (S. Mouline, cura). Rabat : Direction de l’Architecture.
  5. Borghi, R. (2004). Riflessioni sul senso del luogo. Bollettino della Società geografica Italiana 3:745-764.
  6. Minca, C. e R. Borghi (2004). Le lieu, la place, l’imaginaire: discours coloniale et littérature dans la description de Jamaa el Fna, Marrakech. Expressions Maghrébines 1(2):155-173.
  7. Borghi, R. (2005). “Madame, madame, voulez-vous l’henné?”: il ruolo del turismo nell’evoluzione del lavoro delle donne sulla piazza Jamaa al Fna di Marrakech. In Turismo al maschile, turismo al femminile. L’esperienza del viaggio, il mercato del lavoro, il turismo sessuale (E. Dell’Agnese e E. Ruspini, cura). Padova: Cedam.
  8. Borghi, R. (2005). Marrakech postmoderna, ovvero la spazializzazione dell’immaginario occidentale. In Lo spettacolo della città (C. Minca, cura) Padova: Cedam.
  9. Borghi, R e F. El Amraoui (2005). “Le reveil des femmes”: les nouveaux rapports de genre dans un village du nord-est marocain. Géographie et Culture 54:121-136.
  10. Borghi, R. (2006). Dinamiche coloniali e postcoloniali nell’analisi dello spazio urbano di Marrakech, Guéliz. Tesi di dottorato, Università Ca’ Foscari di Venezia.
  11. Borghi, R. (2006). Il XXIX Congresso Geografico Italiano. Rivista Geografica Italiana CXIII, 1: 169-173 (Notiziario).
  12. Borghi, R. (2006). Luoghi e Identità. Rivista Geografica Italiana CXIII, 1:189-191 (Informazione bibliografica).
  13. Borghi, R. (2006). Elisée Reclus, Natura e Educazione. Rivista Geografica Italiana CXIII, 2: 373-375 (Notiziario).
  14. Borghi, R. e F. El Amraoui (2006). Sguardi sulla condizione femminile nel milieu rurale marocchino (il villaggio di Hassilabiad). In Percorsi di Geografia Sociale (D. Lombardi, cura). Bologna: Patron.
  15. Borghi, R. e S. Soriani (2006). Il ruolo della geografia nella costruzione del Marocco coloniale. Rivista Geografica Italiana CXIII, 2:695-712.
  16. Borghi, R., S. Soriani e G. Zanetto (2006). Turismo, patrimonio culturale e trasformazione dello spazio urbano: riflessioni sulla recente esperienza di Marrakech. In Scritti in onore di Alberto Di Blasi (C. Santoro, G. Campione e F. Farinelli, cura) Bologna: Patron.
  17. Borghi, R. e M. Camuffo (2007). Società civile e governance del territorio, il ruolo delle associazioni spontanee nell’Educazione Ambientale. In Culture della sostenibilità, n. 1:146-159.
  18. Borghi, R. e M. Camuffo (2007). Le développement participatif dans le milieu rural au Maroc : l’exemple des Associations féminines. In Femmes et Mobilités. (C. Gavray, cura) Marcinelle: Cortext.
  19. Borghi, R., M. Camuffo e P. Minoia (2007). Cambiamenti sociali e nuove dinamiche territoriali: l’impatto del turismo in ambienti fragili. In Atti delle Giornate della Geografia 2006, Udine (CD-rom).
  20. Borghi, R., F. Lando e M. Senn (2007). Aménagement touristique et transformation de l’espace urbaine : les risques du développement du secteur à travers le cas comparé de Venise et Marrakech. In Aménagement du territoire et risques environnementaux au Maroc (B. Akdim e M. Laaouane, cura). Fez: Publications de l’Université Sidi Mohamed Ben Abdellah.
  21. Borghi, R. (2008). Geografia, postcolonialismo e costruzione delle identità. Una lettura dello spazio urbano di Marrakech. Milano: Unicopli.
  22. Borghi, R. (2008). La mise en scène de la ville: regard sur l’espace urbain de Marrakech coloniale et postcoloniale. In Le fait colonial au Maghrèb roptures et continuités (N. Maarouf, cura). Parigi: L’Harmattan.
  23. Borghi, R. (2008). Fatima e le altre. Moleschin 1(8):34-35.
  24. Borghi, R., P. Minoia, G. Zanetto (2008). “Venice is not sinking”: il turismo a Venezia tra immagine globale e nuovo marketing territoriale. In Il turismo nello sviluppo e nella politica della città (F. Adamo, cura). Bologna: Patron.
  25. Borghi, R. e A. Rondinone, cura (2009). Geografie di genere. Milano: Unicopli.
  26. Borghi, R. (2009). Introduzione (ad una geografia de-genere). In Geografie di genere (R. Borghi e A. Rondinone, cura). Milano: Unicopli.
  27. Borghi, R. (2009). La ‘razza’, ovvero come l’evidenza spesso inganna (e l’abito non fa nemmeno il monaco…). In Geografie di genere (R. Borghi e A. Rondinone, cura). Milano: Unicopli.
  28. Borghi, R. (2009). Ordine sociale e ordine urbano: la ville nouvelle nell’ideologia coloniale francese. In Multiculturalismo alla francese? Dalla colonizzazione all’immigrazione (D. Costantini, cura). Firenze: Firenze University Press.
  29. Borghi, R. (2009). La geografia delle donne: riflessioni sul senso del luogo. In Desiderio di città (AA.VV., cura). Venezia: Comune di Venezia.
  30. Borghi, R. (2009). Sostenibilità e innovazione nello sviluppo turistico. Milano e la Lombardia (Informazione bibliografica). Rivista Geografica Italiana CXVI:538-539.
  31. Borghi, R. (2009). Il corpo giusto. www.luogoespazio.info
  32. Borghi, R. (2009). Pasta, pelati e burqa. www.luogoespazio.info
  33. Borghi, R. (2009). La democrazia in fallo. www.luogoespazio.info
  34. Borghi, R. e M. Camuffo (2009). Pesci bianchi e pesci neri. Racconto dei luoghi e discorso interculturale nella letteratura per l’infanzia. In Didattica critica della geografia: libri di testo, carte, narrazioni nel discorso geopolitico (E. Squarcina, cura). Milano: Unicopli.
  35. Borghi, R. e F. Celata (2009). Turismo critico. Immaginari geografici, performance e paradossi sulle rotte del turismo alternativo. Milano: Unicopli.
  36. Borghi, R. e F. Celata (2009). Introduzione. In Turismo critico. Immaginari geografici, performance e paradossi sulle rotte del turismo alternativo (R. Borghi e F. Celata, cura). Milano: Unicopli.
  37. Borghi, R. e E. dell’Agnese (2009). Genere. In Geografia. Strumenti e parole (E. dell’Agnese, cura). Milano: Unicopli.
  38. Borghi, R. e C. Minca (2009). Morocco: Restaging Colonialism for the masses. In Culture of Mass Tourism (M. Crang et al., cura). Burlington: Ashgate.
  39. Borghi, R. e A. Rondinone (2009). Donne di città in città da uomini: un’analisi geografica di Sex and the City. Geotema 33(2007).
  40. Borghi, R. e M. Camuffo (2009). “L’(in)sostenibile leggerezza del fare”: educazione ambientale e certificazioni ambientali nella gestione dell’ecoturismo. In Bollettino della Società Naturalisti Silvia Zenari, n.33, dicembre 2009, ISSN 1720-0245.
  41. Borghi, R. (2010). Eteronormatività e spazio urbano. In È successo qualcosa alla città (P. Barberi, cura). Roma: Donzelli.
  42. Borghi, R. e M. Camuffo (2010). La città postcoloniale. È successo qualcosa alla città (P. Barberi, cura). Roma: Donzelli.

 

In corso di pubblicazione

  1. Borghi, R. (2010). “La plus belle nuit du monde”. La messinscena urbana dell’etnochic. Città in controluce.
  2. Borghi, R. (2010). Immaginario collettivo e costruzione dello spazio urbano: la conquista culturale di Marrakech. In Percorsi di Geografia tra cultura, società e turismo (L. Mercatanti, cura). Bologna: Patron.
  3. Borghi, R., R. Marcato e E. Maspoli L’Estremo Occidente. Itinerari e approfondimenti del Marocco. Torino: Ananke (uscita prevista settembre 2010).
  4. Borghi, R., M. Camuffo e F. Martegani (2010). ‘Who likes potatoes?’. The Persisting Association Women/Nature in Italian Mass Media. In Atti del convegno Genre, pouvoir et Société, Università Ibn Tofail, Kénitra, Marocco, 10-11 dicembre.
  5. Borghi, R. (marzo 2010). Ricamare il mondo. Rivista Geografica Italiana (Informazione bibliografica).
  6. Borghi, R., M. Camuffo e P. Minoia Le tourisme en milieu fragile: entre développement humain et dégradation environnementale. In Atti del Convegno Internazionale Tourisme et pauvreté (S. Boujrouf e O. Tebbaa, cura). Marrakech: Università Cadi Ayyad.
  7. Borghi, R., M. Camuffo et F. El Amraoui Société civile et développement participatif : le cas de l’Association Hassilabiad (Hassilabiad, Merzouga). In Atti del convegno La culture amazighe et le développement humain dans les communautés rurales, IRCAM, Ouarzazate, 23-24 febbraio 2007.
  8. Borghi, R. e M. Camuffo A gender approach to Environmental Education in Morocco. In Atti 4th World Environmental Education Congress, Durban 2-6 luglio 2007. 

 

 

Fatima e le altre...

Rachele Borghi

 

“Karima, Karima, sei proprio tu?” Mi voltai istintivamente perché sapevo chi mi chiamava con quel nome. Erano passati quasi otto anni e ancora lei si ricordava di me. Io non l'avrei mai riconosciuta e non perché il suo viso era in parte celato dal velo nero, ma perché le mie capacità fisionomiste lasciano sempre desiderare e mi mettono sempre in situazioni imbarazzanti. Era Fatima, una delle donne che lavorano sulla piazza di Marrakech, la famosa e mitica Jamaa al Fna. L'avevo conosciuta diversi anni prima, durante un lungo soggiorno a Marrakech, quando preparavo la tesi di laurea. In quel tempo il mio (s)oggetto di ricerca era la piazza nel suo insieme. Cercavo di capire il motivo del successo dell'immagine di questo luogo alquanto 'strano' e affascinante per l'occhio occidentale. Il mio interesse era concentrato sugli alaiquiy, gli artisti che danno vita ogni giorno a quel grande teatro all'aperto (come viene spesso definito dalle guide di viaggio e dalla stampa) che è Jamaa al Fna. Qui, infatti, si radunano quotidianamente cantastorie, incantatori di serpenti, saltimbanchi, musicisti, teatranti, dottori, erboristi, astronomi e chiromanti che ne determinano la sua unicità, in modo particolare agli occhi degli stranieri.

Credevo ingenuamente, che Fatima e le altre donne non fossero di grande interesse per la mia ricerca perché non facevano niente di 'speciale'. Svolgevano attività marginali, una sorta di ‘contorno’ di quelle più celebri: vendita di pane, vendita di tarbuch, i tipici copricapi maschili, tatuaggi con l’henné, cartomanzia. Si limitavano a correre dietro ai turisti – alle turiste in particolare – chiedendo insistentemente loro di farsi decorare le mani con il loro henné di qualità scadente.  “Madame, madame, voulez vous l'henne?” era il ritornello, che si faceva largo tra le mille indistinguibili voci, che frastornavano la mia testa. La mia presenza quotidiana e assidua aveva però attirato la loro attenzione. I miei continui rifiuti a beneficiare della loro 'arte' cominciava a insospettire. Che non fossi una turista 'normale'? Cosa ci facevo lì sempre sola? Fu così che un giorno lo slogan di rito lasciò il posto alla domanda: “Ma tu chi sei?”. Spiegai allora, che ero una studentessa e che stavo facendo una ricerca per terminare i miei studi. La loro curiosità venne appagata e lasciò il posto a quel senso di protezione, che accomuna, come dice la celebre canzone, 'tutte le mamme del mondo'. Da quel giorno fui 'adottata' dalle donne della Jamaa al Fna.

Passavo l'intera giornata sulla piazza, cercando di osservare il più discretamente possibile quello che succedeva, nella convinzione che a casa degli altri si debba accedere in punta di piedi. Gironzolavo qua e là fino a quando venivo richiamata per l’appuntamento fisso: il pranzo a base di pane e koutoubia, una specie di mortadella rigorosamente halal. Sedevamo in mezzo alla piazza, sui kursi, gli sgabellini in plastica che di solito vengono utilizzati dentro gli hammam e mangiavamo tutte insieme i panini che ci preparava il droghiere. Ovviamente, era fuori discussione che pagassi io, dal momento che ero ancora una studentessa. Questa cosa mi disorientava parecchio, siccome mi sembrava scontato che, per una sorta di ridistribuzione mondiale del reddito, quella a pagare dovessi essere io. Bisogna dire però che anch'io contribuivo in qualche modo a portare a casa il pane. Avevamo messo in piedi una sorta di spettacolino quotidiano che consisteva in una messinscena del loro lavoro. Io dovevo sedermi sullo sgabellino e loro dovevano fare finta di farmi l'henné sulle mani o sui piedi. Il fatto che io fossi straniera, poteva servire da richiamo per i turisti. I turisti, infatti, tendono sempre ad andare dove ci sono altri turisti, quasi si sentissero rassicurati dalla presenza di altri 'uguali' a loro. Ecco, quindi, che io rappresentavo il richiamo per le anatre che faceva al caso loro. Le turiste che passavano di là si fermavano incuriosite ed era a me che si rivolgevano per avere delucidazioni sul lavoro, spesso non considerando nemmeno le altre presenti. Io dovevo allora decantare le loro doti di abili tatuatrici e assicurare che Fatima, Aicha o Leila fossero senza alcun dubbio le migliori nel loro campo! La domanda successiva riguardava ovviamente il prezzo della prestazione, cosa che mi metteva molto in imbarazzo, poiché le mie amiche mi chiedevano di dire una cifra che sfiorava il furto! Riuscivo allora a contrattare un prezzo che avrebbe permesso a loro di guadagnare abbondantemente e a me di non sentirmi (troppo) in colpa...

In questa mise en scène, naturalmente, l’abbigliamento diventava fondamentale per la buona riuscita della performance: io dovevo essere quanto più 'occidentale', loro quanto più 'orientali', con buona pace della geografia, dato che il Marocco è a ovest dell'Italia... Ho chiesto però a quelle che indossavano il velo, il motivo della loro scelta. Volevo, infatti, capire se si trattasse di una costrizione religiosa o di una scelta che dipendeva anche dal fatto di trovarsi su Jamaa al Fna, spazio pubblico del tutto particolare. Molte venditrici di pane, come anche tante cartomanti, essendo anziane, lo portano per abitudine. Per le donne dell’henné, invece, la questione è più complessa in quanto il velo ha per loro una duplice funzione: da una parte le protegge e le preserva dalle continue molestie e attenzioni che una donna subisce spesso per la strada. Dall’altra, però, alcune di loro mi hanno detto di portarlo esclusivamente per una questione di 'immagine', per mostrarsi ‘tradizionali’ agli occhi dei turisti. Ecco, quindi, cadere un altro punto di riferimento del nostro rapporto con l'alterità: il velo come simbolo identitario e religioso. Per loro, infatti, diventa una sorta di divisa, a immagine della tradizione, o meglio, una ‘garanzia di autenticità’, in maniera non molto differente dai centurioni del Colosseo! Il velo fa sì che la donna sia immediatamente riconoscibile agli occhi degli stranieri, cosa che li rassicura e non fa percepire l’approccio della donna come un’aggressione. La donna velata gioca un ruolo centrale nella mise en scène ‘Orientale’, quale ‘attrice’ per un pubblico Occidentale, in quanto, come sostiene la geografa Anna Secor, rappresenta l’inscrutabilità dell’oriente, evoca l’immaginaria sensualità dell’isolato spazio femminile (harem), ed è emblematica, per dimostrare la supposta barbarità delle società musulmane.

Queste donne sono assolutamente coscienti della gaze turistica, del punto di vista dei turisti che acquistano, oltre al servizio, anche e soprattutto uno spettacolo e un’esperienza. Si tratta di una negoziazione del significato di tradizione e di modernità che passa attraverso l’abbigliamento e la propria performance su Jamaa al Fna, determinata dalla dialettica tra lo sguardo del turista e la propria auto-rappresentazione.

Qualcuna di loro sostiene che il velo abbia anche un valore quale segno di distinzione dalle diverse prostitute che si trovano nei pressi della piazza. E’ difficile pensare che sia davvero così perché le prostitute ‘del popolo’, quelle a basso costo, portano il velo e la jallaba, l’abito tradizionale, come le altre donne. Non è semplice, quindi, per uno straniero distinguerle dalle altre donne, perché in uno spazio complesso come Jamaa al Fna sono difficilmente codificabili.

Ciò che ho subito capito, di là dalle riflessioni utili alla mia ricerca, è che la 'questione' del velo era una 'questione' solo per me, che lo caricavo di significati che in realtà avevo maturato nel mio contesto di appartenenza. Cosa che mi ha dimostrato, ancora una volta, come la ricerca porti il ricercatore e la ricercatrice a scontrarsi in continuazione con i propri pregiudizi, con i riferimenti dati dalla propria cultura di provenienza e con la necessità di ri-valutare il concetto di genere secondo il contesto. L’incontro con ogni donna mi ha portato, anche se solo per un momento, all’interno di un microcosmo che, pur presentando caratteristiche comuni con gli altri, mantiene una propria irripetibile specificità, con buona pace per chi si sente rassicurato dalle generalizzazioni e per chi crede ancora che vi sia un 'soggetto donna' da analizzare...

 

 


[1]           In 2006, several Italian TV stations begun to broadcast the advertising campaign of a well-known brand of crisps, Amica Chips. The main character of this campaign was a renowned porno-movies star, Rocco Siffredi. From the outer border of a swimming pool set in a luxury villa – clearly recalling the lifestyle of Hugh Hefner, the founder of male-only-magazine Playboy – he states to ‘have tasted’ a lot of different ‘potatoes’, of being an expert in this subject, and that his final choice is Amica Chips. The commercial ends with the camera shooting the actor while eating crisps, and displaying the question-slogan “who likes potatoes?”. This advertisement plays an ironic game on the twofold meaning of ‘patata’, officially used to mean both potato and crisps, but in popular language also meaning vagina.  

[2]           According to Gauntlett, for example, in Fiske’s workaudience power denotes a point of view diametrically opposed to that outlined by Adorno (Gauntlett, 2002, p.23). As Fiske argues, at the beginning of Understanding Popular Culture, Adorno states that “popular culture is made by people, not produced by the culture industry” (Fiske, 1989, p.24). Nevertheless, Stuart Hall’s ‘encoding/decoding’ model (1973)  suggests that a message conveyed through mass-media could be ‘decoded’ by the audience in different and unpredictable ways. This approach reflects Hall’s interest in the work of Antonio Gramsci (1891-1937), who had argued that leaders can obtain the consent of the masses (‘hegemony’) only as long as they make their political views look like ‘common sense’ (Gauntlett, 2002, p.26)

[3] Il lavoro è stato presentato e discusso nel “Lunedì della Geografia Cafoscarina” del 22 novembre 2005. La discussione ha maturato il contenuto del lavoro ed allargato gli interessi. Si ringrazia i partecipanti per suggerimenti e critiche.

[4] Sulla transizione democratica in Marocco si veda, ad esempio, Benaddi 2000.

[5] Association Hassilabiad, Taouz.

[6] Dati più recenti si potranno avere appena saranno disponibili i risultati dell’ultimo censimento effettuato tra settembre e ottobre 2004.

[7] Per un’analisi statistica della situazione della donna rurale in Marocco si veda Ghémires, 1995.

[8] Sull’argomento si veda anche Combe 2002.

[9] Si veda Ait Hamza 1995.

[10] Si veda anche Harrami 1998.

[11] Sull’argomento si veda anche Bourdieau 1998.

[12] Parola dell’arabo marocchino che esprime un sentimento di vergogna.

[13] Noureddine Harrami (1998) ha condotto uno studio antropologico sul concetto di hchouma come regolatore dei rapporti sociali e di genere in Marocco.

[14] Questo comportamento ha anche favorito l’integrazione delle donne nomadi appena sedentarizzatesi nel villaggio.

[15] Si veda CERED 1995.

[16] Sul ruolo della donna nel processo di produzione in contesto rurale si veda Alaoui 1989.

[17] A questo proposito, si veda Alaoui 1989.

[18] I clienti sono in generale i turisti. La regione in cui si trova Hassilabiad sta diventando sempre di più una meta privilegiata di un turismo europeo che vede nel deserto lo scenario privilegiato della propria vacanza in Marocco.

[19] Questa parola è stata utilizzata dalla maggior parte degli uomini e delle donne interrogati sull’argomento.

[20] P. Bourdieu; cit. in Belarbi 1994.

[21] Sulla complessità delle interazioni esistenti tra la sfera pubblica simbolizzata dallo Stato e la sfera privata della famiglia si veda Alami M’Chicho 2002 : 27.

[22] Le donne non occupano la sala dove si riuniscono gli uomini ma restano nella sala adiacente. Esse non intervengono direttamente nel dibattito e rimangono nascoste allo sguardo degli uomini ma la porta lasciata aperta permette la comunicazione tra le due stanze e la circolazione delle informazioni.

[23] Si pensi, ad esempio, ai tristi fatti di cronaca che riportano suicidi di adolescenti perché additati come ‘gay, froci, checche’ dai compagni.

[24] A molte donne sarà capitato di fare lunghe file di fronte alla porta della ‘toilette delle signore’, a fronte di bagni destinati agli uomini vuoti. Cosa spinge una persona a perdere parte del suo tempo (ovviamente prezioso nella concezione occidentale del tempo…) quando potrebbe velocizzare il tutto accedendo ad uno spazio che in definitiva assolve alla stessa funzione ed è spesso speculare? Si può spiegare con il concetto foucaultiano di ‘governamentalità’ ma può essere più semplicemente visto come un effetto della femminilità e della maschilità compulsiva.

[25] Il ‘discorso’, secondo la concezione sviluppata da Foucault, è considerato un insieme di fonti, capacità, saperi che interagiscono nella costruzione del significato della coppia soggetto-oggetto, dotato di una propria coerenza interna e capace di creare consenso. Si tratta di grandi cornici di senso, in grado di orientare pratiche, processi e il modo stesso di interpretare il mondo. Sono visioni del mondo largamente condivise, spesso implicite, e fondate non necessariamente sulla loro coerenza o bontà teorica, quanto sulla capacità di aggregare pratiche e interessi, attitudini culturali e processi di legittimazione sociale (Minca e Bialasiewicz, 2004).

[26] Sul rapporto, in particolare, tra genere e costruzione della nazione si veda dell’Agnese 2005).

[27] Si pensi, ad esempio, ai dibattiti che si scatenano spesso aintorno ai Gay Pride, visti come eventi che disturbano il senso comune, fenomeni ‘fuori luogo’ dal momento che esplicitando la propria non-eterosessualità diventano ‘trasgressori’ nello spazio pubblico (si veda Minca e Bialasiewicz, 2004).